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Auteur d’un début de saison très convaincant, à 31 ans, Teddy Thomas, le Rochelais, repositionné au centre, portera pour deux saisons (avec une option pour une autre saison) le maillot du Stade Toulousain la saison prochaine.
Vos deux dernières saisons à La Rochelle ont été perturbées par des blessures, comment avez-vous abordé la dernière intersaison et comment vous sentez-vous aujourd’hui ?
Effectivement, mes deux premières saisons ont été un peu contrastées par des blessures, par des performances qui n’étaient pas trop au niveau. Ce sont des périodes un peu compliquées où il faut se remettre en question et continuer à travailler. Cette saison, c’est différent, je me sens bien physiquement, je me sens bien avec mon changement de poste donc, pour le moment, c’est bien. Il va falloir que ça continue, mais c’est sûr qu’il y a une différence entre mes deux premières saisons et celle-ci.
Pour revenir sur votre changement de poste, qu’est-ce que cela change avec le poste d’ailier ?
À lire30 essais, dont 8 pour Louis Bielle-Biarrey, Thomas Ramos encore meilleur buteur… Un tournoi de tous les recordsAu centre, on est beaucoup plus acteur du jeu pendant les 80 minutes alors qu’à l’aile on peut parfois stagner sur notre couloir et attendre les ballons. Au centre, on est au cœur de l’attaque et de la défense. Ça me fait beaucoup de bien d’être vraiment acteur de tout ça et d’être actif pendant tout le match.
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Teddy Thomas satisfait à l’aile
Pourrait-on vous revoir jouer ailier ou la priorité est donnée au poste de centre ?
Ça, ce sont les coachs qui choisissent, je suis ouvert aux deux postes maintenant. Qu’on me mette à l’aile ou au centre, ça ne me dérange pas.
À lireAvant Antoine Dupont et Iris Mittenaere, le top 5 des rugbyman en couple avec des « people »Depuis quand germe cette idée de changer de poste ?
Ça fait longtemps que j’y pense. Les opportunités ne s’étaient pas présentées avant, là les conditions étaient réunies.
C’est votre 13ème saison en professionnel, est-ce qu’il fallait aussi avoir un challenge différent pour continuer à se stimuler ?
Effectivement, j’avais un peu le besoin d’avoir un nouveau challenge, ça fait des années que j’évolue à ce poste d’ailier que je connais un peu par coeur même s’il faut toujours se perfectionner, mais j’avais envie de trouver quelque chose d’autre et cette perspective d’être polyvalent se présentait à moi, et c’était le bon moment pour basculer.
À lirePour mettre fin aux blessures, le Stade Français fait appel à l’intelligence artificielleAprès deux titres en 2022 et 2023, sentez-vous que ce groupe a toujours la motivation de gagner la Coupe d’Europe ?
Quand on a connu le plus haut niveau, c’est-à-dire les phases finales et les finales, on a toujours envie d’y retourner, c’est quelque chose d’inexplicable cette adrénaline que tu peux ressentir quand tu atteins ces niveaux. Ce n’est pas compliqué de trouver de la motivation pour jouer cette compétition.
« Le Stade Toulousain m’a fait une offre plus intéressante que La Rochelle »
On sait que cette compétition tient particulièrement à cœur à votre manager, ressentez-vous qu’elle prend plus de place que le championnat dans son esprit et dans celui du groupe ?
Non, on est vraiment focalisé sur les deux championnats (Top 14 et Coupe d’Europe), parce que La Rochelle n’a jamais remporté le Bouclier de Brennus. La Coupe d’Europe a une place très importante ici, mais aussi pour Ronan (O’Gara, Ndlr). Pour les Anglo-Saxons, cette compétition est généralement la priorité et il nous a un peu transmis ça mais, pour nous, il n’y pas de différences entre le Top 14 et la Coupe d’Europe.
À lireSix Nations : le top 10 des plus grands joueurs de l’histoireDans une saison qu’on sait très longue, à quel point affronter des adversaires d’autres pays est-il important pour casser la routine du championnat ?
Ce sont des niveaux de jeu qui changent. Il y a beaucoup de paramètres qui rentrent en compte, il y a les voyages, l’adaptation au climat de là où on va jouer. Le niveau européen, c’est ce qui s’approche le plus du niveau international. Quand on joue ces équipes, on sait que l’on va affronter ce qu’il se fait de mieux dans le rugby européen. Se confronter à eux élève notre niveau personnel et c’est vraiment enrichissant pour nous.
Votre arrivée au Stade Toulousain a été officialisée, qu’est-ce qui a dicté ce départ ?
Les propositions étaient différentes, notamment par rapport au nombre d’années. Ici, on me proposait moins de saisons qu’à Toulouse. A mon âge, quand on arrive en fin de carrière, il faut aussi que je fasse des choix un peu pour moi aussi. Quand, en fin de carrière, il y a le Stade Toulousain qui t’appelle avec un contrat de trois ans, je pense que c’était le moment pour moi d’y aller.
« Je me sentais bien à La Rochelle »
La prolongation de contrat a-t-elle été difficile à refuser ?
À lireXV de France : Fabien Galthié est-il encore l’homme de la situation ?Oui car je me sens aussi bien ici. Ce ne sont jamais des choix faciles à faire mais, arriver un certain âge, il faut bien prendre des décisions.
Comment aborde-t-on une saison lorsqu’on est en fin de contrat, est-ce que cela reste toujours dans un coin de la tête ?
Non, à titre personnel, pas forcément. On sait qu’il ne faut pas se relâcher car à la fin de la saison, si cela se passe mal, on peut se retrouver sans club et avoir une carrière qui se termine. Il ne faut jamais oublier ça mais, personnellement, cela ne m’a pas plus dérangé que cela.
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