lundi 4 mars 2024

L’histoire d’amour du XV de France avec le Tournoi des 6 Nations

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Le Tournoi des VI Nations est un élément majeur du calendrier rugby avant les J.O. La France fait état de grande favorite mais c’est une histoire plus complexe dans l’histoire de ce tournoi.

Lors du premier Tournoi, disputé en 1910 sur les cendres du Home Nations Championship (réservé aux quatre nations britanniques), et remporté par l’Angleterre, la France termina avec la cuillère de bois, comme à quatre reprises lors des six premières éditions.

Après s’être fait exclure en 1931 pour manque de professionnalisme et… de maîtrise sur le terrain (!), avoir été réintroduit en 1939, il fallut attendre 1959 pour la voir soulever son premier trophée et enchaîner avec quatre titres consécutifs qui annonçaient le premier Grand Chelem de 1968.

Jusqu’en 2000 et l’arrivée de l’Italie pour le passage à six, plus sûrement jusqu’à la création de la Coupe du Monde en 1987, c’est d’abord à travers ses performances lors du Tournoi, et les débats qu’elles ont toujours engendrés, que la France n’a jamais cessé de grignoter son retard originel.

Jusqu’à revendiquer plus qu’à son tour, au quidam des années 80, un statut de favori pas toujours assumé, mais suffisamment quand même pour afficher 10 Grands Chelems au compteur et espérer en accrocher un onzième, histoire de lorgner sur le record des Anglais (13), une perspective devenue plausible avec l’émergence de la génération Dupont.

Avant que le vent tourne, comme il a toujours tourné à un rythme immuable entre Dublin, Paris, Londres, Edimbourg et Cardiff depuis plus d’un siècle, on ne saurait mieux conseiller au XV de France des années 2020 de profiter de son élan pour prendre tout ce qu’il y a à prendre…

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Un 11ème grand chelem pour les bleus ?

Dès cette année, pour digérer la désillusion de la Coupe du monde, malgré l’absence du meilleur d’entre eux pour cause olympique, l’occasion serait belle de remettre le coq au milieu du village. Le calendrier s’y prête avec la réception de l’Irlande au Vélodrome de Marseille et celle de l’Angleterre au Parc Olympique de Lyon, ses deux principaux concurrents.

En délaissant pour la première fois Paris, Colombes, le Parc des Princes ou le Stade de France, le symbole serait fort de parvenir à se régénérer en Province, où respire encore ce rugby des campagnes et des villes qui s’est construit dans le rituel des samedis après-midi d’hiver.

Intemporel, en marge d’un rugby en pleine évolution, la principale force du Tournoi est de continuer à convoquer les souvenirs de plusieurs générations de rugbymen qui ne se sont jamais lassées d’écouter les commentaires de Roger Couderc, pour les plus âgés, ou de Pierre Salviac, quand bien même, à la fin, ils savaient qu’il allait falloir courir après le score pour effacer les effets d’une indiscipline chronique à moins qu’il ne s’agisse d’un arbitrage immuablement défavorable.

On vous parle d’un temps où, à la fin, c’était souvent les Anglais qui gagnaient (39 victoires, record partagé avec le Pays de Galles face aux 26 de la France et aux 22 de l’Ecosse et de l’Irlande). Mais ça, même si c’était déjà le Tournoi, c’était avant…

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