jeudi 25 juillet 2024

Stade Toulousain : comment Ugo Mola a fait oublier Guy Novès

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Arrivé en 2015 à la tête du Stade Toulousain pour succéder à Guy Novès, Ugo Mola a d’ores et déjà réussi son passage ou plutôt son retour (joueur 1990-1996) dans la ville rose. Avec 3 titres de champion de France et 2 Coupes d’Europe, il a imposé sa patte.

Bientôt 10 ans qu’Ugo Mola a fait son retour en tant qu’entraîneur à Toulouse avec la lourde tâche de succéder à la légende Guy Novès (24 saisons, 10 fois champion de France, 4 fois champion d’Europe) entraîneur français le plus titré de l’histoire, parti pour une nouvelle expérience en tant que sélectionneur du XV de France. Le bilan est extrêmement positif puisque Ugo Mola compte déjà 3 Boucliers de Brennus (2019, 2021, 2023) et 2 grandes Coupes d’Europe (2021, 2024).

En 2015, année de son arrivée, c’est Guy Novès en personne qui lui propose de prendre sa succession alors qu’il était le manager d’Albi (Pro D2). « C’est moi qui l’ai appelé en premier et ensuite j’en ai parlé à mon président qui a été immédiatement d’accord ». Pourtant, il arrive d’Albi et son passé Briviste (manager de 2009 à 2012 avec une relégation en 2012) laissait planer quelques doutes sur ses capacités, mais Guy Novès a le nez fin. Cependant, il ne pensait pas qu’il allait aussi bien lui succéder !

« Je l’avais appelé parce que je pensais qu’il avait la capacité intellectuelle d’arriver à un certain niveau mais bien évidemment que je ne me rendais pas du tout compte qu’il maîtriserait aussi bien cette équipe ».

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Mola peut-il rester aussi longtemps que Guy Novès ?

Les débuts n’ont néanmoins pas été simples pour Ugo Mola et son histoire dans la Haute-Garonne aurait pu vite tourner au vinaigre lui qui avait entraîné les arrières de Castres en 2006/2007. Après sa première saison où il finit 5ème avant de sortir en barrage (défaite 21-16 contre le Racing), l’année 2 aurait pu être sa dernière à la tête des Rouge et Noir puisque les Toulousains finissent 12èmes, dernière place non relégable.

Ugo Mola est néanmoins confirmé tandis que Fabien Pelous ainsi que Jean-Baptiste Elissalde quittent le club. Cette saison 2016/2017 va laisser des traces au club qui prendra un tournant décisif avec un recrutement important durant l’intersaison et les arrivées notamment d’un certain Antoine Dupont en provenance de Castres et de la star sud-africaine Cheslin Kolbe.

Ces changements marquent le vrai début de l’ère Mola et vont conduire aux succès qu’on connaît aujourd’hui. Les résultats récents montrent bien tout le travail accompli pendant toutes ces années et prouvent que ce ne sont pas juste les joueurs qui font que cette équipe atteint les sommets. Pour Guy Novès, c’est un vrai travail de fond.

« Pour qu’un club soit à ce niveau, il faut qu’il y ait une osmose totale. Ce n’est pas uniquement lié à une personne, c’est vraiment dû au travail de tout un club. Tout est rassemblé aujourd’hui pour qu’il soit le meilleur, la formation est excellente, je pense que c’est la meilleure en France. Le recrutement est aussi très intelligent, il n’y a quasiment que des internationaux qui correspondent au système de jeu du Stade et Ugo Mola mène cette équipe et fait en sorte que tout le monde s’entende. »

« Une osmose totale »

Toujours selon Guy Novès, Ugo Mola se rapproche de plus en plus, sur le plan des résultats, des légendes du Stade. « Compte tenu des résultats, il s’en rapproche, c’est une certitude. » Il le voit d’ailleurs continuer après 2027 date de la fin de son contrat :

« Dans la mesure où le président Didier Lacroix continue de travailler comme il le fait actuellement et à transformer le club, les conditions sont tellement réunies que ce serait dommage qu’il en parte ». Avant de conclure :

« Quand on quitte le Stade, on sait ce que l’on a, mais on ne sait pas ce que l’on va trouver ». Ugo Mola qui a été un très bon joueur (12 sélections, finaliste de la Coupe du Monde 1999) est clairement le chef d’orchestre de son effectif. Il a la capacité d’imposer une dynastie, à l’image de son prédécesseur, pour marquer de son empreinte, si ce n’est déjà fait, le plus grand club français.

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Enzo Zanon

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