vendredi 14 juin 2024

2019-2023 : 4 années de galères pour les entraîneurs de l’OL

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L’Olympique Lyonnais a mis fin aux fonctions de Laurent Blanc après onze mois sur le banc du septuple champion de France. Une fin d’histoire par la petite porte mais sans conflit entre l’ancien sélectionneur des Bleus et l’OL. Laurent Blanc quitte le navire en laissant les partenaires de Lacazette à la dernière place.

Il y a des clubs qui ont bien du mal à se remettre la tête à l’endroit. Voilà que juin 2019 pointe le bout de son nez. Bruno Genesio annonce qu’il quitte l’OL, après 3 ans et demi à la tête de son club de coeur. Alors que tout indiquai que l’entraîneur lyonnais aurait du prolonger, c’est finalement les supporters qui ont eu sa tête.

Bruno Genesio ne doute pas une seconde qu’il enclenche, avec son départ, le déclin de l’OL. Il n’en est bien entendu pas le fautif, mais son départ forcé, alors que JMA voulait le prolonger (c’est du moins ce qu’il dira) entraîne la chute lente et progressive de l’OL.

Depuis, en l’espace de 4 ans, 4 entraîneurs vont se succéder sur le banc de l’Olympique Lyonnais. 4 entraîneurs au style différent ; 4 entraîneurs qui ont tous échoué à faire progresser les Gones vers l’objectif Ligue des Champions.

Bien entendu, il y a quelques parenthèses heureuses pour l’Olympique Lyonnais. Trop brèves toutefois pour un club aussi prestigieux. Retour sur 4 ans de galère pour les entraîneurs de l’OL.

Sylvinho : le premier entraîneur étranger de l’OL, mais aussi celui au mandat le plus court

Sylvinho arrive à Lyon avec un Cv très léger mais le club, sous le conseil de Juninho (qui accepte le poste de Directeur Sportif sous condition de choisir l’entraîneur) tente le coup. Pour la première fois de son histoire, l’Olympique Lyonnais compte sur un entraîneur étranger, pour se qualifier de nouveau en Ligue des Champions. Lyon mise alors sur Sylvinho qui suit l’ancienne gloire de l’OL.

Sylvinho est un homme pugnace, qui suscite très vite une certaine admiration pour son plan de jeu et son énergie. Les entraînements sont intenses et la philosophie de jeu séduit, avec des transitions très rapides. Le début de championnat donne raison à l’OL. Lyon explose l’AS Monaco et Angers sur le score de 3-0 et 6-1.

On pense que l’OL est lancé pour une superbe saison mais, dès le troisième match, la machine se grippe. La défaite à Montpellier casse la dynamique de l’OL et pousse Sylvinho dans un contexte difficile.

Les débuts en Ligue des Champions sont ratés globalement. Même si, le nul contre le Zenit donne quelques motifs d’espoirs. Cependant, Lyon se met en difficulté en championnat et surtout, s’incline à Saint-Etienne, lors de la 8ème journée. Ce sera la défaite fatale pour JMA qui licencie le Brésilien. Pourtant, il avait auparavant sauvé sa tête avec une victoire à Leipzig (2-0).

Rudi Garcia a plus de mal à convaincre les supporters que Juninho

Rudi Garcia succède à Sylvinho en Octobre 2019. L’ancien entraîneur de Lille et de la Roma, était sans club après son passage contrasté à l’OM. On apprend dans le même temps que Laurent Blanc avait été sondé par Lyon. Aulas préférait la solution Laurent Blanc alors que Juninho, le directeur sportif milite pour Rudi Garcia, plus convaincant.

L’ancien entraîneur de l’OM est donc choisi pour prendre la tête du septuple champion de France. Sa nomination suscite une défiance digne de celle vécue par Bruno Genesio quelques mois plus tôt. il faut dire que les supporters lyonnais n’oublient pas les mots critiques envers l’OL, par celui qui était sur le banc de l’OM, quelques mois au paravant.

Mais il parvient à redresser la barre et provoque l’apaisement des tribunes. Lyon est même qualifié en 1/8ème de finale de la Ligue des Champions, en éliminant la Juventus, ce qui lui ouvre la porte du final 8 de Lisbonne, organisé à la hâte en plein COVID. Puis Garcia remporte le derby contre Saint-Etienne avant que la saison ne soit arrêtée, laissant l’OL à une 7ème place frustrante, qui prive les Gones de toutes compétitions européennes pour la saison suivante.

Mais le Final 8 est là pour donner le sourire aux supporters. L’OL brille en sortant Manchester City, avant de s’incliner en demi-finale face au Bayern (0-3) qui remporte la finale contre le PSG.

Le Final 8 ne sauvera pas Rudi Garcia longtemps

Fort de ce bilan en Ligue des Champions, JMA fait confiance à Rudi Garcia pour sa dernière année de contrat. Bien que la défiance soit toujours là, Garcia réussit son début de saison avec Lyon. Après une reprise un peu compliquée, Lucas Paqueta et Bruno Guimaraes portent l’OL, qui pointe en tête à la trêve.

Lyon tient bon jusque dans le sprint final et échoue contre Lille dans le match du titre. Lyon menait 2-0 avant d’encaisser 3 buts contre les Dogues de Galtier. Pire : l’OL lâche petit à petit et dégringole au classement. Garcia laisse l’OL une nouvelle fois à une faible 4ème place synonyme d’Europa League.

Peter Bosz sans solution

La fin de l’ère Garcia laisse place à un entraîneur qui a déjà croisé la route de l’OL en 2017. Peter Bosz avait éliminé l’OL en demi-finale de l’Europa League, avec l’Ajax. Le Hollandais remplace Rudi Garcia et prône un jeu aussi offensif que mal structuré. Problème pour Peter Bosz : Lyon ne parvient jamais à faire la différence et finit par s’enfoncer dans des schémas stériles et sans émotion.

Peter Bosz ne parvient pas à ramener l’OL en Ligue des Champions. L’OL est battue en quart de finale de la Ligue Europa par West-Ham avec une défaite lourde 3-0 à domicile. Celle de trop pour les Bad Gones qui montrent leur colère.

Lyon termine 8ème et ne sera pas européen. La deuxième saison démarre avec les mêmes problèmes pour l’OL. Malgré les retours de Lacazette et de Tolisso,, Peter Bosz n’arrive pas à faire gagner les Gones. Le match nul contre Toulouse signe la fin de l’aventure Peter Bosz du côté du Groupama Stadium.

Après deux entraîneurs étrangers sans succès, Lyon décide de revenir à un grand classique pour remplir ses objectifs. Laurent Blanc avait postulé en 2021, il arrive désormais à la tête de l’OL en 2022.

Laurent Blanc, pas à la bonne place, au bon moment

L’ancien sélectionneur de l’Equipe de France, arrive comme un pompier de service à l’OL. Et très vite Laurent Blanc remarque que le club ne va pas bien du tout. Il expliquera même avoir pensé à démissionner, quinze jours à peine après sa nomination.

C’est le premier indice d’un problème fonctionnel à l’Olympique Lyonnais. D’autant plus que le club est au coeur d’une passation de pouvoir qui va laisser des traces. Laurent Blanc résiste malgré tout aux turbulences lyonnaises et parvient à remettre à peu près l’OL à l’endroit. Problème, le successeur de Peter Bosz ne parvient jamais à se mettre dans le moule de l’Olympique Lyonnais.

Et maintenant, le pari Gennaro Gattuso ?

Arrivé au mauvais moment au mauvais endroit, il subit la vente de l’OL et la sanction rapide et implacable de la DNCG. Deux épisodes qui feront chuter le sélectionneur des Bleus après un été mouvementé (marqué par les départs de Lukeba et Barcola) et une lourde défaite contre le PSG 4-1, qui met en exergue les difficultés de l’équipe dans le jeu.

Lyon est dernier et Blanc s’en va d’un commun accord par la petite porte minuscule du Groupama Stadium. Lyon a donc cramé son 4ème entraîneur depuis Bruno Genesio et on souhaite déjà beaucoup de courage à son successeur. Gennaro Gattuso tient la corde, mais sans apporter aucune garantie de réussite.

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