mardi 25 juin 2024

Alain Carbonel : « L’impression que l’aventure continue avec Louis »

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Jean-Marc Azzola
Jean-Marc Azzola
Journaliste

Champion de France en 1987 et 1992 avec le RCT, Alain Carbonel est fier de voir son fils, Louis Carbonel, évoluer avec le club varois. Entretien, pour Le Quotidien du Sport et Rugby magazine.

Est-ce une fierté de voir Louis porter les couleurs de Toulon ?

On est surtout content pour lui. Cela nous fait plaisir. On a l’impression que l’aventure continue. Je ne ressens pas spécialement de fierté. C’est surtout à lui d’être fier de ce qu’il va et veut faire. S’il est heureux, cela nous rend heureux.

L’héritage familial est-il un avantage ou un inconvénient ?

Je pense que c’est un avantage. Quand il était petit, je ne l’ai jamais poussé à jouer au rugby. Il y est venu tout seul. On l’a accompagné. J’ai toujours essayé de lui faire gagner du temps. Connaissant par cœur le fonctionnement du club, je savais quasiment à chaque étape ce qu’il allait se passer.

Je lui expliquais certaines choses qui allaient lui arriver. Mais même en l’expliquant cela reste aléatoire et compliqué. Je lui répète souvent qu’on a plus de peines que de joies. Car si vous devez tout découvrir seul, c’est long.

Romain Ntamack est depuis tout petit très doué. Il est bien accompagné et en plus il évolue dans un effectif qui gagne. Il a les composantes d’une réussite plus rapide. D’autres montrent le bout de leur nez trois ou quatre ans plus tard car ils n’ont pas eu un cheminement aussi rectiligne.

Louis Carbonel dans les pas de Papa

Louis paie-t-il les résultats difficiles de Toulon en équipe de France ?

Je le pense et c’est un tout. Il a possiblement aussi moins de maturité. Il y a le talent de ceux qui jouent et il faut le prendre en compte. Louis ne joue pas et c’est à lui de rattraper ce retard. Il est également sur une génération magnifique de jeunes joueurs. Ils arrivent tous ensemble. Surtout à l’ouverture.

Alors qu’on a cherché pendant une dizaine d’années à ce poste… Désormais un changement de cap a été effectué par la Fédération. On a des joueurs de très grande qualité. La concurrence est très difficile. Il n’y a jamais eu autant de bons ouvreurs en France au même moment. Pas étonnant que la sélection affiche de si belles ambitions.

Comment voyez-vous votre fils progresser en club ?

A un moment donné, cela a été un peu compliqué pour lui de s’exprimer. Quand on est dans une équipe qui fonctionne à merveille, la progression est plus commode et grande.

La venue de Franck Azéma va t-elle lui faciliter les choses ?

On l’espère et on va voir. Le temps le dira. Je ne veux du mal à personne. J’espère qu’il y aura moins de soucis d’effectif dans l’équipe et qu’elle pourra mieux s’exprimer. Tout le monde aura à y gagner. Franck Azéma est un ancien trois-quarts. Il devrait

avoir une vision plus large du jeu, ce qui a souvent manqué à Toulon avec un jeu un peu trop restrictif. Cependant, l’effectif parfois le demande également. Ce n’est pas toujours évident à mettre en place, mais je ne peux me réjouir qu’enfin à Toulon un trois-quarts entraîne…

Etes-vous inquiet sportivement pour le RCT ?

On l’est toujours quand on est derrière. Mais l’effectif présent a les moyens de faire de belles choses. Il faudrait que la malchance cesse un peu. Entre les blessés, les sélectionnés, la Covid… On en a particulièrement souffert.

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