mardi 25 juin 2024

Stéphane Ahmed (US Montalbanaise) : « Avant Montauban, je n’étais personne »

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Jean-Marc Azzola
Jean-Marc Azzola
Journaliste

Annoncé au Stade Français, l’ailier de Montauban, Stéphane Ahmed est promis à 23 ans à un bel Avenir. Grand fan de Wesley Fofana, le possible Futur ovni de l’ovalie mesure le chemin parcouru et celui qui lui reste encore à parcourir Entretien pour Le Quotidien du Sport et Rugby magazine.

Quelle est la grande différence entre le Stéphane Ahmed actuel par rapport à celui de l’an dernier ?

(sourire) Plus de ballons sur l’extérieur. L’équipe produit davantage de jeu aussi. Il y a aussi plus de confiance entre nous. Notre bon état d’esprit collectif rejaillit sur le terrain. On se donne davantage le ballon. J’ai également appris de l’année dernière. Des équipiers présents depuis plus longtemps que moi au club m’ont aussi beaucoup apporté. Je récolte les fruits de cet ensemble de choses.

Quelle est votre marge de progression ?

J’ai 23 ans. Je suis jeune. Ma marge de progression reste importante. J’ai encore beaucoup à apprendre. Physiquement, je peux beaucoup me développer. Dans mon jeu au pied et dans mes lignes de courses, je peux également mieux faire aussi. Je peux aussi progresser dans ma vision périphérique pour mieux venir au soutien et regarder le soutien. C’est fondamental. Percer, c’est beau, mais regarder à côté c’est encore mieux pour finir les coups.

Stéphane Ahmed sans pression

Dans quel état d’esprit étiez-vous quand vous êtes arrivé de Bordeaux à Montauban ?

J’étais serein. Je n’étais personne. Je n’avais aucune pression. Mais, d’un autre côté, je ne devais pas me reposer là-dessus. Je devais par contre me faire un nom. J’ai dû jouer mon jeu en montrant ce que je savais faire pour essayer de gratter un maximum de temps de jeu.

Est-ce un rêve de vous imposer un jour à Bordeaux où vous avez joué en Crabos ?

J’ai très bien été accueilli à Bordeaux. Avec de supers mecs et coachs. J’y ai fait mes classes. Si Bordeaux me le propose dans quelques années, je ne dirai pas non. Pourquoi pas. J’ai gardé de supers souvenirs là-bas. Mais je suis de nature à vivre ma vie au jour le jour. Je prends ce qu’on me donne sur le moment. Je livre mon maximum dans l’immédiateté. On verra bien ce qui s’ouvrira à moi plus tard.

« Le nouveau Fofana ? Peut-être, on verra bien… »

Quelle image avez-vous du Stade Français où vous êtes annoncé ?

C’est un très beau club avec une très belle histoire. Leur projet de jeu est formidable. C’est une équipe forte qui s’envoie et ne lâche jamais rien. Elle a encore beaucoup de belles choses à montrer.

N’appréhendez-vous pas cette nouvelle expérience dans ce club de la capitale ?

Cela ne me dérange pas de jouer dans un club d’une très grande ville. Je suis né à Bordeaux. Je suis quelqu’un de la ville. J’adore la ville.

Vous avez déjà été suivi par le XV de France. Y pensez-vous souvent ?

Comme tout le monde. Mais encore une fois je vis au jour le jour. Aujourd’hui, je me donne à fond pour Montauban. Dans les saisons à venir, j’en ferai de même pour un autre club. Si, un jour, l’équipe de France arrive, je me donnerai à 100% aussi pour elle évidemment.

Plus jeune, aviez-vous une idole ?

Quand j’ai commencé, Wesley Fofana m’a tapé dans l’oeil. En équipe de France, il passait beaucoup la ligne. On ne voit plus trop cela aujourd’hui malheureusement. Il était mon idole. J’ai aussi joué comme lui au centre, je joue ailier. Sa manière de faire ressemble un peu à ce que je fais.

Vous êtes peut-être le nouveau Fofana ?

(rires) Peut-être, on verra bien…

© Photo US Montauban

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