jeudi 20 juin 2024

Coly : « Cette saison me fera grandir assurément »

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À 21 Ans, Léo Coly est déjà considéré Comme l’un des plus gros espoirs du rugby français. Demi de mêlée à Mont-de-Marsan, qui se bat pour sa survie en pro D2, Le champion du monde u-20 dévoile ses ambitions et revient notamment sur son expérience de partenaire d’entraînement des bleus avant Le tournoi des 6 nations.

Vous avez été sélectionné en tant que sparringpartner du XV de France lors de la préparation au Tournoi des 6 Nations. Comment avez-vous vécu cet appel de Fabien Galthié ?

Je ne m’y attendais pas du tout ! C’était une surprise totale. J’étais super content de pouvoir m’entraîner avec les meilleurs joueurs français.

Qu’est-ce que ça vous a fait de côtoyer le gratin du rugby français ?

Ça donne envie de travailler et d’un jour pouvoir jouer avec eux. Ça ne m’apporte que de l’enthousiasme. C’est vraiment de bon augure pour la suite.

Est-ce un groupe que vous aimeriez rejoindre le plus rapidement possible, mais cette fois-ci en tant que joueur ?

Ce n’est pas mon objectif à l’heure actuelle. Je prends les choses comme elles viennent. J’ai encore beaucoup d’étapes à franchir avant de pouvoir prétendre au XV de France. Il y a beaucoup de travail à faire.

Coly s’inspire de Dupont

Quel joueur vous a le plus impressionné ? Antoine Dupont peut-être qui joue à votre poste de demi de mêlée ?

C’est une référence en tant que demi de mêlée. Baptiste Serin est aussi énorme. En équipe de France, ils sont tous au niveau au-dessus. S’ils sont là, c’est qu’ils sont très forts. Il y a un niveau technique vraiment très intéressant.

Quel est votre modèle en tant que demi de mêlée ?

Je n’en ai pas vraiment. Je m’inspire de beaucoup de joueurs, notamment de la qualité technique de Baptiste Serin, ou par exemple de la vitesse d’Aaron Smith.

C’est votre deuxième saison pleine chez les pros et vous êtes déjà considéré comme l’un des plus gros potentiels du rugby français. Arrivez-vous à ne pas vous emballer ?

Je ne me prends pas la tête. Mieux vaut qu’on dise ça de moi que l’inverse. Ça fait du bien à ma confiance, mais ça ne change pas ma personnalité.

En décembre, Russell Westbrook a porté un maillot vintage de Mont-de-Marsan avant un match NBA. Comment l’avez-vous vécu ?

C’était assez incroyable. On s’est tous demandé quelles étaient les origines de Russell (rires), s’il venait de Mont-de-Marsan. Au final, il ne sait même pas ce qui est écrit sur le logo, mais ça a fait un joli coup de com à l’échelle locale.

Avez-vous des touches avec des clubs de Top 14 alors que vous êtes sous contrat jusqu’en 2025 ?

C’est top secret ça ! (rires)

Vous avez été champion du monde U-20 en 2019. Pouvez-vous nous raconter cette victoire ?

C’est le plus beau souvenir que j’ai à l’heure actuelle. J’espère que j’en vivrai des pareils à l’avenir. C’est une expérience inoubliable, extraordinaire. C’était une période de magie. J’ai intégré le groupe pro, j’ai été sélectionné en équipe de France, puis je suis devenu champion du monde. C’est vraiment une belle aventure !

« Je suis encore bien loin d’avoir la prétention de faire partie du groupe france »

Mont-de-Marsan vit une saison très compliquée et se bat pour son maintien. Comment vivez-vous cette saison ?

C’est très dur mentalement, mais c’est une saison qui me fera grandir. Sur le terrain, on ne prend pas forcément trop de plaisir. Quand on perd quatre matches d’affilée, les semaines sont dures. C’est une saison très compliquée avec une concurrence forte en bas de tableau.

La Coupe du Monde 2023, est-ce un objectif pour vous ?

Ce n’est absolument pas un objectif. Je suis encore bien loin d’avoir la prétention de faire partie du groupe France. Je me concentre sur le présent et Mont-de-Marsan.

Oscar Bertrand

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