lundi 24 juin 2024

Lucas Dubois (USAP) : « J’ai appris à me connaître »

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Jean-Marc Azzola
Jean-Marc Azzola
Journaliste

L’ailier de l’USAP Lucas Dubois (23 ans) confie comment il a su surmonter certaines souffrances pour devenir un joueur important.

Dans votre cas, le rugby est une histoire de famille.

Pascal Bomati est mon oncle. Il a notamment joué à l’USAP au début des années 2000 (entre 2002 et 2007, Ndlr). On communique beaucoup. Il me livre sa vision du rugby et m’évoque son expérience d’ancien joueur professionnel.

Et comment jugez-vous vos débuts en Top 14 cette saison ?

Je découvre un nouveau championnat, de nouveaux stades et de nouvelles équipes. On s’adapte progressivement à un niveau supérieur par rapport à la Pro D2. Nous essayons d’élever son niveau individuellement et collectivement pour rivaliser. On donne le maximum à chaque fois. Je n’ai pas fondamentalement changé mon jeu non plus. C’est un réel plaisir que de se mesurer à de tels adversaires dans de tels stades. Les sensations sont en plus démultipliées. On a été sans public pendant longtemps. Désormais, on joue quasiment à guichets fermés à chaque fois. C’est super !

Quels sont vos axes de progression ?

J’ai encore des progrès à faire en défense. Je peux aussi encore faire mieux dans mon jeu au pied.

« Je suis passés par de grands moments de doute »

A 18 ans, vous vous êtes blessé gravement au genou. Avez-vous pensé arrêter le rugby ?

Non car j’étais encore jeune. Je voulais vraiment faire ce métier. Mais je suis passé par de gros moments de doutes. J’ai enchaîné deux grosses blessures. J’ai mis pratiquement un an pour revenir. On se pose des questions. On se demande si on va retrouver son rugby et son niveau. Si le physique va tenir… Je n’ai rien lâché.

J’ai tout donné en me disant que si cela ne marchait pas je n’aurais pas de regrets. Ces expériences m’ont renforcé. J’ai appris à relativiser sur mon sort et apprivoisé mon corps. J’ai appris aussi à me connaître. Je me suis également renforcé dans le domaine de la préparation physique, de la rééducation, et sur les exercices de renforcement.

Rêvez-vous d’un parcours à la Melvyn Jaminet ?

Qui ne rêve pas de son parcours ? Tout joueur aimerait avoir le même destin. Il l’a mérité vues ses performances. On est tous contents pour lui. Il continue de nous surprendre, notamment avec son énorme jeu au pied. A force de le fréquenter, on sait de quoi il est capable. On a de la chance de l’avoir dans l’équipe.

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