samedi 24 septembre 2022

Mike Horn : « Si l’équipe de France de rugby veut m’appeler… »

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Arnaud Bertrande
Arnaud Bertrande
Rédacteur en chef — Pole Sport Lafont presse

Le célèbre explorateur sud-africain Mike Horn (56 ans) est fan de rugby, notamment grâce à son père qui y a joué.

Votre passion du rugby vient de votre père. Quel joueur était-il ?

Sa position était demi de mêlée pour l’équipe provinciale Transvaal en Afrique du Sud. Son club était les Diggers, il a aussi joué pour le Baberians et il était dans la sélection pour l’Afrique du Sud. Il était aussi coach de l’équipe provinciale Transvaal.

Vous avez également joué au rugby. Etiez-vous un bon joueur et auriez-vous pu faire carrière et à quel poste ?

J’ai commencé à 6 ans. J’ai comme mon père joué demi de mêlée. J’ai aussi joué pour l’équipe provinciale de Transvaal au lycée et à l’université. Après l’université, j’ai arrêté car j’ai rejoint l’armée. Peu après mon retour de l’armée, j’ai quitté l’Afrique du Sud pour la suisse où j’ai joué pour le LUC (Lausanne University Club).

Echangeriez-vous toutes vos aventures contre une carrière de joueur vous qui rêviez des JO ?

J’aurais aimé que les deux puissent co-exister. En effet, je rêvais de participer aux JO, mais l’Afrique du Sud était boycottée à cause de l’apartheid. C’est pour cette raison que je me suis lancé dans l’aventure.

Quels sont vos souvenirs de rugby ? Le rugby, c’était ma vie !

Je passais chaque week-end au stade quand j’étais enfant pour regarder les grands matches. J’y travaillais comme vendeur de programmes, de bières et chips. Entre autres, j’allais regarder mon papa jouer. J’ai aussi eu la chance de voir les All Blacks, les Pumas (Argentin), les Français et les Britishs Lions jouer.

Il paraît que vous étiez au pôle Nord lors de la dernière Coupe du monde. Cela a dû être frustrant de vivre de loin la victoire de l’Afrique du Sud.

Le résultat de l’Afrique du Sud m’a inspiré de repousser mes limites et de sortir victorieux pendant la plus grande galère de ma vie comme explorateur.

« Dans une mêlée ou en terre inconnue, on est déterminé par la vitesse à laquelle on se relève »

On loue souvent le jeu rugueux, physique de l’Afrique du Sud par rapport au french flair français. Vous êtes d’accord ?

Comme nation, les Sud-Africains sont construits pour jouer au rugby. Les Français eux, sont plus construits pour jouer avec un flair. Une étude a été faite pour déterminer quelle nation avait le physique le plus adapté pour jouer au rugby, l’Afrique du Sud en est ressortie gagnant.

Si l’Afrique du Sud affrontait en France la France en 2023 en finale de la Coupe du monde votre cœur hésiterait-il ?

J’espère que la France gagne une Coupe du monde, mais si c’est contre l’Afrique du Sud je préfère un match nul ! (sourire)

Vous avez déjà été coach mental. Certaines équipes de rugby vous ont-elles approché et lesquelles aimeriez-vous coachées ?

J’ai déjà coaché les Springboks et le Sadisons Rugby Club en Angleterre. Et j’aimerais beaucoup avoir l’opportunité de coacher les Français un jour. Qu’ils m’appellent !

Est-ce plus dur de se frotter à une mêlée ou un plaquage que d’aller en terre inconnue ou de traverser le Pôle ?

La seule différence, c’est que la nature ne se fatigue pas. Mais on a souvent l’impression qu’on est plaqué au sol sans arrêt, jour après jour, mois après mois, année après année. Mais dans une mêlée ou en terre inconnue, on est déterminé par la vitesse à laquelle on se relève.

Quels sont vos prochains projets ? Dans les mois à venir, je prévois de repartir à l’aventure pour retracer mes premiers pas d’aventurier et redécouvrir les endroits qui m’ont formé. Je souhaite aussi témoigner des changements qui ont eu lieu dans ces endroits 20 ans après les avoir côtoyés.

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