mardi 23 juillet 2024

Pierre Huguet (Bayonne) : « Un deuxième rêve de gosse va se réaliser… »  

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Frédéric Denat
Frédéric Denat
Journaliste

En cinq ans, le 3ème ligne de 27 ans est passé d’une descente en Fédérale 1 avec Dax à la Champions Cup avec Bayonne. En découvrant le Top 14 la saison passée, Pierre Huguet a aussi pris conscience, à l’image de l’étonnant promu basque, qu’il pouvait viser encore plus haut. Entretien réalisé pour Rugby Magazine et Le Quotidien du Sport.

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Qu’avez-vous pensé de votre première saison de Top 14 ?

De là où j’arrivais, je ne pouvais pas rêver mieux que cet enchaînement de matches et cette dynamique collective qui nous a poussés à faire une belle saison et, à titre personnel, à toujours donner le meilleur de moi-même, sans trop réfléchir à ce qui m’arrivait en fait ! Le bilan est évidemment très positif et j’espère continuer avec ce même état d’esprit et cette volonté de me donner les moyens de jouer au meilleur niveau possible pour confirmer.

Pour un promu, Bayonne a surpris. Avez-vous été surpris aussi ?

Je suis quelqu’un de cartésien. En arrivant, avec un groupe aussi novice du très haut niveau, avec beaucoup de joueurs issus de Pro D2, même si pas mal de joueurs d’expérience nous encadraient, l’objectif était le maintien. Mais dès qu’on a pris conscience de notre potentiel, quelque chose s’est produit à l’intérieur du groupe. Mais au début, c’est vrai, si on nous avait dit qu’on jouerait la qualif pour les phases finales lors de la dernière journée, on ne l’aurait pas cru.

Qu’avez-vous découvert à Bayonne en marge du rugby ?

Une ferveur incroyable dans une ville qui, le jour des matches, vit au rythme du rugby, au diapason de son club. Je pense avoir découvert une des plus belles ambiances de rugby au monde.

Vous arrivez au plus haut niveau assez tardivement, à 27 ans, quel regard portez-vous sur votre carrière ?

Mon parcours est atypique car je n’ai jamais été dans les filières de jeunes, ce qui m’a obligé à toujours démontrer à ceux qui ne croyaient pas en moi qu’ils se trompaient. J’ai toujours tout mis en oeuvre pour être le plus performant possible et cette arrivée, même tardive, en Top 14, est un rêve de gosse qui s’est réalisé. Je ne vais pas maintenant changer de philosophie, mais au contraire continuer à me battre pour prouver que je mérite d’être là.

« Une des plus belles ambiances au monde »

Comment avez-vous vécu la transition Pro D2-Top 14 ?

Comme un marathon très difficile avec des matches qui s’enchaînent tous les week-ends face à des équipes de top niveau parce que le championnat est d’une grande homogénéité. Quelque part, à mon poste, 3ème ligne, ce n’est pas le même sport tellement il faut courir davantage, tout en étant encore plus impactant dans les contacts. Tout va plus vite, avec plus de mouvements et de déplacements, de changements de rythme…

Et maintenant, voilà la Champions Cup à l’horizon !

Une autre rêve de gosse (rires) ! J’ai hâté d’y être, de me mesurer aux meilleures équipes d’Europe à l’instar du Munster, d’avoir la chance de jouer dans des stades mythiques.

Et pendant ce temps, votre ancienne équipe, Dax, remonte en Pro D2…

Je suis d’autant plus heureux pour ce club que je l’avais quitté en 2018 sur une descente en Fédérale 1. Les voir remonter me rend heureux, j’espère qu’ils pourront se maintenir.

Quels sont vos favoris pour le Brennus 2024 ?

Vue la qualité de leur effectif respectif, de leur capacité à le renforcer encore davantage pendant l’intersaison, je ne vois pas comment on pourrait éviter un duel entre le Stade Toulousain et La Rochelle. Les deux équipes sont tellement au-dessus des autres et proches l’une de l’autre que le titre se jouera sur des aléas de match, sur des blessures, des méformes individuelles. Mais comme ils ne sont pas en fin de cycle, je pense que nous ne sommes qu’au début de leur période de domination.

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