mardi 18 juin 2024

Paris 2024 : Kevin Mayer, le champion maudit

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Après des premiers Jeux en 2012 à Londres (15ème), et avant ceux de Paris qui pourraient être ses derniers, Kévin Mayer le décathlonien a raflé deux médailles d’argent en 2016 et en 2021 sans jamais être à 100% de ses moyens physiques.

Depuis Ignace Heinrich en 1948 (2ème des JO de Londres), aucun décathlonien français n’était plus monté sur un podium olympique. A Rio, Kevin Mayer a égalé la performance de l’Alsacien en battant le record de France (8834 points), mais sans parvenir à rejoindre Ashton Eaton, peutêtre en raison d’une blessure à la cheville qui ne l’a obligé à gérer ses efforts davantage qu’à chercher la meilleure perf possible.

4ème à la fin de la première journée, en améliorant notamment ses meilleures performances sur le 100 m (10’’81), le 400 m (48’’66), à la longueur (7m60) et au poids (15m76), sa deuxième journée généralement plus favorable (5m40 à la perche, 65m04 au javelot et 14’’02 au 110 m haies et 4’25’’49 au 1500 m) confirme qu’il fait bien partie des hommes les plus forts de la planète depuis sa 4ème place aux championnats du monde de Moscou en 2013 et les 8521 points glanés un an avant aux Europe.

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Kévin Mayer vise l’Or à Paris

Cette montée en puissance annonce son premier titre mondial en 2017 à Londres. C’est avec un statut de champion du monde, qu’il ne put défendre à Doha en 2019 en raison d’une blessure au tendon d’Achille, qu’il dispute ses troisièmes Jeux à Tokyo.

Si le résultat final, vice-champion olympique derrière le Canadien Warner, reste une belle performance ; il ne dit rien des douleurs au dos avec lesquelles il doit se battre pendant les deux jours de compétition. 5ème après la première journée, grâce un nouveau record personnel au javelot (73m09), comme à Rio c’est dans la deuxième journée qu’il grignote son retard petit à petit sans jamais pouvoir se rapprocher de la barre des 9000 points, dé passée par Damian Warner (9018 points) et que Kevin avait également franchie en 2018 à Talence pour s’emparer du record du monde (9126 points).

Il était alors en pleine possession de ses moyens physiques… A Tokyo, « c’était horrible, si douloureux, j’ai eu beaucoup de doutes quant à ma capacité à achever mon décathlon, mais le terminer avec une médaille est magnifique, disait-il. Je voulais vraiment gagner ici, mais gagner à Paris serait incroyable. » Si son corps le veut…

2023

Comme en 2019, où il avait abandonné lors des championnats du monde de Dubai, avant les JO de 2021, Mayer n’a pas pu terminer les championnats du monde de Budapest en 2023. Un bon signe pour Paris 2024 ?

Tom Boissy

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