mardi 16 juillet 2024

Basket — Mike Scott : « Je n’ai jamais triché »

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Jean-Marc Azzola
Jean-Marc Azzola
Journaliste

L’ailier fort américain aux neuf saisons NBA, Mike Scott (612 matches avec Atlanta, Washington, les Clippers et Philadelphie) et au CV surdimensionné qualifie son expérience en Lorraine sa première en Europe d’unique et ne serait pas contre la poursuivre. Entretien réalisé pour France Basket et Le Quotidien du Sport.

Pouvez-vous revenir sur votre arrivée à Nancy ?

Au départ, j’ai échangé des mots très sympas avec le club, l’entraîneur, mes équipiers. J’ai voulu tenter l’expérience. Énormément de gens ici, le public, m’ont prouvé aussi qu’ils voulaient que je reste. A Nancy, le feeling a été mutuel. Ici, je n’ai jamais rien considéré comme acquis. J’ai surtout pris du plaisir à jouer au basket tout en faisant partie de cette équipe. J’ai surtout pris cette opportunité comme une chance de pouvoir rejouer (après une saison blanche, Ndlr).

Que vous inspire le classement de Nancy ?

Il y a des choses qu’on peut encore mieux faire. On a certes enchaîné quatre défaites de rang en championnat (avant la victoire contre Gravelines-Dunkerque, 82-55, Ndlr), mais il y a encore beaucoup de matches à disputer. Je ne suis donc pas plus inquiet que cela.

Vous semblez vous être adapté assez vite au basket européen.

Cela m’a quand même pris quelques semaines (sourire). Mais, au bout du compte, même si certaines règles changent par rapport à la NBA, cela reste du basket. Il y a des fondamentaux à respecter.

Vous êtes reconnu pour votre humilité et gentillesse en dehors des parquets. Comment faîtes-vous pour la mettre de côté sur le terrain en devenant un tout autre joueur ?

C’est ma manière d’être. Je n’ai jamais triché tout au long de ma carrière. Pendant mon parcours, je suis parvenu à m’adapter quasiment en permanence aux nouvelles situations, aux nouvelles personnes que je rencontrais. Je n’oublie pas non plus que l’an dernier j’étais à la maison. Je suis très reconnaissant d’avoir pu avoir cette opportunité de jouer au basket et finalement de faire partie de cette équipe.

« Continuer à Nancy pourrait être une possibilité »

Qu’allez-vous faire en fin de saison ?

Je retournerai voir ma famille. On se mettra autour d’une table, on discutera et on prendra une décision. J’ai 34 ans, mais j’aimerais continuer à jouer au basket. Si une équipe NBA s’intéressait à moi, j’étudierais forcément la situation. Mais je n’irai pas obstinément chasser la NBA s’il n’y a pas un intérêt réel. Je n’aurai alors aucun souci pour jouer à l’étranger. Continuer à Nancy ? Pourquoi pas ! Ce pourrait être une possibilité.

Une cagnotte pour qu’il reste !

On ne présente plus le CV de cet ailier fort de 34 ans originaire de Virginie. Drafté en 43ème position par les Hawks en 2012, outre la franchise d’Atlanta, Scott a porté les couleurs des Wizards, des Clippers et des Sixers avant de débarquer en Lorraine comme pigiste médical de Donte Grantham.

Ce joueur aux 612 matches NBA (555 de saison régulière et 57 de play-offs) ne s’est pas fait remarquer que par ses nombreux tatouages, une autre passion chez lui. Il a été intenable notamment contre Blois (meilleur marqueur de la rencontre avec 32 points et 9 rebonds). Un degré de performance remarquable surtout quand on sait que l’Américain n’avait plus joué depuis sa dernière saison outre-Atlantique en 2020/2021 :

« C’est une très bonne nouvelle. Mike commence à retrouver au fil des semaines son rythme de compétition après une pause de seize mois sans jouer. L’homme comme le joueur est attachant et investi, et sa posture pour un joueur à 600 matches NBA est tout simplement exceptionnelle » a même réagi le coach Sylvain Lautié sur le site officiel du club. Une vraie histoire d’amour est née entre ce joueur américain et le public lorrain.

Car à la fin de sa pige médicale, la question était devenue virale à Nancy et en particulier pour les fans du SLUC. Le natif de Chesapeake allait-il rester ou partir ? Les performances et l’état d’esprit du joueur ont tellement séduit que des supporteurs ont décidé d’ouvrir une cagnotte Leetchi pour que le club puisse le conserver ! Avec le gros travail mené en coulisses par les dirigeants du club nancéien, Mike Scott a finalement pu prolonger son aventure en Lorraine jusqu’à la fin de saison.

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