mardi 5 juillet 2022

Théo Maledon (Thunder) : « Je suis beaucoup plus fort aujourd’hui »

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Arnaud Bertrande
Arnaud Bertrande
Rédacteur en chef — Pole Sport Lafont presse

À 20 ans, Théo Maledon vient de disputer sa deuxième saison NBA. Le meneur français du Thunder en retire du positif, même si son passage en G-League l’a marqué.

Quel bilan faites-vous de votre deuxième saison NBA ?

A titre collectif, c’était une saison d’apprentissage. On a essayé de s’améliorer et de grandir. On a connu des blessures en fin de saison, ce qui a changé l’équipe. Mais, selon moi, on a été meilleurs que la saison dernière. On est en progrès. A titre personnel, c’était également une saison d’apprentissage avec des hauts et des bas, un passage en G-League, mais qui m’a permis de me construire et de faire face à l’adversité et de me mettre dans des situations qui vont me servir pour l’avenir.

Vos stats personnelles ont baissé : 7,1 points contre 10,1, 17,8 minutes contre 27,4, 7 fois dans le 5 de départ contre 49. Est-ce une déception ?

Lors de ma première saison, avec les blessures, j’ai eu la chance d’être propulsé dans le 5 beaucoup plus souvent. Comme je l’ai dit, c’est une nouvelle saison d’apprentissage où j’ai dû faire face à des situations plus compliquées que l’année dernière. Mais je pense que je suis beaucoup plus fort aujourd’hui donc je ne suis pas déçu.

Les stats ne veulent pas tout dire et si on regarde les matches de fin de saison (25 points à 9/13 aux tirs, 20 points, 23 points (à 4/9 à 3 points) et 10 rebonds, 18 points et 28 points sur cinq des six derniers matches, Ndlr), je n’avais jamais eu un nombre de matches consécutif avec une telle constance et une telle efficacité, ce serait donc trompeur de me juger juste par rapport aux stats.

« J’ai travaillé toute la saison »

L’équipe n’avait alors plus rien à jouer…

J’ai travaillé toute la saison et même quand je ne jouais pas, j’avais toujours la même mentalité, à savoir de vouloir progresser et d’être prêt à chaque fois qu’une opportunité à saisir se présentait. C’est ce qui s’est passé en fin de saison et je pense que j’ai saisi l’opportunité et que j’ai fait un bon boulot.

Olivier Sarr a été coupé alors qu’il enchaînait les bonnes performances pour que OKC obtienne un meilleur choix de draft en ne gagnant pas trop… N’est-ce pas choquant ?

C’est la NBA… Après, ce n’est pas moi qui prends les décisions (sourire). Mais c’est dommage qu’il ait été coupé.

Est-on trop exigeant avec vous, alors que vous n’avez que 20 ans ?

Je ne pense pas et ça n’a jamais été une excuse, j’ai toujours joué avec des gens plus âgés. Je ne me suis donc jamais préoccupé de l’âge.

Avez-vous été déçu de redescendre en G-League ?

Ce n’est pas le genre de nouvelle qu’on aime entendre. Quand on m’a envoyé là-bas, mon seul objectif était de prouver et de dominer cette catégorie pour montrer à ceux qui m’avaient envoyé en G-League que j’étais au-dessus.

« Je suis disponible pour disputer l’Euro »

Alors qu’il vous reste deux ans de contrat, n’avez-vous pas envie de rejoindre une équipe plus forte ?

Je suis encore sous contrat et ce sera un plaisir de continuer l’aventure avec OKC. Continuer avec l’équipe qui t’a drafté, qui t’a fait confiance et qui t’a donné la chance de jouer en NBA, c’est important pour moi. Donc, si je peux rester, je resterais, j’adorerais.

N’aspirez-vous pas à jouer les play-off ?

Si, bien sûr, mais j’ai envie de le faire avec OKC.

Les places sont chères en NBA. Est-ce à dire que vous êtes déjà heureux d’y jouer ?

J’ai beaucoup plus d’ambition. Je ne veux pas être en NBA juste pour y être. Je veux y performer. Ce n’est qu’un début et j’aspire encore à mieux.

Vous disiez être aujourd’hui un meilleur joueur. A quel niveau avez-vous progressé ?

Sur plein de choses. Déjà, défensivement, j’ai fait d’énormes progrès. Offensivement aussi même si j’ai très mal débuté la saison ce qui fait que ça ne se voit pas forcément dans les chiffres, mais j’ai bien progressé. Egalement sur le rôle de meneur. En fin de saison, j’ai eu plus de minutes et j’ai montré cette capacité à être beaucoup plus efficace que l’année dernière. J’étais plus confortable dans ma manière de jouer et j’ai pu montrer ce que j’avais travaillé durant l’été avec notamment quelques tirs en step back, des flotteurs, terminer main gauche. J’ai vraiment fait d’énormes progrès.

Quel est votre pronostic pour le titre NBA ?

J’aime vraiment bien Milwaukee et Phoenix. Je vois bien un remake de la finale de l’an dernier avec cette fois une victoire de Phoenix.

Qui est votre MVP cette saison ?

Jokic. Ce qu’il a fait cette saison avec tous les joueurs blessés, c’est impressionnant.

Théo Maledon attend le grand jour avec les Bleus

Etes-vous disponible pour l’équipe de France pour l’Euro en septembre ?

Si je suis appelé, je répondrais présent. J’adorerai en être !

Vous aviez zappé les JO pour travailler en vue de votre deuxième saison NBA…

C’était un peu une obligation du fait que je n’avais vraiment pas fait d’été avec OKC (en raison du Covid, Ndlr). C’était donc une nécessité pour me donner toutes les chances de réussir en NBA. J’avais néanmoins dit que si j’étais appelé pour les compétitions futures avec l’équipe de France, je répondrai présent.

N’avez-vous pas regretté en voyant les Bleus décrocher l’argent aux JO ?

Non, mais j’étais très content pour eux, ils l’ont mérité. Ça me donne encore plus de motivation au moment où je retrouverai l’équipe pour aller chercher la même chose.

Vous avez joué à l’ASVEL. Victor Wembanyama est annoncé numéro un de la draft en 2023. Parle-t-on de lui aux États-Unis ?

Il fait le buzz partout. Être numéro 1 de la draft, ce serait énorme. Je serais content pour lui. Ce serait sympa qu’il vienne à OKC, mais ce n’est pas moi qui décide (rires).

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