vendredi 19 août 2022

Antoine Frisch : « Le Munster croit en moi »

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Arnaud Bertrande
Arnaud Bertrande
Rédacteur en chef — Pole Sport Lafont presse

Seul français du championnat d’Angleterre en 2021/2022, le ¾ centre Antoine Frisch (26 ans) qui jouait encore il y a un an en Pro D2 (Rouen) et un an plus tôt en fédérale 1 (Massy) quitte Bristol après seulement une saison, direction le Munster pour trois ans.

Avez-vous été surpris d’être contacté il y a un an par un club comme Bristol alors que vous jouiez en Pro D2 à Rouen ?

Quand je suis parti du Stade Français vers 19- 20 ans, j’ai eu toujours eu comme objectif de retrouver ce niveau-là. Mais je pensais plutôt que l’opportunité viendrait de France que d’Angleterre.

Des clubs de Top 14 n’ont-ils pas essayé de vous signer ?

Certains étaient intéressés, mais ils ne se sont pas positionnés. Avec Bristol, c’était du concret et ça s’est fait très vite.

Des clubs français ne sont-ils alors pas revenus à la charge ?

Il y a eu des discussions, mais le Munster a très vite fait une proposition concrète, sur la durée.

Le Stade Français n’est pas revenu aux nouvelles ?

Il y a eu là aussi des discussions, mais pas de proposition. J’aurais vraiment adoré revenir jouer pour ce club, je ne m’en cachais pas, c’était mon rêve, je les ai même contactés moi-même directement avant de signer à Bristol et même cette saison pour leur faire part de mon souhait de revenir. Ils avaient déjà des joueurs JIFF à mon poste donc ils ne cherchaient pas. Ça se fera peut-être plus tard. Vous étiez le seul Français à évoluer cette saison en Angleterre.

Y a-t-il un désamour pour le championnat anglais ?

Le Top 14 est peut-être le meilleur championnat du monde, les joueurs français n’ont donc pas besoin de partir à l’étranger, en tout cas ils n’en ressentent pas le besoin.

Pourquoi avoir opté pour le Munster après une seule saison à Bristol ?

C’est un des plus grands clubs, un club historique, qui joue la Coupe d’Europe tous les ans. C’est un club très ambitieux. C’était le meilleur choix pour moi même si je n’avais pas non plus l’embarras du choix. J’aurais pu rester à Bristol, mais je voulais jouer la Coupe d’Europe et Bristol ne la jouera pas la saison prochaine n’ayant pas fini dans les huit premiers.

« J’ai contacté personnellement le Stade Français. C’était le club de mes rêves »

Qu’attend de vous le Munster ?

Ils avaient déjà recruté Malakai Fekitoa au poste de centre. De Allende s’en allant, ils voulaient un centre de plus dans leur rotation. Ils me voulaient vraiment et ils croient en moi.

En plus, vous avez des origines irlandaises.

Oui du côté de ma mère. Ma grand-mère est originaire de Dublin.

On parle d’ailleurs de vous pour le XV du Trèfle…

Je ne pense pas avoir encore fait ce qu’il faut en termes de performances pour être dans ce débat. Si ça doit se faire, que ce soit pour la France ou l’Irlande, ça se fera naturellement. C’est mon rêve de jouer au niveau international, c’est un objectif et je vais tout faire pour y aller.

 La première sélection qui vous convoque aura-t-elle votre préférence ?

Déjà, si j’avais le choix, ce serait incroyable. Ensuite, ce sera le cœur qui parlera. On verra le moment venu. Mon début de saison prochaine sera déterminant.

En optant pour le Munster, vous vous rapprochez aussi de la sélection irlandaise…

Ce qui est sûr, c’est que si j’avais signé en France je n’aurais pas pu jouer pour l’Irlande. Mais il y a quand même de très bons joueurs au poste de trois-quarts centre qui sont là-bas depuis plusieurs saisons.

Quels joueurs du Munster avez-vous hâte de rencontrer ?

Simon Zebo, Peter O’Mahony, Keith Earls, Conor Murray… ce sont des légendes. J’ai hâte de jouer avec des joueurs de ce calibre et un public qui se dit le meilleur public rugby du monde. Ça va être quelque chose !

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