jeudi 20 juin 2024

Botitu (Castres Olympiques) : une belle histoire d’amour avec son club

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Jean-Marc Azzola
Jean-Marc Azzola
Journaliste

Le discret, mais très performant centre fidjien Botitu de 23 ans, est une des grandes armes du club tarnais. Le CO peut espérer finir fort et perforer avec un joueur de sa trempe.

Dernièrement, Vilimoni Botitu a connu une épreuve très dure. Un deuil familial. Durement éprouvé, le talentueux trois-quarts centre a reçu tout le soutien du club tarnais à travers notamment son communiqué.

Dans un autre communiqué, Castres, au moment de la prolongation du joueur jusqu’en 2023, a salué un élément qui « s’est peu à peu imposé comme incontournable de la ligne de 3⁄4 castraise, très complet avec de grandes qualités d’appuis et un sens aigu du jeu ».

La star de l’équipe fidjienne à VII (86 sélections) est revenue sur son arrivée dans le Tarn en 2020 : « J’ai voulu rejoindre Castres pour améliorer mon rugby, pour faire un grand pas en avant dans ma carrière. Prolonger ici m’a semblé évident.

La première raison est que j’aime ce club. Je m’y sens bien. Le contexte ici est très familial. Les joueurs et l’ensemble du club sont très gentils avec moi. Ils m’ont beaucoup aidé. Je suis venu à Castres aussi car ce n’est pas une ville immense, c’est une ville à taille humaine comme ils en existent tant aux Fidji ».

Vilimoni Botitu (1m70, 80 kg) a donc suivi le même chemin que d’illustres Fidjiens au club comme Eremodo Tuni, Seremaia Bai ou Sitiveni Sivivatu : « Avec Sitiveni, on a parlé du club, il me l’a évoqué en des termes flatteurs ».

« Ma Médaille d’or a Tokyo M’a donné de la confiance et
de la motivation »

Après 20 matches, Castres est bien ancré dans le top 6 du championnat. Le CO est une équipe très solide sur ses bases en défense. Le compère et compatriote de Botitu, Adrea Cocagi, accumule aussi les prestations XXL. L’ancien centre de Perpignan se montre très disponible pour ses équipiers. Ses plaquages sont dévastateurs (10 contre Lyon, 14 contre le MHR).

Mais il ne faut surtout pas se focaliser sur l’expulsion récente de Vilimoni Botitu contre le MHR. Elle ne reflète absolument pas son degré de performance depuis le début de saison. Marquant deux essais contre Biarritz en octobre (38-20), il a aussi passé la ligne contre La Rochelle début janvier (31-30). Mais le natif de la province de Ba ne s’en contente pas :

« Ma médaille d’or aux Jeux Olympiques de Tokyo m’a donné aussi beaucoup de confiance et de motivation. J’ai encore pris plus conscience que je pouvais accomplir de plus grandes choses. Par rapport à l’an dernier où je prenais davantage mes repères, je pense avoir progressé, mais je peux encore faire mieux ».

Botitu porte le Castres Olympique

Vainqueur des World Rugby Sevens en 2018, on peut s’étonner d’un tel niveau de sa part à XV.

« Cela n’a jamais été un souci pour moi. Avant de jouer à VII, j’étais un joueur de rugby à XV, en particulier avec les Fidji en U20 (7 sélections) ».

Porté par une dynamique très positive, le CO avance ses pions mais, pour Botitu, parler de titre est vraiment prématuré :

« Match après match, l’équipe progresse. Les gars travaillent dur. Donnons-nous déjà cette chance de figurer parmi les six premiers. On partira ensuite de là… ». Plus jeune, Vilimoni Botitu avait une idole, ; Waisale Serevi : « Il m’a beaucoup inspiré. J’ai beaucoup appris de lui ».

Ce dernier, très bel ouvreur hyper polyvalent (il pouvait jouer aussi ailier, arrière ou demi de mêlée), qu’on surnommait « le Maestro » a fait les beaux jours et redressé le Stade montois entre 1998 et 2003. Arrivé dans le Tarn en pleine période de pandémie, le CO, lui, se félicite d’avoir un joueur de la qualité de Botitu.

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