mardi 23 avril 2024

Sursis ou résurrection pour le Stade Français ?

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Jean-Marc Azzola
Jean-Marc Azzola
Journaliste

Président du collectif rose et bleu, David Orante espère revoir le Stade Français au sommet du top 14. Mais les dangers sont grands pour le club parisien à court terme.

Pouvez-vous nous présenter votre association ?

Le Collectif Rose et Bleu fondé le 18 novembre 2019 compte environ 85 adhérents. Il en faut au moins 50 pour obtenir l’officialisation du Stade Français. Les années Covid n’ont évidemment pas aidé. Cela a pas mal impacté au niveau des abonnements. Le but de notre organisation est d’encourager toutes nos équipes du Stade Français Paris. De la plus petite à la plus haute. Sans oublier les filles. J’espère que le public va de plus en plus venir à Jean-Bouin dans ce magnifique stade.

Qui est le chouchou du public ? 

Sekou (Macalou), c’est Sekou ! Le public l’aime. Paulo Gabrillagues est apprécié aussi. Pas mal de joueurs ont la cote, mais Sekou tient la corde (sourire). 

On dit souvent qu’à Paris l’ambiance sonne creux…

Le public parisien est par définition intransigeant. Quand cela gagne, c’est génial. Quand cela perd, il n’y a plus personne. On a pourtant un beau public qui ne demande qu’à s’enflammer. Pour cela, il faut que les gens reviennent. Pour que cela soit le cas, il faut du jeu et une équipe dans le haut de tableau. A Paris, il y a trop de sports à côté et de choses pour qu’on puisse se permettre de finir 11ème chaque saison. Quand il n’y a pas de résultat, il n’y a personne. 

Quelles sont vos relations avec les supporteurs du Racing 92 ?

Je ne connais pas le Racing plus que cela. Mais vous savez l’Arena, c’est particulier. Le Racing achète son animation (sic). Le Stade Français fait confiance à ses associations. 

« À Paris, il y a trop de sports à côté et de choses pour qu’on puisse se permettre de finir 11ème chaque saison » 

Qu’est-ce qui a manqué au Stade Français depuis le titre de 2015 pour gagner de nouveau le Brennus ?

Pas mal de joueurs sont partis. Ont-ils été bien remplacés ou pas, à leur juste valeur ou pas ? Peut-être qu’à un moment donné, il y a pu y avoir un manque de niveau. Ensuite, la vie parisienne fait aussi que des grands joueurs ne sont peut-être pas chauds pour venir. 

Quelle saveur vous a laissé la saison dernière ?

On est restés sur notre faim. Les ambitions du club étaient affirmées. Avec l’équipe qu’on avait sur le papier, c’était encore plus frustrant. Des années comme celle-là doivent servir à reconstruire. Cette saison, le groupe me semble bien. L’envie des nouveaux peut apporter quelque chose. Il faut que les attitudes changent. Automatiquement, on changera alors le jeu, le terrain, l’envie. Cela peut le faire cette saison. 

Pour le titre ? 

On espère toujours un titre. Pourquoi pas. On y croit. Si on prend les chiffres récents, le Stade Français est champion de France tous les huit ans. On est dans la huitième année… En 2015, on a fini 6ème (4ème, Ndlr) pour finir champion de France. En 2021, on a fini 6ème en se qualifiant in extremis en fin de saison. En Top 14, tout est permis. Un bon Morgan Parra devrait booster tout cela. Les recrues se disent motivées.

Il faut les laisser travailler et que la mayonnaise prenne. On est passés par des moments durs ces dernières années, notamment la saison quand on arrête le classement dû au Covid (en 2019/2020, Ndlr). On est alors derniers avec quatre points de retard sur l’avant dernier (1 point sur Agen, Ndlr). Là, vous prenez peur ! On en serait où si la Covid n’avait pas provoqué l’arrêt du championnat ?

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