lundi 4 mars 2024

Anne Cécile Ciofani (Rugby à 7) : « Cette médaille d’argent aux Jeux vaut de l’or ! »

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Arnaud Bertrande
Arnaud Bertrande
Rédacteur en chef — Pole Sport Lafont presse

Fille de Walter et Jeanne qui ont fait tous les deux les JO (au marteau pour le papa, et au disque et au poids pour la maman), Anne-Cécile Ciofani revient sur sa Joie d’avoir décroché l’argent à Tokyo avec l’équipe de France à 7. la première médaille olympique pour le rugby.

Vous avez dit que cette médaille d’argent valait une médaille d’or. Pouvez-vous nous expliquer ?

On était venu pour l’or, mais il ne faut pas négliger une médaille d’argent. Cela reste une très belle récompense de tout le travail qu’on a effectué. Cette médaille d’argent vaut de l’or !

Peut-être aussi parce que les Blacks étaient intouchables…

Elles ne sont pas intouchables et on a de quoi être amer. On a vraiment touché du bout des doigts l’or. Ce match était à notre portée. Malheureusement, il y a des choses contre lesquelles on ne peut pas lutter…

Anne-Cécile Ciofani frustré par l’arbitrage de la finale

Vous parlez de l’arbitrage ?

C’est clair. Elles ont aussi su jouer avec ça et marquer sur nos erreurs. Malheureusement, on n’a pas pu se battre à armes égales. On n’a pas eu un arbitre très neutre… Peut-être qu’on aurait quand même perdu, mais on n’a pas eu la chance de pouvoir s’exprimer. On va apprendre de cette expérience et on espère bien prendre notre revanche à Paris !

Vos parents ont eux aussi disputé les Jeux (votre père Walter au marteau aux Jeux de 1984 et votre mère Jeanne au disque et au poids aux Jeux de 1988). L’émotion a été forte en leur présentant votre médaille…

J’ai débarqué à l’improviste chez mon père et il était ému. Walter n’a pas pleuré, mais presque… Il n’avait pas de mots. Il était vraiment très heureux. Mon père est très fier de moi. Ma mère également. C’est une forme de continuité et d’aboutissement familial. Mon père m’a beaucoup entraîné, il m’a donné le goût du haut niveau. Il s’est battu pour que j’y arrive même si c’est dans un sport différent.

Les sports co français ont brillé à Tokyo. Ne craignez-vous pas que cette médaille d’argent passe un peu inaperçue avec l’or des volleyeurs et des handballeurs et handballeuses ?

J’espère que cette médaille va changer beaucoup de choses pour le rugby à 7. C’est quand même une médaille historique, la première pour le rugby. J’espère que le regard sur ce sport va changer.

« On n’a pas eu un arbitre très neutre en finale… »

Savez-vous ce que vous allez faire des 25 000 euros de prime de cette médaille d’argent ?

Je vais en faire profiter ma famille. J’ai aussi quelques projets immobiliers, ça va aider.

Dans la famille Ciofani, c’est plutôt le lancer. Vos parents n’ont-ils pas regretté que vous choisissiez un autre sport ?

Mes parents ont eu un peu de mal au début, j’ai quand même essayé le marteau ! le rugby leur faisait peur, mais autrement non. Ce sont mes premiers supporteurs comme mes sœurs.

Vos deux sœurs font du marteau. Rêvez-vous de vous retrouver lors des prochains Jeux à Paris ?

Ce serait sympa, mais en athlétisme c’est compliqué quand on n’est pas dans une structure. Mes sœurs sont entre deux niveaux et, pour le moment, elles donnent plus la priorité aux études.

Aux JO, vous étiez avec votre coéquipière de Bobigny Nassira Kondé. Une joie supplémentaire ?

On a même habité ensemble. C’était une fierté de représenter notre club.

Allez-vous jouer à 15 cette saison ?

Je vais privilégier le 7 avec une Coupe du monde la saison prochaine. C’est un gros objectif. Je prends également plus de plaisir à 7. Sans compter qu’à 15 l’effectif est fourni et je ne pense pas qu’ils ont besoin d’autres joueuses à mon poste (sourire).

Vous a-t-on déjà dit que vous ressembliez à Marie-Jo Pérec ?

(rires) Oui. On me le disait tout le temps quand je faisais de l’athlé et là on me le ressort de temps en temps. C’est marrant car je l’ai croisée au Trocadéro et c’est vrai qu’on est toutes les deux très grandes, longilignes avec une grande foulée.

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