jeudi 18 juillet 2024

Barnabé Couilloud (Grenoble) : « A Biarritz, l’atmosphère était pesant »  

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Frédéric Denat
Frédéric Denat
Journaliste

En rejoignant Grenoble pour les deux prochaines années, l’ancien demi de mêlée biarrot Barnabé Couilloud s’est rapproché de son frère ainé, le Lyonnais Baptiste, qu’il rêve de retrouver le plus vite possible en Top 14. Entretien réalisé pour Rugby Magazine et Le Quotidien du Sport.

Que retiendrez-vous de vos années au BO entre 2019 et 2023 ?

C’est à Biarritz que j’ai signé mon premier contrat professionnel, à Biarritz que j’ai joué mon premier match pro, que j’ai vraiment découvert la réalité du vrai rugby de haut niveau. Je suis arrivé à 20 ans, j’ai fait une centaine de matches de Pro D2 et de Top 14, j’ai beaucoup appris. Au moment de tourner la page, j’ai un sentiment de reconnaissance vis à vis de ce club. Mais le moment était venu de changer d’air. J’en avais besoin.

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Barnabé Couilloud voulait quitter l’atmosphère pesante du BO

Pas trop difficile de gérer et vivre toutes les vicissitudes qui ont entouré le BO depuis quatre ans ?

Il y a eu des moments difficiles, c’est vrai. Le BO est un club historique qui est suivi par de nombreux et fidèles supporteurs très attachés à son identité. C’est aussi ce qui fait la beauté et la force de ce club. Mais à force cette instabilité récurrente devenait usante.

Même si les joueurs ne vous le diront pas pour ne pas risquer de se mettre à dos certains dirigeants, même s’ils vont continuer à passer outre et à prendre du recul pour ne se consacrer qu’au sportif, l’atmosphère est pesante. Malgré ça, on a réussi de belles choses. Avec un peu plus de sérénité, il y avait la place pour en faire d’encore plus belles.

Quel moment vous a le plus marqué ?

La montée en 2021 évidemment avec des phases finales de folie. En demi-finale, on perd de six points à la 80ème minute à Vannes avant de renverser la vapeur dans les dernières secondes et de gagner. En finale, dans le derby basque qu’on remporte, l’ambiance était juste exceptionnelle. Ce fut mon premier et ça reste à l’heure actuelle mon seul derby !

Qu’est-ce qui vous a poussé vers Grenoble ?

L’envie de me retrouver au coeur d’un projet stable et ambitieux, dans un club qui aspire jouer le haut de tableau de Pro D2 pour monter en Top 14. Ils ne sont pas passés loin la saison passée, on va essayer de rester dans la même dynamique.

Pour retrouver votre frère au LOU ?

Exactement (rires) ! J’ai une revanche à prendre. Lors de notre seul match l’un contre l’autre, Lyon était venu gagner à Biarritz (5-40, 6ème journée, Ndlr) !

Pour prendre votre décision, de quel poids a pesé ce retour dans votre région natale (il est né à Lyon) ?

Plusieurs clubs m’ont contacté et j’ai bien pris le temps de réfléchir. Revenir auprès de ma famille, après en avoir été éloigné pendant quatre ans, a été un élément important, mais pas aussi déterminant que la nature du challenge sportif.

Quelle saison imaginez-vous pour Grenoble ?

Nous avons un effectif pour jouer le haut du tableau. Pour le reste, je ne vois pas ce qui se passe ailleurs, je préfère me focaliser sur notre équipe. La réalité de la Pro D2 est de plus en plus exigeante avec de plus en plus d’équipes ambitieuses. C’est un beau défi à relever.

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