lundi 3 octobre 2022

L’Elan Chalon, relégué en Pro B 25 ans, après espère vite remonter

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Relégué en Pro B une division que le club n’avait plus connue depuis la saison 1995-1996 au terme d’une nouvelle saison galère, l’Elan Chalon compte bien faire son retour dans l’élite dès la saison prochaine.

Mardi 15 juin, stupeur. C’est désormais officiel, après une ultime défaite concédée sur le parquet du promu orléanais (87-79), l’Elan Chalon évoluera en Pro B en 2021/2022. Après Limoges dans les années 2000 ou Nancy depuis 2017, un nouveau monument du basket français obligé et contraint de repasser par la case Pro B.

La deuxième division, Chalon la quitte pour la dernière fois en 1996. Dans les années 2000, le club s’installe petit à petit comme l’un des poids lourds du basket hexagonal. En 2012 puis en 2017, l’Elan remporte même les deux premiers titres de champion de France de son histoire. Jusqu’à la catastrophe.

« Je pense que tout n’a pas été bien fait après le dernier titre » estime Léo De Rycke, directeur sportif du club depuis avril. « Le club avait bâti ses succès sur un état d’esprit irréprochable et un collectif fort, sans grands moyens ni grandes stars.

Les problèmes sont arrivés dès lors que l’on a commencé à attirer des joueurs plus réputés avec de gros salaires. » Pour le Belge, pas question pour autant de s’apitoyer sur son sort. Arrivé au club le 26 avril à un poste de directeur sportif qui n’était plus pourvu au club depuis le départ de Crawford Palmer il y a deux ans, Léo De Rycke s’est très vite mis au travail. Selon lui, le retour en Betclic Elite dès la saison prochaine passe par la restructuration complète de l’Elan.

« Nous devons prendre les choses positivement. Si on remonte tout de suite, descendre aura été un mal pour un bien. Nous avons l’opportunité de tout reconstruire ou presque. L’important, c’est l’état d’esprit. Quand je suis arrivé, tout le monde pensait négativement. Aujourd’hui, c’est déjà mieux. »

Chalon a besoin d’un nouveau souffle dans la Pro B

De l’effectif de 2020/2021, seuls l’expérimenté Mickaël Gelabale et le jeune Boubacar Niasse poursuivent l’aventure en Saône-etLoire. Un alliage entre anciens et jeunes pousses, voilà la recette que compte utiliser Léo De Rycke pour faire retrouver à Chalon sa place en première division.

Pour cela, l’ancien directeur sportif des Giants d’Anvers entre 2010 et 2019 a fait appel à Sebastian Manchowski pour prendre les rênes de l’équipe première. Si le choix en a surpris plus d’un, Léo De Rycke fait confiance à l’entraîneur allemand.

« Le club avait besoin d’un vent de fraîcheur sur le banc, de quelque chose de nouveau. Je n’ai rien contre les entraîneurs français, mais j’estime que le club avait besoin d’autre chose. Le fait que Sebastian n’ait aucun lien avec la France était important pour moi. »

S’il ne connaît pas la France, Sebastian Manchowski n’en est pas moins un technicien expérimenté. A 49 ans, cet Allemand né à Berlin officie depuis 14 ans. Elu meilleur entraîneur du championnat allemand en 2013 ou encore vainqueur de la Coupe de Pologne en 2009, l’ancien ailier arrive de Chine où il était adjoint de Li Qun dans la franchise des Aviators de Shenzhen.

En ce qui concerne la constitution de son effectif, Léo De Rycke a les idées claires. « Nous cherchons des joueurs talentueux, mais surtout des joueurs avec du cœur. On aimerait former un effectif en majorité français potentiellement en mesure de jouer en Pro A en cas de montée. »

Un entraîneur allemand pour redonner de l’élan

Non conservé par Le Mans où il était jusqu’ici capitaine, Antoine Eïto a été l’une des premières cibles. Première recrue de l’intersaison, l’arrière international français de 33 ans dit ne pas avoir hésité malgré la descente :

« J’ai senti que Chalon me voulait vraiment. Trois semaines avant la fin du championnat, ils voulaient absolument que je vienne, peu importe que le club soit en Pro A ou en Pro B. J’ai discuté avec Mike (Gelabale) puis avec le nouveau coach. Les conversations ont été très positives. La durée du contrat (trois ans) a fini de me convaincre. »

A Chalon, Antoine Eïto sera, aux côtés de Mickaël Gelabale, un des cadres du vestiaire. Une aubaine pour Léo De Rycke qui compte bien mettre en avant un centre de formation parfois délaissé ces dernières années. Les grands clubs ne meurent jamais. A Chalon de le montrer.

Adrien Cornu

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