jeudi 20 juin 2024

Maxime Médard : « Rester à Toulouse, c’est tout sauf la facilité »

Toulouse - Clermont (21h05)

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A 34 ans, Maxime Médard a rempilé pour un nouveau chapitre en TOP 14. L’arrière a débuté sa 18ème saison au stade toulousain. La dernière ?

Quels sont les objectifs du club cette saison ?

Comme chaque club, l’objectif va être de gagner quelque chose, championnat ou Coupe d’Europe. En 2019, on n’était pas partis pour la Coupe d’Europe et finalement on a joué les demis. Donc ça se décidera au fur et à mesure de la saison.

Maxime Médard dans un nouveau rôle à Toulouse

Et à titre personnel ?

Prendre du plaisir. A chaque fois que j’ai pris du plaisir ça s’est bien passé donc continuer comme ça et essayer d’accompagner et de transmettre aux jeunes mon expérience.

Comment avez-vous vécu le départ de Cheslin Kolbe à Toulon ?

Je suis content pour lui, il le mérite. Il y a toujours des gens qui vont critiquer, mais je pense qu’il faut respecter son choix. Il a tout donné pour le Stade Toulousain, il donne tout pour l’Afrique du Sud. Il faut se rappeler qu’à l’époque il a quitté son pays avec sa femme et son enfant, ce n’est pas évident. J’espère qu’il va trouver sa place dans l’équipe et dans le jeu que Patrice (Collazo) veut mettre en place pour qu’on puisse profiter de ses crochets, de son sourire et de ses essais. «  Ches » , c’est un mec en or, c’est un bosseur, il mérite.

C’est votre 18ème saison à Toulouse, pourquoi n’avoir jamais envisagé un départ ?

Je suis né à Toulouse, j’ai ma famille, mes amis. On dit que je suis dans mon confort mais, au Stade Toulousain, je ne pense pas l’être. Chaque année, il y a des joueurs exceptionnels et chaque année il y a des remises en question, il y a du travail. Si je suis encore là à 35 ans au club, c’est que j’ai bossé.

« Accompagner et transmettre aux jeunes mon expérience »

Vous affronterez les Wasps et Cardiff en Champions Cup. Que pensez-vous de ces adversaires ?

Ce sont des équipes qu’on a déjà jouées auparavant, ça va être intéressant. J’ai entendu dire que c’était une poule plus facile, mais la Coupe d’Europe, ce n’est jamais facile. C’est un sprint, tu perds un match, tu es sûr de ne pas être qualifié. Il faut être sérieux et il faut respecter son adversaire.

Quel jeune joueur de Stade Toulousain vous impressionne le plus ?

Je suis dans un club où on laisse beaucoup d’opportunités aux jeunes donc il n’y en a pas qu’un, je peux tous les choisir. Ils sont tous impressionnants en termes de mental, de physique et gestion de match. Parfois, même moi je suis impressionné. Je n’interviens pas quand les jeunes prennent le lead parce que pendant dix ans ça va être à eux de tenir la baraque, c’est à eux aussi de prendre plus d’ampleur et de place.

Avez-vous déjà envisagé votre après-carrière ?

J’ai investi dans plusieurs sociétés, mais je m’investis énormément dans Fiters, qui est une société dans le sport santé en entreprise où on fait de la prévention par le biais de l’activité physique, ce qui est un peu tendance actuellement.

On agit sur la stratégie, sur la qualité de vie au travail. Il y a d’autres sociétés où pour le moment j’apprends le secteur et les clients pour être un bon communiquant. Je ne m’interdis pas de garder un pied dans le rugby, j’aimerais bien parce que c’est ça qui m’a fait grandir en tant qu’homme, mais surtout j’ai découvert plein de choses grâce au rugby et ça m’a mené là où je suis aujourd’hui.

Propos recueillis par Nathan Rayaume

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