jeudi 23 septembre 2021

Alban Roussel (UBB): « Quand quelqu’un comme Urios vous appelle… »

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Frédéric Denat
Journaliste

La montée en Top 14 avec son club formateur, où il était encore sous contrat, n’a pas suffi à convaincre le jeune 2ème ligne de 22 ans. C’est bien avec l’UBB que le champion du monde U20 de 2018 a décidé de poursuivre sa carrière. Entretien pour Le Quotidien du Sport et Rugby magazine.

Que représente ce départ vers Bordeaux pour vous ?

C’est une étape importante, un choix très difficile à effectuer car j’aurais pu aussi demeurer à Perpignan pour aider le club à se maintenir en Top 14. Mais je ne veux pas avoir de regrets. Une carrière est courte et les trains ne passent pas toujours deux fois. De plus, quand quelqu’un comme Christophe Urios vous appelle, il est difficile de dire non… J’estime surtout que c’est le bon moment pour moi.

A quoi vous attendez-vous la saison prochaine en Top 14 ?

A un championnat extrêmement difficile, très long et exigeant physiquement comme mentalement, avec en plus la Coupe d’Europe à gérer. Mais je me sens prêt à relever le défi, excité à l’idée de commencer ce nouveau chapitre de ma carrière.

Une carrière qui, malgré votre jeune âge, vous a déjà beaucoup offert, des deux titres de champions de France de Pro D2 en 2018 et 2021 à la victoire en Coupe du monde U20 en 2018 !

C’est vrai, j’ai déjà vécu beaucoup de choses, c’est une chance que j’apprécie à sa juste valeur. Néanmoins, j’ai encore plein de rêves à réaliser et soulever le Bouclier de Brennus est certainement le plus beau. C’est aussi pour ça que j’ai rejoint l’UBB car je sais que c’est un club qui a aussi la même ambition.

« Avec l’UBB, on a la même ambition : soulever le Brennus ! »

Comment avez-vous vécu les deux demi-finales perdues par votre future équipe face au Stade Toulousain en Top 14 et en Coupe d’Europe ?

Je les ai vécues comme supporteur évidemment. Les deux matches se sont joués à peu de choses. Perdre deux fois, c’est dur… parce qu’ils auraient pu gagner les deux fois également sans qu’il n’y ait à redire. L’an prochain, nous aurons deux fois plus les crocs !

Avez-vous déjà pensé au match de championnat qui vous attend à Perpignan ?

Je ne l’imagine pas encore… mais je sais qu’il y aura beaucoup d’émotion parce que Aimé Giral est un endroit très particulier. Dans le rugby, c’est un monde à part qui suscite beaucoup de sentiments surtout quand vous y avez été formé. Je sais que les entraîneurs ont été déçus de ma décision, mais je sais aussi qu’ils la comprennent. Je suis parti sur une montée, c’est beau…

Dans un premier temps, dans quel domaine pensez-vous devoir le plus travailler pour répondre aux exigences du Top 14 ?

Dans le rugby moderne, lorsque vous jouez 2ème ligne, vous devez être capable de tout faire; défendre, attaquer, être performant en touche, en mêlée… Il va me falloir mettre le curseur un peu plus haut dans tous les domaines du jeu parce que tous sont aussi importants les uns que les autres.

Depuis Perpignan, quelle image aviez-vous de votre nouveau club avant de le rejoindre ?

Celle d’une équipe jeune et ambitieuse, d’un club qui ne cesse de progresser dans la hiérarchie du rugby français depuis une dizaine d’années et qui n’est plus très loin de décrocher le pompon ! Tous les ans, on sent qu’ils évoluent dans ce sens. Je me réjouis aussi de retrouver quelques joueurs que j’ai croisés avec l’équipe de France U20; Jalibert, Gimbert ou Lamothe…

C’est toujours bien d’arriver dans un club en ayant déjà des connaissances. Par rapport à Perpignan, je sais que je vais retrouver un esprit familial et une équipe soudée..

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