jeudi 25 avril 2024

NBA : Ousmane Dieng nous explique le succès d’Oklahoma

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Jean-Marc Azzola
Jean-Marc Azzola
Journaliste

10ème la saison passée, le Thunder trône cette saison tout en haut de la Conférence Ouest. Le Français Ousmane Dieng, qui dispute sa 2ème saison à Oklahoma, nous présente ce candidat au titre surprise. Entretien pour France Basket et Le Quotidien Du Sport.

Cela doit être une grande joie d’être le premier Lot-et-Garonnais à jouer en NBA ?

Franchement, je le prends avec beaucoup de fierté. Je viens d’une petite ville dans le Lot-et-Garonne (Villeneuve-sur-Lot, Ndlr). C’est très flatteur d’être arrivé jusqu’en NBA. J’espère qu’à l’avenir je vais inspirer beaucoup d’autres jeunes joueurs et joueuses de ce département.

Etes-vous satisfait de vos premiers mois cette saison avec OKC ?

En termes collectif, l’équipe va vraiment très bien. Sur ce point, je suis très satisfait. A titre plus personnel, j’essaie de prouver à chaque fois que je peux jouer et que je peux me retrouver sur le terrain. Je donne le meilleur de moi-même à chaque fois que j’en ai l’opportunité.

Cette situation personnelle est-elle frustrante à vivre ?

Je ne le vois pas ainsi. Ce que je vis fait partie de mon apprentissage. Je suis quand même dans une équipe excessivement forte où évoluent beaucoup de joueurs de grand talent. Cela me pousse sans cesse à m’améliorer. Même si je n’ai pas un temps de jeu énorme (11 minutes de moyenne, Ndlr), je cherche surtout à montrer ce que je sais faire.

Que vous manque-t-il pour vous faire une place de titulaire indiscutable ?

Je dois surtout bien faire toutes ces petites choses, mais qui sont essentielles. Elles doivent servir l’équipe à gagner. Après, c’est toujours la même chose. Je dois prouver à chaque fois que je suis sur le terrain.

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« Jouer avec beaucoup de joueurs de grand talent me pousse sans cesse à m’améliorer »

Qu’avez-vous appris la saison dernière pour votre première saison en NBA ?

Enormément de choses ! Mais j’ai surtout retenu qu’une saison NBA c’est très long. Donc il faut être capable d’assimiler un certain nombre de choses quand cela va bien. Il ne faut par contre jamais placer le curseur trop haut quand les choses fonctionnent bien. A contrario, il ne faut jamais placer ce même curseur trop bas quand les choses marchent un peu moins bien. C’est un juste équilibre à trouver. Qu’on réalise un bon match ou un mauvais, il faut toujours rester focus sur la prochaine rencontre.

Comment sentez-vous votre progression physiquement ?

Les choses avancent bien également à ce niveau. Je commence à prendre du poids. C’est important.

Olivier Sarr évolue comme vous à OKC. Mais de quels joueurs de votre franchise apprenez-vous le plus ?

Forcément avec la qualité de notre groupe, j’apprends de tout le monde. Même culturellement on apprend beaucoup car dans le roster figurent des joueurs de différents pays. Ils ont évolué dans différentes équipes et on tire les bénéfices de leur expérience respective. Cependant, si on ne devait en désigner qu’un, je dirai Shai Gilgeous-Alexander. Je le regarde beaucoup et je m’imprègne de sa manière de travailler. J’apprécie notamment sa grande rigueur.

C’est la star de l’équipe ?

Oui objectivement on peut le considérer comme tel. Je ne pense pas que ce soit un avis purement personnel. On est beaucoup à le penser (sourire). C’est un joueur qui est époustouflant dans sa capacité à créer son tir et ce peu importe où il se trouve sur le terrain. Il peut vraiment marquer de partout et c’est très important pour notre équipe. Shai peut créer pour lui et pour les autres.

Peut-on voir en lui un possible MVP ?

Il a toutes les qualités pour le devenir. J’espère qu’il le sera.

Chet Holmgren est-il un autre joueur inspirant pour vous ?

Oui beaucoup. C’est très fort ce qu’il est en train de faire. Rappelons que l’année dernière (pour sa première saison NBA, Ndlr) il a été blessé toute la saison (rupture du ligament du médio-pied droit, Ndlr). On le voyait s’entraîner énormément même en étant blessé. Ce qu’il produit cette année en accomplissant une très bonne saison ne me surprend absolument pas.

Quel genre de coach est Mark Daigneault ?

C’est un coach jeune (39 ans, Ndlr). Il n’empêche, sa connaissance du basket est très forte. Le coach sait quoi faire. Il a notamment cette aptitude dans sa communication à savoir parler à chacun de nous à bon escient. C’est vraiment un bon coach.

On n’imaginait pas OKC si haut au classement.

Personne ne nous attendait si haut dans la hiérarchie du fait que nous formons une équipe jeune. Mais une fois qu’on a dépassé ce constat, il faut considérer cette équipe comme très talentueuse. L’équipe présente aussi cet atout de ne pas s’attarder sur une défaite comme sur une victoire. OKC attaque tous les matches de la même manière. Cela nous permet d’accumuler les victoires.

Avec cet état d’esprit offensif, jusqu’où votre équipe peut aller ?

Dans un premier temps, il va s’agir de continuer sur notre lancée pour assurer la qualification en play-offs. Une fois que cette première étape sera franchie, on essaiera d’aller le plus loin possible dans la compétition.

Que peut-on vous souhaiter pour 2024 ?

Une saison réussie pour moi va consister à grappiller des minutes. Je vais tout faire pour aider mon équipe à gagner. Si je peux occuper un rôle important collectivement d’ici la fin de saison, j’aurai alors effectué un grand pas en avant.

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