mardi 5 mars 2024

Grand Chelem : le chef d’oeuvre de 1998

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Eric Mendes
Eric Mendes
Journaliste

C’est sûrement l’une des plus belles années de l’équipe de France. En remportant le 6ème Grand Chelem de leur histoire en 1998, les Bleus ont surtout réussi à conserver, avec la manière, le titre remporté en 1997 en marquant à jamais l’histoire.

Au moment de reprendre le chemin du Tournoi des 5 Nations, la France est logiquement attendue. Tenante du titre, elle sait qu’elle n’aura pas la tâche facile face à des adversaires motivés à l’idée de faire tomber les Bleus de leur piédestal. Jean-Claude Skrela repart avec une nouvelle génération.

Tout d’abord Raphaël Ibañez, son nouveau capitaine, sans oublier Cédric Soulette, Olivier Brouzet, Marc et Thomas Liévremont, Christophe Dominici, Philippe Bernat-Salles ou encore Xavier Garbajosa. Des jeunes talentueux et ambitieux qui viennent accompagner des joueurs aguerris comme Christian Califano, Olivier Magne, Fabien Galthié, Thomas Castaignède, Christophe Lamaison ou encore Jean-Luc Sadourny.

Et au moment de repartir sur le Tournoi des Cinq Nations, difficile d’imaginer que le Grand Chelem est encore une option. Car valider un succès sur le Tournoi est déjà une performance, alors un Grand Chelem ?

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Les débuts au stade de France

Dans son histoire, la France ne l’a jamais encore fait. Pour son premier match, la venue de l’Angleterre, au Stade de France, qui découvre le Tournoi en 1998, va afficher la couleur. En menant rapidement grâce à des essais de Bernat-Salles et Dominici, les Bleus sont irrésistibles.

Le score de 15-3 à la pause étant logique. Même si Back et Grayson font croire à un possible retour, Lamaison et Sadourny terminent le travail au pied pour valider le succès 24 à 17. Deux semaines après, c’est Murrayfield qui attend la France. Si l’Ecosse vient de s’imposer en Irlande (17-16), les Bleus ne font pas de détails en s’imposant largement 51-16 face à un public abasourdi. Les marqueurs d’essais (Brouzet, Galthié, Bernat-Salles x2, Califano, Carbonneau, Castaignède) sont à la fête.

Au moment de recevoir l’Irlande, la France doit faire face à une formation en quête de rachat après sa défaite inaugurale. Un essai de Hickie et le pied d’Elwood punissant les hommes de Jean-Claude Skrela pour faire la course en tête à la pause (13-3) devant 78 000 spectateurs tétanisés.

L’Irlande se voit même refuser un essai avant de voir la France se rebeller grâce notamment à un essai de Philippe Bernat-Salles à l’approche de l’heure de jeu (58ème) avant que le capitaine Raphaël Ibañez ne l’imite pour offrir un précieux succès 18-16. Le Grand Chelem devient enfin une possibilité.

Au moment de se rendre à Londres, pour affronter le Pays de Galles, à Wembley, la France ne veut pas renouer avec les doutes du mois de mars. C’est un groupe soudé et sûr de lui qui veut faire plier les Dragons Rouges qui ont repris des couleurs après des succès face à l’Ecosse (19-13) et l’Irlande (30-21).

Deuxième grand chelem de suite !

Mais faut-il croire que l’attente de ce dernier match, quasiment un mois, a donné une force supplémentaire aux Bleus. En passant 29 points en une seule mi-temps, sans encaisser de point, la France prend son destin en main grâce aux essais de Sadourny (2 fois), Galthié ou encore Glas. Garbajosa finissant le travail en deuxième période avec l’aide du pied de Lamaison. Le Pays de Galles ne s’en relèvera pas et ne marquera aucun point. La France peut soulever une nouvelle fois le trophée et savourer ce sixième Grand Chelem de son histoire. Le deuxième de suite. Une performance rare qui en fait sûrement l’un des plus beaux.

Le saviez-vous ?

Lors de ce Tournoi, la France a réussi à remporter toutes ses rencontres avec la manière à l’image des succès face à l’Ecosse et le Pays de Galles. Sur cette seule édition 1998, la France a signé ses plus larges succès de son histoire en passant 51 points à Murrayfield puis à Wembley pour valider le Grand Chelem.

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C’est le nombre de joueurs ayant réussi à faire le doublé en 1997 et 1998
lors du Tournoi des Cinq Nations avec deux Grands Chelems consécutifs. Un véritable exploit inédit pour Califano, Tournaire, Dal Maso, Pelous, Benetton, Magne, Carbonneau, Galthié, Castaignède, Aucagne, Glas, Lamaison et Sadourny.

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