mardi 5 juillet 2022

Fulgence Ouedraogo (Montpellier) : « J’ai vu mon club changer de dimension »

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Fulgence Ouedraogo (36 ans), qui participera vendredi à la finale du TOP 14 restera l’homme d’un seul club : Montpellier. Le 3ème ligne aurait pu aller voir ailleurs à plusieurs reprises, mais il a fait le choix du cœur même quand son club ne faisait pas partie des cadors du championnat. Entretien pour Le Quotidien Du Sport et Rugby magazine*.

Qu’est-ce qui vous a décidé à mettre un terme à votre carrière à l’issue de la saison ?

L’an dernier, on a eu des mauvais résultats d’entrée. On a vécu une saison galère, mais on a trouvé la force mentale collective pour sauver le club de la Pro D2 et on a gagné la Challenge Cup. Je ne pouvais pas partir sur cette saison galère donc j’ai décidé de repartir pour une saison. Je voulais aussi retrouver le public, les stades pleins avant de partir.

Comment expliquez-vous ce changement de visage de l’équipe d’une saison sur l’autre ?

On a réussi à rester sur notre dynamique de la fin de saison. Le champion-nat a été très difficile puisqu’à une journée de la fin tout pouvait se passer mais, malgré quelques petits trous d’air en cours de saison, un peu comme tout le monde, on a été réguliers sur l’ensemble.

Les joueurs d’un seul club sont rares. Pourquoi avez-vous fait ce choix ?

On est quelques-uns quand même, mais je pense que ce sera de moins en moins le cas, les mutations sont plus nombreuses aujourd’hui, c’est le rugby professionnel qui veut ça. J’ai eu d’autres propositions, mais je me sentais bien à Montpellier, j’y ai tout connu. On est dans une région superbe, j’ai vu mon club changer de dimension, je suis chanceux. J’avais tout à Montpellier, pourquoi partir ?

« Je ne pouvais pas partir sur une saison galère »

Une expérience à l’étranger ne vous a-t-elle jamais tenté ?

Non. Ça ne s’est jamais présenté, mais ça implique tellement de choses, pas seulement la vie sportive, mais personnelle aussi. Il faut que la fa- mille s’adapte… il y a beaucoup de choses à prendre en compte, je n’étais pas prêt à franchir le pas.

A vos débuts, imaginiez-vous faire une telle carrière dans un seul club ?

Je suis devenu professionnel assez tard, j’étais déjà international et je jouais à Montpellier. Mais j’étais loin de penser que je ferais une telle carrière.

Vous arrêtez en même temps que vos compères François Trinh-Duc et Louis Picamoles. En aviez-vous parlé entre vous sur la possibilité d’arrêter au même moment ?

Non mais vu qu’on est de la même génération il y avait des chances. On arrête en même temps et il fallait faire quelque chose. On a décidé d’organiser un jubilé le 30 juillet et d’allier ce moment festif à une bonne cause. Les bénéfices iront à l’association caritative de François « comme un ruck ». Ce sera au stade Sabathé, le stade qui nous a vus naitre au haut niveau.

Qu’allez-vous faire désormais ?

Je vais rester au club, je travaillerai dans l’évènementiel, le marketing.

*L’entretien a eu lieu avant la qualification de Montpellier pour la finale du TOP 14.

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