jeudi 25 avril 2024

Moses Alo-Emile : Samoa ou XV de France, le pilier du Stade Français va choisir

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Eric Mendes
Eric Mendes
Journaliste

Devenu l’un des meilleurs piliers de Top 14, Moses Alo-Emile attire tous les regards, notamment ceux de l’équipe de France. Mais, pour le moment, le joueur du Stade Français ne souhaite pas choisir et veut se concentrer sur la bonne saison de son équipe.

Comment se passe votre saison ?

Ça va. On est un peu fatigué, mais on continue de travailler pour préparer au mieux la fin de saison. Il ne reste pas beaucoup de matches. C’est important de continuer à être sérieux jusqu’au bout. Cette année va être bonne pour nous. Jusqu’à maintenant, c’est une belle saison. On est en haut du classement. Ça nous donne de la confiance.

Ça doit être un plaisir de jouer les premiers rôles en Top 14 !

Depuis 2018, je sais que le Stade Français est un club qui gagne beaucoup de Boucliers. La mentalité n’a pas changé depuis. On veut faire en sorte de rester au plus haut niveau. J’adore nos couleurs. C’est cool de mettre le maillot rose du Stade Français. C’est spécial. Quand je suis arrivé, j’avais 18 ans, j’avais connu un profond changement avec la distance, la langue et le pays. Maintenant, ça fait 6 ans que je suis ici. Je me sens chez moi. Je ne sais pas quand je vais retourner en Australie, mais ce sera dur.

Est-ce plus simple pour s’adapter avec votre frère Paul à vos côtés ?

Evidemment. Je ne pense pas que j’aurais signé mon contrat s’il n’avait pas été là. J’avais 17 ans quand l’intérêt du Stade Français est arrivé. Je ne serais pas venu sans lui. Je ne connaissais personne et je ne parlais pas français. J’ai joué déjà 6 ans avec lui et j’espère encore jouer avec jusqu’à sa retraite ! Il devrait jouer jusqu’à 40 ans (il a 32 ans, Ndlr) (Sourire).

Comment avez-vous accueilli la nouvelle de l’intérêt de l’équipe de France alors que votre frère est international samoan ?

Je suis chaud (sourire). Je veux bien. C’est un rêve de jouer en sélection nationale. C’est le cas pour tous les joueurs. Je suis chaud pour mettre le maillot bleu… Reste à savoir si c’est la France ou les Samoa (rires).

Les Samoa ne vous ont-ils pas encore appelé ?

J’étais encore jeune à l’époque. C’était en 2021. J’avais refusé. Je voulais encore progresser et développer mon jeu. Je n’étais pas prêt mentalement et je sortais d’une longue saison.

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« Reste à savoir si c’est la France ou les Samoa… »

Avez-vous déjà réfléchi quelle sélection aurait votre préférence entre la France et les Samoa ?

Je ne fonctionne pas comme cela. Je reste d’abord focus sur mon club et le Stade Français. C’est le plus important. Je veux tout donner à mon club. Il est évident que je serais intéressé pour connaître le niveau international, mais ce n’est pas une obsession. Je veux me donner à 100 % pour le Stade Français. C’est plus dans un processus de progression dans ma carrière.

Le fait de voir Meafou intégrer l’équipe de France est-ce un exemple pour vous ?

Je suis vraiment content pour lui. On a grandi dans la même ville, à Brisbane, en Australie. Je suis heureux de le voir vivre une telle progression dans sa carrière. Il peut jouer à ce niveau et en équipe de France. C’est une belle opportunité pour lui. Il a fait un très bon match contre le Pays de Galles pour sa première sélection. Je ne lui souhaite que le meilleur. Il le mérite.

Vous a-t-il appelé pour vous motiver à venir le rejoindre en Bleus ?

(Rires) Je lui aurais dit de dire au coach de m’appeler si c’était le cas. Je l’ai laissé tranquille. Je sais que tout le monde l’a déjà appelé pour lui laisser des messages. J’ai préféré attendre pour qu’il profite pleinement de ce moment particulier.

Quelles sont vos limites ?

Je sais que je peux encore faire mieux que ce soit en mêlée, en défense ou en attaque. Je peux progresser dans tous les secteurs.

Etes-vous plus fort que votre frère ?

Bien sûr ! (rires) Il a déjà plus d’expérience. Il m’a déjà montré qu’il savait changer toujours un truc pour me mettre en difficulté. Il va toujours faire en sorte de garder son avance sur moi. Mais j’ai encore le temps de le rattraper.

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