vendredi 24 mai 2024

Emilien Gailleton (Pau) : « Je suis encore loin d’être au niveau où je veux être »

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Jean-Marc Azzola
Jean-Marc Azzola
Journaliste

Symbole de la jeunesse et du talent palois, Emilien Gailleton, le centre de 19 ans a tout du nouvel ovni pour le rugby français. Entretien réalisé pour Rugby Magazine et Le Quotidien du Sport.

Pourquoi avoir décidé de prolonger à Pau jusqu’en 2026 ?

J’ai beaucoup de temps de jeu ici. Je me sens bien. C’est avec eux que j’ai commencé en Top 14. J’ai beaucoup progressé depuis le début de saison. Je suis encore en développement.

Clermont et Toulouse vous avaient pourtant à l’oeil…

L’avenir dira si j’ai fait le bon choix. Mais cette saison j’ai beaucoup matché en Top 14. J’ai même participé à des stages avec le XV de France. C’est une année réussie.

Emilien Gailleton et Pau, une histoire de rêve

A quoi attribuez-vous vos récents progrès ?

Pendant la pré-saison, je me sentais un peu en-dessous au niveau du jeu par rapport au groupe. J’ai travaillé dur. Quand Sébastien (Piqueronies, Ndlr) m’a mis contre Toulouse le premier match (victoire de Pau 26-16, Ndlr), j’ai fait mon travail. Il a continué à miser sur moi. Certains équipiers se sont aussi blessés. J’ai un peu profité de cette situation. Cela ne me serait peut-être pas arrivé aussi vite sinon.

Finir meilleur marqueur d’essais du Top 14 est-ce un objectif ?

Le plus important est qu’on arrive à gagner des matches collectivement. Mais cela reste une fierté de figurer dans le haut de ce genre de classement même si, derrière, il y a des joueurs qui me rattrapent (sourire).

Melvyn Jaminet est apparu comme un ovni. Vous êtes une des grandes révélations de notre championnat. Vous voyez-vous un peu comme lui ?

Pas du tout. Je suis plus jeune. Même s’il m’arrive des choses incroyables, je suis encore loin d’être au niveau où je veux être. Je me concentre surtout sur mon travail. On verra ce qui se passera.

Vous devez attendre avec impatience votre première sélection !

(sourire) Bien entendu ! Tout le monde l’attend quand on est dans mon cas. Mais le XV de France joue très bien. Les rotations sont plus difficiles. Il y a beaucoup de concurrence à mon poste. Mais c’est un objectif que j’aimerais atteindre.

Qui était votre modèle ?

J’ai souvent cité des joueurs néozélandais. J’ai grandi avec ce rugby. Ils étaient monstrueux. Je peux évoquer Beauden Barrett, McKenzie, Sonny Bill Williams, un joueur hyper spectaculaire. Sinon, côté français il y a Gaël Fickou. Cette saison, j’ai pu m’entraîner avec lui, jouer contre lui, parler avec lui. C’était assez impressionnant. Quand j’étais petit, je regardais les Six Nations à la télévision. Gaël est arrivé très tôt en équipe de France. Je me souviens d’un essai qu’il avait marqué contre les Anglais. J’ai toujours aimé son élégance de jeu.

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