mercredi 5 octobre 2022

Brive et la Georgie ou comment le club a développé sa filière de joueurs

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Jean-Marc Azzola
Jean-Marc Azzola
Journaliste

L’histoire de ce club démontre que la filière des joueurs géorgiens est fortement appréciée et utilisée. Brive mise énormément sur les joueurs de ce petit pays d’Europe.

Goderdzi Shvelidze a été un des premiers joueurs géorgiens à avoir tenté l’aventure en France à la fin des années 90. Pilier successivement de Béziers, Clermont, Montauban, Montpellier, il a aussi porté les couleurs de Brive entre 2012 et 2016.

L’ancien international des Lelos (64 sélections) est désormais passé de l’autre côté de la barrière. Il apporte toute son expertise sur la mêlée en tant qu’entraîneur, toujours à Brive :

« Mon passage de joueur/entraîneur se déroule bien. Il y a encore des joueurs au club avec lesquels j’ai joué. J’ai arrêté ma carrière en 2016. Ma vie continue en tant qu’entraîneur désormais. Je suis heureux de garder ma place au club et de pouvoir diriger la mêlée ».

S’il y en a un capable au CAB de donner sa vision sur la filière géorgienne, c’est bien lui.

« Autour de Brive, il y a pas mal d’espaces naturels. Le Géorgien est sensible à cela.

Les gens ici sont aussi de nature accueillante. Au club, l’ambiance est familiale. C’est dans notre identité. La première fois que je suis venu, au bout de deux mois je me suis senti comme chez moi. J’ai ressenti ce fort lien avec les supporteurs ».

« À Brive on aime la mentalité des joueurs géorgiens. Ils sont travailleurs »

Goderdzi Shvelidze a vu la filière géorgienne grandir au fil des années à Brive. « Ici, on aime la mentalité des joueurs géorgiens. Ils sont travailleurs. Pendant des Coupes du monde, pas mal de jeunes y participent et sont repérés. Avec leurs qualités au poste, on les fait venir avec grand plaisir. Cela tourne bien avec eux.

L’an dernier, ils étaient deux de plus (Badri Alkhazashvili et Irakli Tskhadadze, Ndlr). Mais ils sont partis (pour Nice et Soyaux-Angoulême, Ndlr). Il en va ainsi dans le rugby actuel ».

L’équipe corrézienne est une formation rugueuse, de quoi convenir au style de jeu préférentiel géorgien ?

« Notre philosophie de jeu a un peu changé à Brive. Avant, on était beaucoup axé sur le ballon porté, la mêlée et les hommes forts. Mais, dans ce rugby moderne qui n’est plus le même, on a aussi besoin de joueurs mobiles et qui courent beaucoup. Avant, on prenait plus les Géorgiens sur le jeu de devant. Désormais, d’autres tirent aussi leur épingle du jeu à l’arrière ou en 3/4 ».

Quand on lui parle des objectifs du club cette saison, Goderdzi Shvelidze se veut mesuré, mais ambitieux :

« Pourquoi pas viser le top 6 si on est tous animés par cette même ambition. Mais c’est comme dans une voiture, si un élément dysfonctionne cela perturbe sa bonne marche. Brive grandit petit à petit. Le club est passé aussi par des moments compliqués.

Notre identité s’ancre de plus en plus dans l’élite. Selon ma croyance personnelle, il faut penser à viser plus haut que ce qu’on a réalisé jusque-là ».

Nul doute que les Abzhandadze, Bekoshvili, Japaridze, Karkadze, Giorgadze ou Lobzhanidze répondront présent dans leur engagement. C’est dans l’ADN briviste et géorgienne.

Vasil Lobzhanidze : « Brive m’a fait grandir »

L’international géorgien, demi de mêlée de Brive depuis 2016, explique qu’ici tout l’environnement est propice à la pratique exclusive du rugby.

Pourquoi aviez-vous fait le choix de venir à Brive il y a cinq ans ?

Je suis arrivé à l’âge de 19 ans. Ce choix a été le meilleur parmi toutes les propositions que j’avais. J’ai opté pour ce club de l’élite aussi en raison de sa riche histoire. Je savais qu’en venant ici j’allais grandir comme joueur.

C’est d’ailleurs à Brive que vous avez signé votre premier contrat professionnel !

Absolument. Cette signature a été loin d’être anodine dans mon parcours. J’entame déjà ma sixième saison. J’ai pas mal progressé depuis mes débuts ici.

Qu’aimez-vous dans ce club et cette région ?

Au CAB, mes partenaires sont des copains. J’aime aussi la manière dont on s’entraîne. Il y a aussi pas mal de Géorgiens au club donc ce n’est pas pour me déplaire. Le fait qu’il y en ait pas mal facilite leur intégration. J’aime aussi la ville. Elle est paisible. On ne manque de rien. C’est un bon environnement pour un sportif de haut niveau. On peut se focaliser sur son sport à 100%. Toutes ces raisons poussent pas mal de Géorgiens à rejoindre ce club.

Quelles sont vos ambitions avec Brive cette saison ?

J’espère qu’on va avoir un meilleur classement (11ème en 2020/2021, Ndlr). On vise évidemment la meilleure place possible.

Vous êtes encore jeune (25 ans). Mais aimeriez-vous faire toute votre carrière à Brive ?

L’ITW de Vasil Lobzhanidze : « Brive m’a fait grandir »

L’international géorgien, demi de mêlée de Brive depuis 2016, explique qu’ici tout l’environnement est propice à la pratique exclusive du rugby.

Pourquoi aviez-vous fait le choix de venir à Brive il y a cinq ans ?

Je suis arrivé à l’âge de 19 ans. Ce choix a été le meilleur parmi toutes les propositions que j’avais. J’ai opté pour ce club de l’élite aussi en raison de sa riche histoire. Je savais qu’en venant ici j’allais grandir comme joueur.

C’est d’ailleurs à Brive que vous avez signé votre premier contrat professionnel !

Absolument. Cette signature a été loin d’être anodine dans mon parcours. J’entame déjà ma sixième saison. J’ai pas mal progressé depuis mes débuts ici.

Qu’aimez-vous dans ce club et cette région ?

Au CAB, mes partenaires sont des copains. J’aime aussi la manière dont on s’entraîne. Il y a aussi pas mal de Géorgiens au club donc ce n’est pas pour me déplaire. Le fait qu’il y en ait pas mal facilite leur intégration. J’aime aussi la ville. Elle est paisible. On ne manque de rien. C’est un bon environnement pour un sportif de haut niveau. On peut se focaliser sur son sport à 100%. Toutes ces raisons poussent pas mal de Géorgiens à rejoindre ce club.

Brive espère lutter pour un TOP 6

Quelles sont vos ambitions avec Brive cette saison ?

J’espère qu’on va avoir un meilleur classement (11ème en 2020/2021, Ndlr). On vise évidemment la meilleure place possible.

Vous êtes encore jeune (25 ans). Mais aimeriez-vous faire toute votre carrière à Brive ?

Pourquoi pas. Je me sens bien ici. En Géorgie, je n’ai connu qu’un seul club (RC Armazi, Ndlr). J’ai encore le temps de voir venir. Mais, après avoir commencé ici, si je finissais ici, l’issue serait quand même belle. Ce n’est jamais simple de rester performant plus de dix ans dans le même club. En Top 14, il y a aussi beaucoup de 9 de grande qualité. La France est un grand fournisseur de demis de mêlée.

Pourquoi pas. Je me sens bien ici. En Géorgie, je n’ai connu qu’un seul club (RC Armazi, Ndlr). J’ai encore le temps de voir venir. Mais, après avoir commencé ici, si je finissais ici, l’issue serait quand même belle. Ce n’est jamais simple de rester performant plus de dix ans dans le même club. En Top 14, il y a aussi beaucoup de 9 de grande qualité. La France est un grand fournisseur de demis de mêlée.

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