jeudi 20 juin 2024

Axel Toupane (Paris Basketball) : « Paris est une équipe assez jeune qui a besoin de moi »

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Arnaud Bertrande
Arnaud Bertrande
Rédacteur en chef — Pole Sport Lafont presse

Champion NBA avec Milwaukee même s’il a peu joué (8 matches de saison régulière + 4 de play off), Axel Toupane (29 ans) a créé la surprise en s’engageant en début d’année avec le Paris Basketball jusqu’en 2024.

C’est une surprise de vous retrouver, vous le champion NBA, en Betclic Elite

J’espère que c’est une bonne surprise ! (Sourire) Plus sérieusement, en NBA, j’avais fait mon temps. J’étais à un moment de ma carrière où j’avais besoin de jouer et de montrer toutes les choses que j’ai travaillées pendant des années.

N’aviez-vous pas des possibilités en NBA alors que vous marchiez bien en G-League (20,4 points, 7,6 rebonds, 1,4 passe de moyenne) ?

J’avais des offres, mais seulement des contrats courts, et je pense que j’avais assez montré de choses pour prétendre à un contrat « normal », longue durée. A partir du moment où on ne m’offrait pas ça, j’ai préféré faire autre chose.

Axel Toupane n’oublie pas la NBA

En trois saisons NBA (2015-2017 puis 2020-21), vous aurez joué 33 matches (3,1 points, 1,2 rebond en 12,5 minutes), plus 4 matches de play off la saison passée. Avez-vous vraiment vécu votre rêve américain ?

J’ai bien vécu mon rêve. Quand je suis parti aux Etats-Unis, personne ne pensait que j’y arriverai. En plus, j’ai dû passer par la G-League. Ma victoire, je l’ai acquise il y a longtemps. J’ai montré que je pouvais jouer en NBA, j’ai joué contre mon idole Kobe Bryant, il y a eu la bague avec les Bucks, j’ai fait quelques bons matches… Au final, j’ai vécu pleins de bons moments et de super expériences. Je n’en tire que du positif. Ça a été une expérience largement bénéfique pour moi.

Passer de la NBA à la Betclic Elite, certains pourraient le voir comme une régression.

Pas du tout. Paris, c’est un projet qui est jeune et très ambitieux où je vais avoir pas mal de responsabilités, je ne le vois donc pas du tout comme un pas en arrière.

« En NBA, j’avais fait mon temps »

Pourquoi Paris et pas l’ASVEL ou Monaco qui jouent l’Euroligue ou Strasbourg votre club de cœur ?

Monaco et l’ASVEL, ce sont des projets bien plus avancés, les deux clubs sont déjà en Euroligue. Et retourner en Euroligue dans des clubs avec 15 ou 16 joueurs avec beaucoup de rotation où vous jouez parfois 10 minutes, parfois 20, avec beaucoup d’incertitudes, ce n’était pas ce que je voulais à ce moment de ma carrière. Paris est une équipe assez jeune qui a besoin de moi. J’ai envie de jouer, d’avoir des responsabilités et d’être au départ d’un projet qui peut, demain, être comme celui de l’ASVEL ou de Monaco. C’est gagnant-gagnant.

Le club a de grosses ambitions, vise les play off, mais pour l’instant il est 14ème. Cela ne vous inquiète-t-il pas ?

C’est un club qui vient d’arriver en 1ère division. C’est sa première saison. Le championnat de France est très homogène. On n’est finalement qu’à deux matches des play off après avoir disputé beaucoup de matches serrés. Il y a du boulot, mais tout est possible.

Avez-vous mis une clause en cas de descente ?

Il n’y a pas de raison qu’on descende !

N’est-ce pas trop compliqué de passer du barnum NBA à une Betclic Elite plus anonyme ?

A Paris, il y a moyen de ne pas être anonyme. C’est aussi quelque chose qui m’a plu. C’est cool. Le basket français a vraiment le vent en poupe en voyant les résultats de nos équipes nationales, avec nos joueurs français en NBA et nos équipes qui ont de bons résultats en Euroligue. La dernière pièce manquante, c’est d’avoir un championnat qui soit plus reconnu aux yeux des étrangers.

Cette année, beaucoup disent que c’est une des meilleures cuvées du championnat de France. Si je peux amener ma petite pierre à cet édifice, c’est tout benef.

Axel Toupane très heureux à Paris pour en devenir le leader

Cela ne va-t-il pas être trop dur de faire les déplacements en bus ?

Non du tout. En G-League, c’était pareil, on prenait des vols commerciaux. Je suis né en France, j’ai grandi en France, il n’y aura donc pas de soucis.

Avec David Kahn comme président, le Paris Basketball, c’est un peu la NBA à Paris, non ?

En tout cas, il y a une culture américaine. Le basket international s’inspire beaucoup de la NBA et c’est normal que ça arrive en France. C’est positif pour le championnat de France.

Juhann Begarin et Ismaël Kamagate qui aspirent à jouer en NBA la saison prochaine vous posent-ils des questions ?

Oui, ils sont curieux, ils sont impatients, mais ils le découvriront par eux-mêmes. Ils ont beaucoup de talent et de potentiel, je ne me fais pas de soucis pour eux.

Revenir en France, c’est aussi pour jouer davantage avec les Bleus que vous n’avez plus côtoyés depuis la Coupe du Monde 2019.

C’est clairement un objectif !

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