jeudi 23 septembre 2021

Emilie Boulard : « Donner une bonne image du rugby féminin »

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Arnaud Bertrande
Rédacteur en chef — Pole Sport Lafont Presse

A 21 Ans, l’arrière du RC Chilly-Mazarin, Émilie Boulard a marqué les esprits avec un essai dès sa première sélection en équipe de France.

Première sélection contre le Pays de Galles et premier essai. Des débuts de rêve !

Je ne pouvais pas rêver mieux ! J’étais déjà surprise de jouer ce premier match. Je ne m’y attendais pas. Alors marquer pour ma première sélection, c’est génial car ça n’arrive pas à tout le monde. J’ai d’ailleurs gardé mon maillot. Mon père va l’encadrer ! J’ai même marqué un deuxième essai contre l’Irlande.

Avez-vous été surprise d’être retenue pour le Tournoi ?

J’avais fait des stages en janvier-février, mais c’était quand même une surprise. Le plus surprenant était de jouer tout court ! Je ne pensais pas en arrivant faire partie du groupe retenu.

Émilie Boulard réalise un doublé : première sélection et premier essai

En prenant la place d’un monument, Jessy Trémoulière !

Prendre la place, c’est beaucoup dire. Le staff a voulu me tester contre le Pays de Galles. Mes prestations ont plu. Mais on a chacune nos qualités, avec des profils différents, c’est peut-être ça qui a joué.

Comment vivez-vous votre ascension expresse?

Je ne m’attendais pas à autant de retombées. Je n’y étais pas habituée. Très peu de monde me connaissait jouant à Chilly qui n’est pas très connu et n’ayant jamais eu de sélection auparavant. Mais c’est plaisant de voir qu’on apprécie ce que je fais et de contribuer à donner une bonne image de l’équipe et du rugby féminin.

La Coupe du monde qui aura lieu dans un an en Nouvelle-Zélande est-elle devenue un objectif ?

C’est dans un coin de ma tête et je vais tout donner pour en être. On va retrouver l’Angleterre et ce sera une bonne occasion de les battre ! (sourire) C’est un peu notre bête noire. C’est le dernier palier à franchir. Les confrontations sont de plus en plus serrées. La France se rapproche de plus en plus et est même parfois meilleure dans certains domaines. On les a fait douter lors des deux derniers matches. C’est de bon augure.

« J’adore Mathieu Bastareaud »

Quels sont les joueurs ou joueuses qui vous inspirent ?

Safi N’Diaye qui est un monument du rugby féminin. Elle a une carrière exemplaire. Après, à mon poste, je citerais Jessy (Trémoulière) et Caro (Caroline Boujard). Chez les garçons, j’adore Mathieu Bastareaud. On n’a pas le même style, mais j’adorais le regarder.

En club, la saison a été compliquée…

On a gagné contre Rouen ce qui nous a permis d’assurer notre maintien avec cette deuxième victoire en play down. C’était l’objectif du club. La saison n’a pas été simple, mais on essaie de faire notre petit bout de chemin avec Chilly… Ce sera notre troisième année en Elite 1 et on va essayer d’y rester le plus longtemps possible.

N’avez-vous pas envie de viser plus haut ?

J’adore Chilly, ce club et ces joueuses. Ce club m’a apporté beaucoup de choses. Maintenant, d’autres clubs s’intéressent à moi. J’ai plusieurs offres. Il faut peser le pour et le contre ayant mes études à Créteil. Ce ne sera pas forcément pour un top club. D’autres clubs peuvent avoir des projets très intéressants avec l’objectif de devenir de grands clubs.

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