samedi 2 mars 2024

Grand Prix de Las Vegas (F1) : du sport ou du spectacle ?

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Le GP de Las Vegas a été au coeur des polémiques. Sur un rythme intense voir très rude pour les organismes, la F1 et Liberty Media ont misé sur beaucoup de spectacle son et lumière, faisant couler l’argent à flot, à défaut d’un réel enthousiasme pour la compétition entre les pilotes. Un show business qui interroge après les critiques de Verstappen. Tout n’est évidemment pas à jeter loin de là.

Le fiasco de la plaque d’égout, les images exceptionnelles de la sphère. Des pilotes et des mécanos au bout du rouleau après un week-end exceptionnel par son intensité. Le GP de Las Vegas en a vu de toutes les couleurs sur les moyens déployés. Si des excès ont été notés par Verstappen et des réserves pour d’autres, ce GP est globalement une réussite. Cependant, il serait réducteur de tomber dans une joie mémorable.

Tout d’abord, une organisation chancelante avec pourtant un an de préparation. La F1 a assumé cette show mania autour de Las Vegas. Si Charles Leclerc était très excité à l’issue du week-end américain, Verstappen a fustigé une organisation uniquement pour les finances de la F1.

Le triple champion du monde n’a pas du tout apprécié la colorimétrie de la F1. Le K-O qui a régné sur la piste à l’occasion des essais libres témoigne de la fragilité d’un excès d’engagement pour le business au détriment du sport.

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Le K-O de la bouche d’égout, des pilotes qui s’endorment

C’est une catastrophe exceptionnelle qu’a vécu la F1 pour le premier jour sur le circuit de Las Vegas. Des bouches d’égout ont gêné les monoplaces dans le déroulé de la course aux premières heures de la nuit. Carlos Sainz a vu sa voiture lourdement endommagé sur son châssis.

De quoi provoquer la colère de Frédéric Vasseur qui savait que les réparations seraient lourdes et que la pénalité tomberait à cause du changement de pièces stratégiques.

Cette première journée dans la nuit américaine témoigne de la grande immaturité et du déséquilibre des organisateurs à privilégier le son, l’image et la lumière au détriment de la compétition. De longues heures d’attente ont fini par avoir raisons des mécaniciens et des pilotes qui ont repris très tard la course.

À tel point que Julien Febreau sur son compte Instagram a réalisé le service après-vente pour suivre les essais libres dans leur intégralité et reprendre le court normal de la F1.

Passé la catastrophe de ses premiers essais libres, le Grand Prix vas se dérouler sans accroc et livrer l’une des plus belle course de la saison. Quoique, Verstappen avait son mot à dire.

Verstappen tacle la F1 sur son show et le strip pour ces lignes droites

Max Verstappen n’est pas réputé pour la boucler quand il s’agit de donner son avis. Le Hollandais a fustigé dans le froid américain une organisation déplorable. Le triple champion du Monde déplore un GP uniquement pour le show et de l’argent dans les caisses de Liberty Media.

Le triple champion du Monde a marqué de sa critique l’organisation du GP de Las Vegas. Sauf que le Hollandais s’est fait prendre à son propre jeu en gagnant la course sur le terrain favori de la Red Bull : la ligne droite.

Pourtant, il ne se sentait pas du tout à l’aise face à un circuit si peu technique. De longues lignes droites et le strip n’ont pas pour autant empêché de faire le spectacle pendant la course. A ce petit jeu, Red Bull a presque été parfaite si Charles Leclerc n’avait chipé la deuxième place à Sergio Perez.

Le GP a éliminé les déboires des essais libres

Le 19 novembre, le GP de Las Vegas s’élance pour une course historique. Charles Leclerc frustré au Brésil réalisé cette fois-ci un superbe envol. Le Monégasque tient tête aux Red Bull avant de leur céder la place de leader et de second.

Ferrari revient fort sur cette fin de saison et croit le podium lui échapper. Sauf que Charles Leclerc va user de sa technique de pilotage pour en faire un avantage décisif. Le Monégasque est le meilleur sur les virages du circuit de Vegas et le prouve sur le dernier tour.

Aux prises avec Sergio Perez pour la deuxième place, le Prince de Monaco débaroule dans les rétroviseurs de la Red Bull. il s’y rapproche grâce au DRS et dépasse le Mexicain dans un virage audacieux et tout en finesse. Leclerc grille la politesse à Perez et replace Ferrari dans la course au championnat constructeur. Les longues lignes droites ont profité aux pilotes pour assurer un spectacle très réussi en piste.

À cela s’ajoute de belles images autour des emblèmes de la ville du casino. La sphère en est le parfait exemple d’illustration. Au final, tout le monde y a pris un plaisir fou jusque dans la cabine de presse.

Las Vegas, où les limites de la F1 à paillettes

Le GP de Las Vegas a connu une fin heureuse mais elle n’enlève pas tout le climat artificiel d’un sport déconnecté des enjeux du monde d’aujourd’hui. Les 20 pilotes ont dépensé des centaines de litres de carburant sans oublier une piste peu adapté au circuit de la F1. Le mal est ailleurs toutefois et il démontre toutes les anomalies d’un sport qui pourrait se couper de sa base populaire.

Le bilan du GP de Las Vegas n’est pas rouge mais il ne sera pas scintillant non plus. Alors que la F1 misait gros sur le plus glamour en matière de show et de faste. Sauf que le sport était loin d’en ressortir gagnant. Il faut dire que l’écart est bien plus petit qu’on ne le pense. La course de dimanche ayant effacé toutes les obligations marketing d’un GP hors du commun.

Sauf que pour les équipes, ce planning à marche forcé ne peut pas se reproduire. Il a usé les organismes et les paddock à un point de non retour. En témoigne les abandons et les risques pris par les voitures pendant tout le week-end. Reste que la course de dimanche est parmi l’une des plus merveilleuse de la saison en matière de show sur la piste.

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