mardi 4 octobre 2022

Rudy Gobert : « Ecrire l’histoire avec les Timberwolves »

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Arnaud Bertrande
Arnaud Bertrande
Rédacteur en chef — Pole Sport Lafont presse

Alors qu’il vient de fêter ses 30 ans, le triple meilleur défenseur de l’année (2018, 2019, 2021) Rudy Gobert quitte Utah, où il évoluait depuis 2013, pour Minnesota avec l’espoir de décrocher sa première bague de champion.

Qu’avez-vous ressenti en portant pour la première fois le maillot de Minnesota ?

Beaucoup d’excitation ! C’est un nouveau challenge, une nouvelle aventure. Je me sens comme lors de mon année rookie. On peut parler de nouveau départ. En tout cas, ce n’est que du positif même si ça fait bizarre de porter un autre maillot que celui de Utah Jazz où j’ai passé neuf ans, presque un tiers de ma vie.

Avez-vous eu votre mot à dire sur ce transfert ?

Minnesota était très intéressé et mon agent m’a demandé si ça me parlait de jouer avec eux. Le lendemain, j’étais chaud ! C’est vite devenu le meilleur challenge sportif, que ce soit individuellement ou collectivement.

On parlait pourtant de vous à Golden State, Toronto, Atlanta ou Dallas…

Ce sont des équipes qui ont accompli plus de choses que les Timberwolves ces dernières années, mais, en termes de challenge sportif, Minnesota qui n’a pas passé le 1er tour des play off depuis 2004, c’est excitant d’arriver dans un endroit où je vais avoir l’opportunité d’emmener cette équipe le plus loin possible et d’écrire une très belle histoire. Etre champion avec cette franchise, ce serait encore plus fort !

Pourquoi auriez-vous plus de chances d’être champion avec Minnesota qu’avec Utah ?

A Utah, on n’était vraiment pas loin. On avait un groupe qui avait tout pour y arriver. Mais, finalement, ça ne s’est pas fait. Minnesota aura également l’équipe pour. Moi j’aurai aussi plus d’expérience et j’ai envie d’emmener ce groupe le plus haut possible.

« Il était tant de partir de Utah »

Est-ce à dire qu’à Utah c’était la fin d’un cycle ?

Clairement. En NBA, la fenêtre pour les franchises pour gagner un titre n’est jamais très grande. A Utah, on a eu une belle fenêtre de trois ans. On a eu notre chance. On a fait de très belles saisons, étant même l’équipe qui a le plus gagné de matches ces quatre dernières saisons. Mais c’était le moment de partir sur quelque chose de différent.

On parle beaucoup de votre association avec le pivot Karl-Anthony Towns. Savez-vous comment vous allez fonctionner ?

On va se partager le ballon. Il y a tellement de possibilités par rapport au groupe et aux forces que l’on a. On va apprendre au fur et à mesure de la saison. C’est excitant.

« Je me sens comme lors de mon année rookie »

Beaucoup pensent que Utah ne vous a pas assez utilisé offensivement. Va-t-on vous voir marquer 20 points par match ?

Mon objectif est de continuer à progresser individuellement. J’espère que ce sera ma meilleure saison et en discutant avec le coach et avec mes coéquipiers je sens une bonne énergie. Ils croient en moi et ça c’est top. Quant à mettre 20 points de moyenne je m’en sens capable. J’étais à 16 points la saison dernière (15,6, Ndlr) en ayant fait beaucoup de matches à 25, 28, 29, où je sentais que je pouvais scorer plus si j’avais davantage d’opportunités. Donc on peut vite arriver à 20 points…

De quoi calmer les haters…

Ils trouveraient autre chose à dire (sic). Mais bon, c’est bon signe quand des gens analysent tout ce que vous faites, ça vous « pousse » à améliorer vos faiblesses et à prendre de la hauteur. Les plus grands joueurs de l’histoire de la NBA ont aussi été les plus critiqués. Minnesota a été la franchise de Kevin Garnett.

Rudy Gobert veut accomplir la meilleure carrière possible

Est-ce un joueur qui vous a inspiré ?

C’est un des joueurs que j’adorais regarder. Je regardais beaucoup de vidéos de lui quand j’étais au centre de formation de Cholet. J’ai beaucoup de respect pour sa carrière et la passion avec laquelle il jouait chaque match.

Vous venez de fêter vos 30 ans. Ne manque-t-il qu’un titre à votre bonheur ?

Ce n’est pas la reconnaissance qui me motive, mais simplement d’accomplir la meilleure carrière possible, qu’il y ait un titre ou non, même si j’espère qu’il y en aura un. L’important, c’est d’avoir tout donné. J’espère que j’aurais inspiré beaucoup de gens. En tout cas, j’ai toujours la même fougue. Mes meilleures années arrivent et j’ai hâte de voir jusqu’où je peux aller.

En parlant de titre, quand on est vice-champion olympique comme la France, seule la médaille d’or sera-t-elle belle à l’Euro ?

Je ne sais pas si on peut dire qu’on est les favoris, il y a pas mal d’équipes avec énormément de talent. Ce sera un beau challenge et on démarrera, comme toujours, la compétition en visant l’or.

Joel Embiid a obtenu la nationalité française. Comprenez-vous que l’idée de le voir en équipe de France ne plaise pas à tout le monde ?

Ça reste un des meilleurs joueurs du monde. Cela fait des années qu’il a cette volonté de rejoindre notre groupe et de devenir Français. Il a de la famille en France, il y a des attaches. C’est vrai qu’on a un groupe où il y a une superbe alchimie et qui a accompli de belles choses ces dernières années. On va en discuter entre nous pour voir ce qui est le mieux pour l’équipe de France. Avec le renfort de Embiid, les Américains peuvent trembler avant les JO… Ils ont déjà eu peur l’année dernière !

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