jeudi 13 juin 2024

Les révélations de Sophie Tapie : pourquoi son père ne s’est jamais intéressé au rugby

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Il y a quelques mois, Sophie Tapie ne savait rien du rugby sauf que le ballon avait une forme différente du ballon de foot. Elevée dans la passion du foot et de L’OM par son père Bernard, la chanteuse, qui est apparue dans la saison 2 de the voice, vibre désormais pour le rugby, à travers les matches et les performances de son compagnon ; le demi de mêlée Baptiste Germain prêté cette saison à Biarritz par Toulouse. Entretien pour Rugby magazine et Le Quotidien Du Sport.

Vous êtes en couple avec le demi de mêlée de Biarritz Baptiste Germain. Comment vous êtes-vous rencontrés ?

Lors du match Toulon-Stade Toulousain au stade Vélodrome. Je chantais en avant match, une amie à moi, qui ne devait pas venir, était finalement là. C’est vraiment le destin. L’autre signe du destin est de l’avoir rencontré au Vélodrome, un lieu qui a tant de signification pour moi. On a discuté, j’ai rapidement senti que le courant passait bien. Je ne connaissais rien au rugby, d’ailleurs je l’avais confondu avec le 9 toulonnais qui s’appelle aussi Baptiste (Serin). Pour poursuivre la soirée, je lui dis : « Vous sortez quelque part », il me répond : « Non, on a perdu ». C’est là que je me suis aperçue que je ne parlais pas à un Toulonnais (rires).

La famille Tapie obsédée par l’OM

Vous ne vous intéressiez pas au rugby, qu’est-ce qui vous rapproche ?

On se comprend parfaitement, on est fusionnels. Quand on se quitte cinq minutes, après on s’envoie des textos. Il y a une différence d’âge (22 ans pour lui, 35 ans pour elle, Ndlr), mais on est vraiment fusionnels. On évolue dans deux domaines avec une épée de Damoclès sur la tête. Moi je peux ne pas avoir de missions, lui il peut avoir une blessure et tout peut s’arrêter. On parle le même langage, les craintes que j’ai il les comprend. On a envie de pousser l’autre à être meilleur.

Comment définiriez-vous Baptiste ?

Il a une forte personnalité comme moi. C’est quelqu’un d’exigeant avec lui-même, extrêmement mature malgré son jeune âge. C’est un homme construit plus qu’un jeune garçon. Il est aussi sensible, très humain.

Lui donnez-vous des conseils ?

Pas des conseils sauf quand il me le demande, mais on échange beaucoup.

Vous êtes très active de votre côté entre le cinéma, la chanson et le théâtre. Quelle est votre actualité ?

Je devais faire cette année un film avec Claude Lelouch, mais il n’a pas eu le financement. Je débute la préparation d’un album où l’on retrouvera un regroupement d’artistes. Le monde du spectacle a été très touché par la Covid. Je me suis installée avec lui à Biarritz.

N’est-ce pas dur pour vous de ne pas avoir de vie professionnelle provisoirement ?
Ça me manque, c’est sûr, car comme vous le disiez je suis très active, mais ça se passe bien, on a été bien accueillis. L’entente entre les familles des joueurs est top, c’est très humain, il n’y a pas de guerre d’égo. A la fin d’un bloc, on est partis en stage avec les joueurs, on a fait des activités c’était génial. J’avais aussi besoin de cette pause de six mois. J’ai sorti mon album alors que je venais d’enterrer mon père, j’étais vidée émotionnellement.

« En rugby, les dirigeants sont issus du milieu »

Quel était votre regard sur le rugby avant de le rencontrer ?

J’avais l’image d’un sport assez violent. J’ai découvert un esprit très famille. A Toulouse par exemple, les joueurs vont à la Bodega après le match, en foot vous ne verrez jamais ça. L’ambiance dans les tribunes est différente également. Au rugby, les gens restent assis, au foot ça crie, ça chante beaucoup plus. Quand j’étais en tribunes, je me levais, je criais, Baptiste avait un peu honte (rires), il ne voulait plus s’asseoir à côté de moi. L’ambiance du rugby est bonne, mais pas dans un stade comme le Vélodrome où on est habitués à avoir les Ultras, les tifos, les chants en permanence… Le Vel, c’est un stade de foot.

Votre famille a investi dans plusieurs sports. Votre père s’est-il intéressé au rugby ?

Non pour la bonne et simple raison que c’est un sport où les dirigeants sont issus du milieu. A Toulouse, par exemple, Didier Lacroix est un ancien joueur. Mon père avait un peu joué au foot en jeunes, mon oncle n’avait jamais touché un ballon de hand, mais ils ont investi car ce sont des sports où ce sont souvent des investisseurs extérieurs.

Le rugby pourrait-il vous inspirer une chanson ?

Pourquoi pas. Si j’en faisais une, je mettrais en avant le travail d’équipe qui est primordial dans ce sport. Bien plus que dans un autre sport collectif, sans solidarité tu ne gagnes pas. Un seul homme ne peut pas faire la différence.

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