jeudi 23 mai 2024

Jeux Olympiques : Catherine Plewinski ou l’histoire de David contre Goliath

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A Séoul, un an avant la chute du mur de Berlin, la nageuse de Cluses, Catherine Plewinski avait déjà entamé la confiance de la toute puissante RDA en poussant Kristin Otto sur 100 m nage libre et Birte Weignang sur 100 m papillon dans leurs retranchements…

Après une entrée dans l’eau impeccable, et un premier 50 mètres claqué en première position, tous les supporteurs français présents sous la haute voute de la piscine du parc olympique de Séoul croient rêver. Catherine Plewinski a touché avant…

L’intouchable reine de la natation féminine des années 80, l’Allemande de l’Est, Kristin Otto. Face à la recordwoman du monde, la petite française sans complexes avait déjà réalisé le meilleur temps des qualifications en battant son record de France du 100 m nage libre (55’’53) pour entrer dans le cercle très fermé de celles qu’on appelait les Demoiselles du 55, principalement des nageuses est-allemandes ou américaines.

Mais le rêve se heurte à l’implacable réalité dans la seconde partie de la course avec le retour d’Otto en 54’’93 et celui de la Chinoise Zhuang Yon qui devance Catherine de deux petits centièmes de seconde. En 55’’49, le record de France est encore battu. Quelques jours après, sur 100 m papillon, elle est à deux doigts de remettre ça en échouant à la 4ème place après avoir battu le record de France en série (59’’34).

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Catherine Plewinski, la challengeuse du 100 mètres

Là encore, elle est devancée par Kristin Otto (59’’), sa compatriote Birte Weigang (59’’45) et une Chinoise, Qian Hong (59’’52). « J’avais 20 ans, c’étaient mes premiers Jeux, je n’ai pas eu le temps de réaliser ce qui se passait et ce que cela représentait de monter sur un podium. » Quatre ans après, « le podium de Barcelone était différent. J’étais en période de doute, je voulais le titre olympique et je savais que ce serait compliqué. Malgré tout, parvenir à monter encore sur un podium fut une délivrance ! »

En difficulté en nage libre (5ème de la finale), c’est en papillon qu’elle trouve l’ouverture, derrière Qian Hong (58’’62) et Crissy Ahmann Leighton (58’’74), ses 59’’01 (sept centièmes de mieux que son précédent record) suffisent pour lui offrir une 2ème médaille et la faire entrer définitivement dans la légende de la natation française.

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D’une olympiade à l’autre, Catherine Plewinski a changé d’entraîneur. Suivie par Marc Begotti depuis ses débuts, à Cluses Scionzier, elle est passée à Abbeville pour préparer Barcelone avec Claude Fauquet.

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