samedi 28 janvier 2023

Tristan Tedder (USAP) : « Si l’Équipe de France m’appelle, je ne dirai pas non »

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Arnaud Bertrande
Arnaud Bertrande
Rédacteur en chef — Pole Sport Lafont presse

A l’USAP depuis 2021, l’ouvreur sud-africain Tristan Tedder (26 ans) croulait sous les offres (castres, toulon, stade français…). L’ancien toulousain jouera finalement pour le racing 92 la saison prochaine. Il pourra retrouver sa compagne qui travaille en région parisienne. Entretien réalisé pour Rugby Magazine et Le Quotidien du Sport.

A titre personnel, ça se passe très bien cette saison. Vous aviez l’étiquette d’éternel espoir. Là, vous concrétisez enfin.

J’étais plus attendu aussi parce que Melvyn (Jaminet) est parti. C’était à moi de prendre mes responsabilités, mais pas que moi car le rugby se joue à 15 et même à 23 aujourd’hui. Je les prends et je suis content, mais pas complètement satisfait en raison de notre début de saison. Personnellement, je peux encore m’améliorer et grandir.

La place de meilleur réalisateur du Top 14 est-elle un objectif ?

En tant que buteur, on a toujours envie de finir la saison avec le plus de points possibles. Après, je n’y pense pas trop car si on compare les points marqués de Perpignan par rapport au Racing ou Toulouse, on n’est pas au même niveau, ces équipes ont plus de réussite en attaque donc le buteur a plus de chances de taper des pénalités ou des transformations. Ça m’intéresse néanmoins, mais je vais d’abord tout faire pour faire gagner l’équipe, c’est plus important que de finir meilleur réalisateur.

Toulouse vous a prêté deux fois à Bayonne puis Béziers, avant que vous ne quittiez le club en 2021 en manque de temps de jeu. Est-ce une revanche aujourd’hui ?

Je ne suis pas revanchard. On a fait la paix avec Toulouse. J’ai de très bonnes relations avec tous les joueurs. A l’époque, je ne pense pas que j’étais la meilleure option. Il faut le reconnaître, je n’étais pas au niveau, pas en confiance.

« On a fait la paix avec Toulouse »

Etiez-vous aussi philosophe en 2020 quand Toulouse a fait jouer Kolbe en 10 contre le Racing alors que vous étiez le seul ouvreur de formation…

(sourire) Forcément, on prend une claque, ça atteint notre confiance, mais c’est comme ça. Cheslin avait du reste fait un match énorme.

En tant que Sud-Africain espérez-vous encore être appelé avec les Boks ou rêvez-vous secrètement de l’équipe de France ?

Il y a de très bons joueurs en équipe de France et à mon poste. Si j’avais quelques espoirs, c’est donc rappé car il y a de « vrais » Français à mon poste qui sont vraiment bons. Concernant l’Afrique du Sud, en étant en France, c’est compliqué. Ils veulent privilégier les joueurs évoluant en Afrique du Sud pour les garder au pays. Je peux le comprendre et je veux juste être bon en club, tout donner et si l’occasion se présente je ne dirai pas non.

Les Boks ont des problèmes de buteur. Y croyez-vous encore pour la Coupe du monde?

(rires) J’ai encore quelques espoirs même si, après la tournée d’automne, ils ont trouvé deux bons numéros 10 pour remplacer Pollard qui est blessé.

Avez-vous fait les démarches pour obtenir la nationalité française ?

Non. J’ai toujours mon passeport sud-africain. Mais je suis en France depuis mal d’années et si l’équipe de France m’appelle, même si ça se réfléchit, je ne dirai pas non.

Des clubs sud-africains jouent cette année en Coupes d’Europe. Comprenez-vous que ça ne plaise pas à tout le monde ?

Normalement, ça devrait rester entre équipes européennes. On ne peut donc plus appeler ça la Coupe d’Europe. Ça peut néanmoins être une bonne chose sur le niveau de jeu de ne pas toujours affronter les mêmes équipes.

Pour votre dernière saison à l’USAP, vous devez avoir à cœur de laisser le club en Top 14 ?

Forcément ! Même avant mon avenir personnel, l’objectif était le maintien. On va tout faire, comme on l’a fait la saison dernière, pour se maintenir et pour laisser le club en Top 14.

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