jeudi 29 septembre 2022

Pierre Bourgarit : « Le talonneur n’est pas juste là pour pousser en mêlée »

À lire

A 23 ans, Pierre Bourgarit réalise la meilleure saison de sa jeune carrière. Le talonneur rochelais nous parle en toute sincérité de la montée en puissance de La Rochelle, de l’évolution de son poste ou encore de la concurrence avec Julien Marchand en sélection. Touché au genou contre Clermont, le Rochelais a malheureusement dû se faire opérer et a raté les phases finales.

Vous êtes un talonneur atypique, vous courrez beaucoup. D’où vous vient cette endurance ?

De plus en plus de talonneurs ont mon profil. Le talonneur n’est pas simplement un joueur qui pousse en mêlée, il est technique aussi. Quand j’ai commencé, j’étais en 3ème ligne, petit et costaud, je n’avais pas vraiment le profil du poste puis je suis passé pilier gauche et j’ai finalement trouvé mon bonheur comme talonneur.

« Les défaites nous ont fait grandir »

Vous vous êtes aussi révélé cette saison comme marqueur d’essais (9 essais en phase régulière). Les arrières sont-ils jaloux ?

Jérémy Sinzelle m’a un peu chambré sur Canal + après un match. Mais ils n’ont pas à s’inquiéter, ils sont bien meilleurs et plus rapides que moi. Si vous regardez bien, j’ai marqué la plupart sur des ballons portés. C’est plus facile pour un 1ère ligne de marquer de cette façon (rires).

Quel est votre préféré ?

Le 1er que je marque contre Toulon en 2018. Sur 80 mètres, je m’étais pris un peu pour un ailier (rires).

En équipe de France, vous vous retrouvez en concurrence avec le Toulousain Julien Marchand. Comment vivez-vous ce rôle de remplaçant alors que vous réalisez une énorme saison ?

Bien, c’est le jeu. On s’entend très bien entre talonneurs, Julien est capitaine à Toulouse, il est très régulier, c’est un gros bosseur aussi, il est très complet. En club, je commence les matches, en sélection je les finis. C’est plus dur de finir un match que de le commencer car il faut se mettre dans le rythme des autres joueurs.

Le rôle de remplaçant n’est plus le même aujourd’hui, c’est un rôle à grosse charge émotionnelle et on joue un grand rôle sur le résultat du match. Les remplaçants rentrent tôt dans une rencontre. Mentalement, il faut être au top toute la semaine à l’entraînement comme le groupe de titulaires qui prépare le match. Il faut que l’on mette les titulaires dans les meilleures conditions.

Ne manquez pas Rugby magazine, en vente ici ou chez votre marchand de journaux

spot_img

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Actu

spot_img
spot_img

À lire aussi