mardi 27 février 2024

Pauline Astier (Bourges) : « Je me suis faite taper sur les doigts »

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À 20 ans (elle en aura 21 le 15 février), Pauline Astier a connu une dernière saison exceptionnelle. La néo-internationale est parvenue à se faire une place dans l’imposant effectif de Bourges, avec qui elle a prolongé jusqu’en 2025 et son ascension est loin d’être terminée. Entretien réalisé pour France Basket et Le Quotidien du Sport.

Championne de France, vainqueur de l’EuroCup, meilleure jeune du championnat, tout ça à 20 ans seulement, comment gérez-vous tout ce qui vous arrive depuis un an ?

J’ai eu du mal à réaliser à la fin de la saison. Quand je suis partie en vacances, je me suis dit : « Waouh on a réalisé tout ça. » Pour ma troisième année professionnelle, je pouvais difficilement rêver mieux.

Dans cette année 2022 de rêve, il y a eu cependant la déception de ne pas participer à la Coupe du monde. A-t-elle été facile à évacuer ?

En fait, deux jours avant la liste je me suis blessée donc il y a toujours un doute de savoir si sans cette blessure j’aurais été prise ou pas. Après quelques jours de déception, je me suis dit que ça pouvait être un mal pour un bien, qu’il fallait que j’apprenne à prendre soin de mon corps. Je me suis faite un peu taper sur les doigts car je ne faisais peut-être pas suffisamment de travail physique. Quand tout va bien, on peut avoir tendance à se relâcher, cette blessure m’a rappelée un peu à l’ordre.

Pauline Astier explose à 20 ans

Vos parents sont d’anciens basketteurs professionnels (son père Frédéric a joué au CSP Limoges et à Tarbes, sa mère Nathalie Fourcade à Tarbes, Ndlr). Vous aident-ils à gérer les à-côtés ?

Non pas du tout. Cela fait un moment qu’ils jouaient (rires). Les choses ont changé. On discute du côté basket, de mes performances, ils me donnent leur avis, mais ça s’arrête là. Mes parents n’interfèrent pas dans ma carrière. Mais si j’ai des questions ou que j’ai besoin de conseils, je peux leur en parler, ils seront toujours de bons conseils.

Vous ont-ils influencé pour choisir le basket ?

Peut-être un peu inconsciemment car avec ma sœur jumelle on a toujours évolué dans ce monde. Mais ils ne nous ont jamais imposé quoi que ce soit, ils nous ont laissé choisir. J’aurais pu choisir un sport différent, mais j’ai voulu continuer dans le basket, j’allais dans la salle à Tarbes, j’aimais l’ambiance du basket.

Comment s’est passée votre arrivée à Bourges en 2017 au centre de formation ? N’étiez-vous pas stressée de rejoindre un si grand club si jeune ?

J’ai passé des tests avec une copine, je ne m’attendais pas à être prise et à faire tout ce chemin. Au début, quand j’ai vu la salle, le club, les installations je ne réalisais pas que j’allais évoluer au milieu de si grandes joueuses. La suite est arrivée tout naturellement.

« Il faut que je sois plus dure au contact, que j’appuie plus mon dribble »

Et votre arrivée dans l’effectif professionnel.

J’ai eu un peu de chance. Lors de ma dernière année au centre, j’ai été intégrée à l’effectif professionnel et j’ai réussi à m’intégrer au groupe assez facilement.

Quels sont les domaines de votre jeu que vous devez encore améliorer ?

Mon physique. Il faut que je sois plus dure au contact, que j’appuie plus mon dribble également. Je dois aussi être plus régulière sur les tirs à 3 points.

Vous inspirez-vous d’une joueuse en particulier ?

Je me souviens de la première grande compétition que j’ai regardée, c’étaient les JO 2012. Je suivais plusieurs joueuses et joueurs, pas un en particulier, mais c’est vrai que j’ai toujours eu de l’admiration pour Céline Dumerc et Nando De Colo.

Vous avez récemment prolongé votre contrat. L’officialisation et la signature ont eu lieu au milieu du public. Vous y attendiez-vous ?

Ça a été une surprise. La communication m’avait dit qu’il y aurait simplement un post Instagram. Puis, à la fin du match, j’ai été appelée au centre du parquet, la salle était comble, on avait gagné, ma sœur était venue pour le match. Tout était réuni pour que ce soit un moment très émouvant et particulier. Cela a été le cas, je ne vais pas l’oublier, cela restera comme l’un des moments les plus importants et émouvants de ma carrière.

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