samedi 26 novembre 2022

Yoan Tanga (Stade Rochelais) : « O’Gara est le coach qui me correspond »

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Le 3ème ligne Yoan Tanga (25 ans), passé du Racing au Stade Rochelais à l’intersaison, nourrit une passion pour la musique et le gospel. 

Pourquoi avoir décidé de quitter le Racing pour La Rochelle ?

J’étais en fin de contrat. J’ai choisi La Rochelle car ce projet fait sens aujourd’hui dans ma carrière. L’ambition du club m’a tout de suite plu. Rejoindre La Rochelle représente pour moi un nouveau défi et, à ce stade de ma carrière, j’étais à la recherche d’un challenge comme celui-ci. 

Le fait que Ronan O’Gara ait entraîné le Racing a-t-il compté ?

Je ne connaissais pas le coach O’Gara avant de rejoindre La Rochelle puisqu’il ne m’a pas coaché au Racing. Mais je me suis renseigné auprès de joueurs, ils m’ont décrit sa manière de travailler, quel type de coach il était. Ce qu’on m’a dit de lui et de sa méthode de travail correspondait ce que je souhaite à l’heure actuelle.

A seulement 25 ans, vous arrivez dans un club très ambitieux. Comment se fait-on sa place dans un effectif aussi fourni ?

Le plus important, c’est d’être soi-même. Je suis ambitieux tout comme le club. J’ai envie d’être utile à l’équipe sur le terrain et en-dehors, pour emmener le club là où il doit être. 

Gourdon, Liebenberg ou encore Victor Vito sont parmi vos prédécesseurs sur la 3ème ligne rochelaise. Ressentez-vous une certaine pression ? 

Pas du tout, ce sont effectivement trois super joueurs, mais je ne viens pas pour remplacer les trois à moi tout seul ! (rires) Et puis je veux apporter quelque chose de différent car on est aussi des joueurs différents. Je viens pour faire du Yoan Tanga pas du Gourdon ou du Victor Vito. 

« Je joue du piano. Je me suis aussi mis à la guitare basse et à la batterie » 

Vous allez jouer aux côtés de Grégory Alldritt, joueur cadre du XV de France. Que peut vous apporter cette association ?

On s’est vus pour la première fois lors du dernier Tournoi des Six Nations. Je m’entends aussi bien avec lui qu’avec le reste du groupe. J’ai été super bien accueilli. Grégory a beaucoup d’expérience comme beaucoup de joueurs de l’équipe et je veux être au niveau. Je ne veux pas faire tache (sic). Donc je pense que lui comme les autres peuvent me motiver afin de progresser et de vite me mettre à leur niveau. 

La saison passée, vous avez découvert le maillot du XV de France pour des tests internationaux au Japon. Jouer la Coupe du monde est-il un objectif ? 

Quand on a goûté au maillot de l’équipe de France, on ne veut pas le lâcher. Donc oui, la Coupe du monde est un objectif, mais c’est un objectif pour tous les Français évoluant fréquemment dans le Top 14 ou un autre grand championnat, donc la compétition est rude. Mais je veux d’abord réussir mes débuts avec La Rochelle et faire une bonne saison. 

D’où vous vient cette passion pour la musique ?

J’ai commencé la musique à 11 ou 12 ans grâce à mon père. Il souhaitait que je puisse jouer du piano avec lui, donc j’ai commencé à jouer du piano à l’église et puis, par la suite, j’ai pu découvrir d’autres instruments. Aujourd’hui, je ne passe plus une journée sans écouter ou jouer de la musique. Et je joue donc du piano, mais je me suis aussi mis à jouer un peu de guitare basse et de batterie. 

Le gospel est également très important pour vous.

C’est la musique dans laquelle j’ai baigné depuis tout petit et, jusqu’à maintenant, j’écoute encore majoritairement du gospel. C’est la musique que j’aime et celle que je préfère jouer. 

Quels sont vos artistes préférés ? 

Ce sont tous des grands artistes de gospel, bien sûr Marvin Sapp ou bien encore Kirk Franklin, mais aussi mon cousin Jonathan Gambela. Personnellement, je ne chante pas trop et je ne me risquerais encore moins à essayer de faire ce qu’ils font, chacun a son domaine d’expertise. 

Propos recueillis par Fañch Tessier-Merhand

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