vendredi 7 octobre 2022

Kelian Galletier (USAP), une deuxième vie avant l’heure

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Arnaud Bertrande
Arnaud Bertrande
Rédacteur en chef — Pole Sport Lafont presse

Futur joueur de l’USAP, le 3ème ligne de Montpellier Kélian Galletier a lancé factory club qui facilite la relation entre sportifs ayant une capacité financière au-dessus de la moyenne et entrepreneurs qui veulent lancer leur boîte.

Pouvez-vous nous présenter Factory Club ?

Je me suis associé avec plusieurs rugbymen de Montpellier (Gabriel Ngandebe, Vincent Giudicelli et Yvan Reilhac, Ndlr) et la société, Gravity Innovation, spécialisée dans l’accompagnement d’entreprises. Ils se sont rapprochés de moi il y a un an en me parlant de leur création de startup et m’ont dit qu’ils ont besoin d’investisseurs grâce à mon sport, ainsi, surtout d’apporter de l’image et du réseau.

Avant de s’associer au mois de janvier, on a travaillé sur une plateforme en ligne où des étudiants ou personnes, ayant une idée ou souhaitant se reconvertir, qui ont envie de se lancer dans l’entreprenariat, s’inscrivent sur un parcours de 60 étapes.

Nous sélectionnions les meilleurs potentiels, idées ou start-up, puis les présentons aux investisseurs, notamment aux sportifs de haut niveau. Depuis le mois de mars, beaucoup d’entrepreneurs se sont inscrits sur la plateforme. Des sportifs sont aussi intéressés pour diversifier leur patrimoine ou mettre un pied dans l’entreprenariat.

C’est la suite logique, pour vous, par rapport à vos études de commerce…

Je suis surtout au service de projets. En m’étant associé, par exemple, dans plusieurs restaurants, agences immobilières, j’ai aussi investi dans des start-ups. En étant curieux et à la rencontre des gens, cela me rapporte beaucoup et m’enrichit personnellement. Dans notre sport, on est limite enfermé, dans une bulle où on est coupé du monde extérieur. Et en effectuant des projets comme celui-ci, cela nous ouvre. Puis après notre carrière sportive, on sera obligés de travailler, donc cela nous permet de préparer notre deuxième vie.

Kélian Galletier prépare sa deuxième vie

Vous avez retenu 10 start-ups.

 Cette année, on s’est fixé 10 start-ups, pas plus, car on veut les accompagner pendant un an, pour s’assurer qu’elles vont bien arriver à terme. L’idée est de créer un petit cercle d’investisseurs, en permettant aux personnes de pouvoir s’inscrire dans la facilité et pas cher, avec un abonnement à 10 euros/mois. Si elles proposent un bon projet, elles auront le droit à un fonds, un réseau et à un accompagnement de la part de Factory Club.

« Cela nous permet de préparer notre deuxième vie »

Quel est votre rôle ?

Je suis chargé du développement commercial, donc du sportif. Mon rôle est de montrer où il faut investir, en leur demandant de nous rejoindre. On leur présentera les projets sensés, qui seront expertisés et filtrés, et on leur demandera s’ils veulent investir pour pas beaucoup d’argent, comme 10 000 euros qui est la base minimale. Dans les 10 start-ups, trois ou quatre sont liées au sport, le reste est attaché à la culture ou la santé.

Vous disiez avoir investi personnellement dans des start-ups, quelles sont-elles ?

Je fais partie de cinq-six projets, comme une boîte qui veut digitaliser les forfaits de ski ou de parcs d’attractions, ou une société de menuiserie qui souhaiterait investir dans la robotique. A travers tout cela, il y a un côté challenge.

C’est aussi une manière pour les sportifs de préparer leur après-carrière.

Quand on n’est plus joueur, on ne devient pas forcément entraîneur, ou alors on devient consultant, mais tout cela n’est pas pour tout le monde. Donc on doit basculer dans le monde de l’entreprise, et ce projet permet à certains sportifs de mettre le pied à l’étrier. Cela facilite donc l’après-carrière.

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