jeudi 29 septembre 2022

TOP 14 : Brive ne veut plus trembler

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C’est une fois encore dans l’ultime journée que les corréziens ont obtenu leur maintien en Top 14. Depuis leur remontée dans l’élite, la trajectoire de Brive ne cesse d’inquiéter. Un sursaut est attendu pour éviter le pire.

En sortant du top 10 au soir de la 11ème journée, sans jamais être en position de le réintégrer, Brive aura au moins eu le temps de préparer une fin de saison qu’il savait à très haut risque. La victoire salvatrice au Stade Français (33-10) lors de la 26ème et dernière journée, après cinq revers d’affilée qui ont fait craindre le pire, a sauvé l’essentiel sans effacer l’impression de grande fragilité dégagée par le collectif de Davidson.

Que la 13ème attaque du championnat (453 points, juste devant Biarritz) et la 14ème en essais marqués (44 dont 6 pour Fa’aso’o) passe aussi prêt du barrage n’est pas une surprise, elle est la conséquence d’un effectif très limité, trop tributaire de l’irrégularité de ses cadres… et qui peut dire un grand merci à son centre fidjien, Setariki Tuicuvu, auteur de 5 essais et redevenu international grâce à sa belle saison.

Les nombreuses blessures n’ont pas aidé, le faible pourcentage des buteurs non plus (69% de réussite pour Hervé et un Laranjeira moins fringant que d’habitude). Le bilan est décevant et ne correspond pas aux ambitions affichées par des dirigeants qui avaient parlé d’une place dans le Top 8 en début de saison.

Le prometteur duo Arnold-Olding

8 recrues, 13 départs, la balance penche du mauvais côté pour un effectif qui a beaucoup souffert des blessures de ses leaders, comme Wesley Douglas, Retief Marais, Mitch Lee, Hayden Thompson-Stringer ou l’emblématique capitaine Saïd Hirèche dont les retours à la compétition ne devaient pas s’effectuer avant le début du championnat.

Ces perspectives poussaient Davidson et un staff renforcé par le retour de Didier Faugeron (entraîneur entre 2001 et 2006) comme coordinateur sportif et Philippe Carbonneau comme intervenant spécialisé en charge des Espoirs, à envisager des jokers médicaux. En attendant, dans la probable future lutte au maintien avec l’Aviron Bayonnais, il pouvait se féliciter d’avoir chipé aux Basques l’international sud-africain, Marcel Van der Merwe (31 ans, London Irish, 7 sélections) pour sa 1ère ligne.

Au centre, le recrutement de Sammy Arnold (25 ans, Connacht) promet un duo irlandais plein de sève avec Stuart Olding. « Sammy est un jeune trois-quarts polyvalent avec un bagage technique de très haut niveau. Et comme il est très agressif en attaque comme en défense, il va beaucoup nous apporter » souligne Davidson qui a pris le pari avec son nouveau joueur de le propulser jusqu’en équipe nationale irlandaise d’ici la fin de son contrat en 2025. Avec le retour du jeune Lagane (UBB), les arrivées de Malino Vanaï (Agen) et Lucas Da Silva (Stade Français), la 1ère ligne est complète.

Brive a un recrutement juste mais ambitieux

En 2ème et 3ème ligne, les profils de Julien Delannoy (Pau), du puissant néo-zed Abraham Papali’i qui arrive du Connacht (122 kg) et de l’international argentin Rodrigo Bruni (Vannes) doivent compenser les départs de Fa’aso’o, Bekoshvili, Lebas, Narisia, Kamikamica ou Galala. Il en va de la compétitivité d’une équipe qui sera encore peu renouvelée au risque de s’user.

Avec une situation financière difficile, un budget prévisionnel qui ne dépassera toujours pas les 20 M€ (contre 17 M€), soit certainement le plus petit budget du championnat (derrière les 21 M€ annoncés par Bayonne, le promu), il ne faut pas attendre de miracles du côté d’Amédée Domenech. Echaudé, le directeur général du club, Xavier Ric, refuse cette fois d’évoquer autre chose qu’un « maintien dans un championnat de plus en plus relevé » et que le CAB a de plus en plus de mal à assumer.

Le « fighting spirit » d’Arnold

Arrivé du Connacht, où il disputait l’United Rugby Championship, le centre et ailier irlandais Sammy Arnold va découvrir le Top 14. Les Brivistes comptent sur un joueur de 26 ans en pleine force de l’âge pour compenser le départ de Buliruarua grâce à son expérience, notamment de la Champions Cup (8 matches), son mental et son agressivité défensive. Arnold retrouve son compatriote Stuart Olding avec lequel il a déjà évolué avec l’Ulster.

Tom Boissy

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