Auteur de sa meilleure saison sous le maillot lyonnais, Karl Toko-Ekambi a parfaitement su enchaîner depuis son retour de la Coupe d’Afrique des Nations, que son Cameroun a terminé à la troisième place.
Cela a-t-il été difficile de vous replonger dans le quotidien de l’OL après cette CAN avec le Cameroun ?
À lireLenny Joseph marque dès ses débuts avec Haïti lors d’un large succèsNon parce que je n’ai pas changé de club. J’étais en sélection nationale où j’ai l’habitude d’aller. Je suis revenu avec des objectifs différents. L’équipe a changé pendant la trêve même si je la connaissais déjà en grande partie. Mis à part le retour dans le froid, ça n’a pas été difficile de revenir.
Néanmoins, avec le Cameroun, la charge émotionnelle était forte.
Sûrement oui. Il y avait plus de pression. On se doit de faire avec parce qu’on est professionnel. On sait ce que ça représente de retourner jouer au pays. Avec le Cameroun, on a fait une bonne compétition même si nous n’avons malheureusement pas gagné. Avec le temps, je suis passé à autre chose.
Toko-Ekambi, podium en ligne de mire
Ce n’est pourtant pas évident de switcher d’une compétition à une autre en si peu de temps. Comment vous y êtes-vous pris pour bien gérer cette transition ?
Tout simplement parce que j’ai fait un bon travail en sélection et j’avais fait de même à Lyon avant d’y aller. Il a fallu se concentrer de nouveau puisque la plupart du temps je suis à Lyon. Je me suis remis naturellement sur les chapeaux de roues pour le club.
À lireLa Corée du Nord célèbre son sacre asiatique avec la bénédiction de Kim Jong-unDepuis votre retour, avez-vous constaté des changements à l’Olympique Lyonnais ?
L’OL n’a pas changé. On a fait un mauvais début de saison, ce sont des choses qui arrivent. Au fur et à mesure, après la trêve, on a commencé à s’améliorer. On verra en fin de saison au moment de faire les comptes. On a tous pour objectif d’être le plus haut possible au classement. On est sur la bonne voie.
Après la trêve hivernale, il y a eu un autre visage de l’OL. L’avez-vous ressenti ?
À lireNeymar maintenu dans le groupe du Brésil malgré sa blessureOui. En tout cas dans nos intentions, on a toujours voulu bien faire et ça n’a jamais changé. Même quand on n’a pas été bons, on a toujours eu la bonne intention. Ce qui compte, ce sont les actes. D’un match à l’autre, ce n’est jamais pareil mais, dans la détermination, on reste les mêmes.
