vendredi 21 juin 2024

Iliana Rupert (Tango Bourges) : « Je veux jouer à l’étranger »

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Arnaud Bertrande
Arnaud Bertrande
Rédacteur en chef — Pole Sport Lafont presse

A 20 ans, Iliana Rupert, fille du regretté Thierry Rupert, impressionne saison après saison. Elle a encore franchi un palier qui devrait lui permettre de rejoindre un grand club européen cet été.

Vous réalisez un superbe début de saison. Peut-on dire que vous avez franchi un cap ?

Je savais que j’allais avoir plus de responsabilités. J’avais les cartes en main, c’était à moi de savoir les utiliser et de prouver que je le méritais. C’est ce que j’ai su faire. En plus, collectivement, on fait également un super début de saison. Que demander de plus !

Vous êtes la meilleure marqueuse de Bourges. A 20 ans, n’est-ce pas trop difficile à assumer ou est-ce un leadership que vous assumez ?

C’est vraiment quelque chose que j’ai envie d’avoir. En fin de saison dernière, avec Olivier (Lafargue) on s’est douté que j’allais avoir un plus grand rôle. Il m’a donné les cartes et c’était à moi de prouver et de montrer ce que je savais faire. J’ai répondu présent de manière naturelle.

Iliana Rupert rêve de l’étranger

Bourges ne dispute pas l’Euroligue cetIliana Rupertte saison, mais l’EuroCup. Est-ce un challenge de la gagner ?

Au début, on était déçu de ne pas disputer l’Euroligue, car quand on vient à Bourges c’est pour l’Euroligue, mais on s’est tout de suite remobilisé. On a la chance de pouvoir faire quelque chose de grand en remportant l’EuroCup, qui est plus à notre portée que l’Euroligue, et c’est l’objectif qu’on s’est fixé. Ce nouvel objectif nous a remobilisées.

Bien qu’ayant resigné jusqu’en 2023, pensez-vous à un départ à l’étranger pour viser la gagne en Euroligue ?

J’ai signé jusqu’en 2023, mais j’ai une clause à la fin de cette année. J’ai envie de vivre une expérience à l’étranger, de jouer dans un grand club européen. C’est quelque chose que j’ai en moi depuis que je suis à l’INSEP. C’est une ambition forte et j’espère que ça va rapidement se faire. Pourquoi pas la saison prochaine.

Je travaille pour. Si l’opportunité se présente, je la saisirai avec grand plaisir ! (sourire) La saison passée, par rapport à mon développement, ce n’était pas le bon moment donc je n’ai même pas regardé les offres. Je ne voulais pas partir pour partir, mais en ayant prouvé en France que j’avais un bon niveau, ce qui n’était pas encore le cas dans mon esprit.

Russie, Turquie, Espagne, avez-vous une préférence ?

L’équipe de rêve, ce serait Ekat (Ekaterinbourg en Russie, Ndlr), forcément ! Après, je ne ferai pas la difficile.

« Je savais que j’allais avoir plus de responsabilités cette saison »

Vous avez débuté avec Bourges lors de la saison 2018/2019 juste après le dernier titre de champion du club en 2018, vous devez être encore plus motivée !

Je n’ai remporté que la Coupe de France avec Bourges (en 2019, Ndlr). Je suis un peu sur ma faim. Mais beaucoup d’équipes ont le même objectif. Ce n’est plus comme il y a quelques années où il y avait juste un ou deux clubs qui régnaient. Maintenant, tout le monde peut être au top, ce qui oblige à être sérieuses et concentrées à chaque match sinon on perd.

Draftée par Las Vegas, espérez-vous goûter à la WNBA cet été ?

J’ai vraiment la volonté d’y aller. Je travaille pour pendant la saison pour y performer. Il faudra voir par rapport au calendrier de l’équipe de France, mais j’espère y aller dès cet été.

Avec un peu de recul, cette 2ème place à l’Euro et la 3ème aux JO sont-elles digérées ?

Ça reste un peu en travers de la gorge. On a à cœur de franchir cette dernière marche. Il faut se rassurer en se disant notamment qu’à l’Euro on a réussi toutes ces années à aller en finale. C’est quand même exceptionnel. On a une grosse base, il ne nous manque que ce petit truc. Les échecs vont nous permettre d’apprendre.

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