vendredi 21 juin 2024

Florian Grill : « Je veux être un président qui s’occupe aussi du rugby amateur »

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Elu président de la fédération française jusqu’en décembre 2024, date des prochaines élections, Florian Grill aborde les gros dossiers du rugby français.

Après de longs mois agités avec de nombreuses divisions et des conflits, vous avez été élu président de la FFR. Quelle a été votre première réaction ?

J’étais content du résultat car 58% c’est un vrai score. Aux dernières élections, Bernard Laporte avait été élu à 51,47 %. Cela montre que nous avons bien travaillé en équipe, que nous avons été convaincants. Les clubs avaient envie de changement et ils ont aimé notre discours.

Quel est ce discours, vos principaux chevaux de bataille ?

On se préoccupe du quotidien des clubs, on s’est beaucoup déplacé pour bien connaitre les difficultés qu’ils rencontrent. Je veux être un président de fédération qui s’occupe aussi du rugby amateur, je veux soutenir les clubs, aider les bénévoles et augmenter le nombre de licenciés.

Je me suis bien entouré avec des personnes compétentes comme Jean-Marc Lhermet notamment qui sera mon bras droit pour la partie haut niveau et l’ensemble des équipes de France. Nous voulons développer le rugby féminin, l’arbitrage. On veut créer une Régionale 4, redécouper les grandes ligues pour plus de proximité.

La priorité des priorités, c’est le développement du rugby par la base, revoir les indemnités kilométriques pour les phases finales qui sont trop basses, investir aussi dans le rugby scolaire. Le rugby est le deuxième sport le plus médiatisé, mais dixième en nombre de licenciés. Le rugby est de plus en plus un sport de grandes villes, il disparait des petites villes et c’est très dommage.

Florian Grill en balotage au sein du bureau fédéral

Comment allez-vous travailler avec un bureau fédéral qui ne vous est pas majoritairement favorable ?

L’un de mes objectifs est de travailler au sein du bureau fédéral avec des personnes de bonne volonté. Lors du bureau fédéral et des premières réunions, j’ai senti que cette envie était partagée. Il faut agir dans l’intérêt du rugby français quelles que soit les amitiés. Alexandre Martinez a cette volonté de travailler pour faire rayonner le rugby français.

Nous sommes conscients qu’il y a beaucoup de choses à faire. Il faut avoir un rugby français unifié. Je veux travailler dans l’unité et l’apaisement ; Je ne demande pas aux gens de renier leurs amitiés passées, je respecte complètement. Je leur demande juste de travailler ensemble pour l’avenir du rugby français.

Quel est votre position sur le dossier du Stade de France ?

C’est l’un des plus gros dossiers. Il y a plusieurs problématiques complexes comme l’utilisation du stade pendant les travaux. Il n’y a pas de compensation possible. Chaque match non joué au Stade de France est un manque à gagner de deux millions d’euros.

Du coup, on joue dans un stade plus petit avec moins de loges, moins de billetterie, etc. La jauge est plus petite, le manque à gagner est réel, c’est une équation budgétaire qui n’est pas simple, il faut que l’on y travaille pour trouver la meilleure solution.

« Le rugby est de plus en plus un sport de grandes villes, il disparait des petites villes et c’est très dommage »

Le calendrier est sujet régulièrement à des polémiques. Etes-vous pour une réforme pour supprimer les doublons notamment ?

On a un Top 14 qui fonctionne parfaitement. Il faut vivre avec les doublons, ce sont des périodes qui permettent aux clubs de faire jouer des jeunes.

Le sélectionneur Fabien Galthié a été choisi par Bernard Laporte. Il a déclaré que ça ne lui posait aucun problème de travailler avec vous. Et vous ?

Je n’ai pas été surpris des déclarations de Fabien Galthié. Le sélectionneur comme les joueurs, ce qui leur importe, c’est le terrain et c’est bien normal. Ils ne font pas de politique. Ils savent qu’ils peuvent compter sur moi. L’équipe de France n’appartient à personne, ce n’est pas un sujet politique.

Fabien Galthié et son staff font du super boulot, la dynamique des Bleus est très bonne, l’équipe de France performe. On veut préserver les Bleus, garder des moyens importants pour être capables de gagner cette Coupe du monde. C’est la priorité absolue, on ne touche à rien, ça fonctionne parfaitement. On a hâte de vivre la Coupe du monde !

Quel est votre pronostic pour cette Coupe du monde en France ?

Je ne fais jamais de pronostics. Ce dont je suis sûr, c’est que l’on va vivre une grande compétition, le succès populaire derrière l’équipe de France est réel, on sera tous derrière nos Bleus.

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