mercredi 29 mai 2024

Stéphane Gombauld (Nancy) : « Je ne suis plus le même qu’à l’ASVEL »

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Arnaud Bertrande
Arnaud Bertrande
Rédacteur en chef — Pole Sport Lafont presse

MVP de Pro B, Stéphane Gombauld (numéro 1 aux points, aux rebonds et à l’évaluation !), le Français retrouve, à 25 ans, l’élite du basket français auquel il avait goûté en 2015/2016 avec l’ASVEL. Entretien pour Le Quotidien Du Sport et France Basket.

Dans quel état d’esprit avez-vous abordé ce retour dans l’élite ?

Il y avait de l’appréhension, mais surtout beaucoup d’excitation. Après une bonne saison en Pro B, on mérite d’être là et on va tout faire pour réussir une bonne saison et gagner le plus de matches possible. On sait que ce ne sera pas facile, mais on prendra match par match.

Quand on voit les effectifs de Monaco et de l’ASVEL, cela ne fait-il pas peur ?

Pas plus que ça. Cela reste du basket et il faut les jouer les yeux dans les yeux. Si vous avez peur, le match est perdu d’avance.

Mais ça fait quoi d’affronter des joueurs comme Mike James ou Nando De Colo ?

Ce sont de bons joueurs, avec beaucoup d’expérience, mais on ne fait pas un sport individuel, mais d’équipe. Si on met l’énergie nécessaire, on est capable de faire un bon match. En tout cas, je ne me soucie pas de qui est en face, j’essaie simplement de tout donner.

Nancy peut-il surfer sur sa fin de saison dernière euphorique ?

On a gagné 13 matches de suite, ce qui est énorme. On est donc en confiance. Mais on ne s’enflamme pas et on va rester sur nos bases.

Le recrutement sera-t-il suffisant pour se maintenir ?

On a six nouveaux joueurs, mais il y a une bonne cohésion, ce qui est important. Ce sont de bons joueurs et de bonnes personnes. On s’entend bien. Le plus important est de tout donner sur le terrain pour ne pas avoir de regrets.

L’objectif est-il le maintien ou ne rêvez-vous pas d’être la surprise de la saison ?

La priorité, c’est de se maintenir, mais si on peut terminer dans les huit on ne s’en privera pas.

Comment ce retour dans l’élite est-il vécu dans la ville ?
Les supporteurs sont contents. On a à cœur de leur montrer du beau basket.

« La confiance, elle fait tout »

A titre personnel, vous avez goûté à la 1ère Division en 2015/2016 avec l’ASVEL. Quel souvenir en gardez-vous ?

J’étais jeune, j’avais 18 ans, j’en garde de bons souvenirs. C’est un championnat intense, plus sous contrôle. Aujourd’hui, j’ai mûri, je ne suis plus le même. Je suis une nouvelle personne, un nouveau joueur. J’ai bossé et j’ai fait des progrès. J’ai hâte de montrer, notamment contre l’ASVEL, ce que je vaux.

Après l’ASVEL, vous avez joué en Pro B (Saint-Chamond, Lille, Chartres, Blois, Nancy) et même en Serbie (Mladost Maxbet). Que vous inspire votre parcours ?

J’ai un parcours assez atypique. Je suis passé par la Pro B puis par la Serbie parce que je voulais découvrir le basket européen. Ça m’a forgé et ça m’a aidé à grandir et à prendre confiance en mon jeu. Je suis arrivé à Nancy en confiance.

« À Nancy, j’ai aimé le projet »

Après votre belle saison à Blois ou même en Serbie, l’opportunité ne s’est-elle pas présentée d’aller en Betclic Elite ?

Oui, mais ce n’était pas concret. A Nancy, j’ai aimé le projet et j’ai voulu tout faire pour aider l’équipe à monter. Se retrouver en 1ère Division avec une équipe avec qui vous avez été champion c’est encore plus fort.

Après votre titre de MVP de Pro B la saison passée, n’avez-vous pas hésité à aller dans un club plus ambitieux ?

Je n’ai pas hésité. J’avais signé deux ans. On a fait une saison extraordinaire. Je me sens bien ici donc le choix était simple.

Une chose est sûre, ce statut de MVP engendre beaucoup d’attentes autour de votre personne…

J’ai à cœur de poursuivre sur ma lancée et de montrer ce dont je suis capable dans l’élite. Je n’ai pas peur. Du reste, je ne pense pas qu’il y a une différence énorme entre la Pro B et la Betclic Elite.

Pensez-vous tourner à autant de points (19,5) ?

(rires) Je veux juste gagner des matches et qu’on se maintienne. L’équipe passe avant tout et je préfère qu’on gagne même si je marque moins.

Comment voyez-vous la suite de votre carrière alors que vous êtes en fin de contrat ?

Mon but, c’est de jouer au plus haut niveau possible. Pour cela, je vais tout faire pour continuer à progresser.

La NBA vous vous étiez inscrit à la draft 2018 avant de retirer votre nom est-elle toujours un rêve ?

La NBA et l’Euroligue sont des ligues qui font rêver. J’y pense…

Stéphane Gombauld pense à l’Euroligue

Pensez-vous être dans les clous par rapport à un Killian Tillie avec qui vous avez joué en équipe de France de moins de 20 ans et qui a déjà mis un pied en NBA ?

Je suis sur une bonne lancée. Je sors de grosses saisons à Blois, en Serbie et à Nancy. Je suis en confiance, j’ai confiance en moi. C’est une saison importante, mais il faut juste que je continue sur cette lancée.

A quel niveau pensez-vous avoir évolué depuis 2015/2016 ?

Au niveau maturité dans mon jeu et de ma personne. Et aussi au niveau de la confiance. Si tu es confiant dans ton jeu, tu peux franchir un cap. La confiance, elle fait tout. Même si on rate un tir, il ne faut pas hésiter à en reprendre. J’avais commencé à acquérir cette confiance à Blois et j’ai passé un cap en Serbie où j’étais considéré comme étranger. Et en tant qu’étranger, le jeu est assez tourné sur vous.

Quel est votre axe de travail pour passer un nouveau palier ?

Je vais continuer à travailler défensivement, sur la dureté notamment et sur tout en fait.

En parlant de NBA, quels joueurs appréciez-vous ?

J’aime bien Steph Curry qui est un joueur hors-norme.

La grande équipe de France est-elle dans un coin de votre tête ?

Porter ce maillot a toujours été une fierté. J’ai pu emmagasiner de l’expérience en jouant en équipe de France de jeunes. J’y pense toujours et c’est un objectif.

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