mardi 16 juillet 2024

Jonathan Joseph à Biarritz pour le climat ou pour le rugby ? L’international anglais nous dit ses vérités

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Jean-Marc Azzola
Jean-Marc Azzola
Journaliste

Meilleur marqueur du Tournoi des Six Nations en 2015, vainqueur du Grand Chelem en 2016, le centre international anglais de 32 ans (54 sélections) est persuadé que le BO va vite faire oublier un début de saison poussif.

Après dix ans passés à Bath, vous avez décidé de signer à Biarritz. Pourquoi ?

J’ai voulu me lancer dans un nouveau challenge et découvrir une nouvelle culture. Ma fille est née il y a peu. Cette opportunité de bouger dans le Sud de la France s’est présentée. Je l’ai saisie. C’est une nouvelle expérience pour ma famille et pour moi qui me dirige progressivement vers la fin de ma carrière.

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Comment s’est noué votre transfert au BO ?

Cela s’est fait assez rapidement. On m’a fait part de l’intérêt du club. J’ai pris quelques heures pour y réfléchir.

Avec votre palmarès, n’est-ce pas une régression d’évoluer en deuxième division française ?

Venir jouer en France est quelque chose que je voulais réaliser dans ma carrière. L’offre de Biarritz s’est présentée. Je l’ai acceptée en tenant compte aussi de la question du mode de vie. Je vieillis. Venir dans le Sud de la France est une opportunité que je ne pouvais pas refuser. Je n’ai pas des dizaines d’années à jouer non plus. J’ai passé dix ans à Bath. Il était temps de relever un nouveau challenge. J’avais besoin de vivre une nouvelle expérience excitante et aller de l’avant.

Vous auriez pu peut-être gagner encore plus d’argent ailleurs…

Oui, mais, à l’instant T, avec une Premiership qui peine beaucoup financièrement, je n’avais surtout pas envie de manquer une belle opportunité.

En 2011, vous aviez disputé un match contre le BO avec les London Irish. Auriez-vous imaginé que vous vivriez un jour dans la région ?

Non et c’est complètement fou ! Cependant, même quand j’étais jeune je me disais que cela devait être un endroit cool à vivre. Je suis très heureux que cela soit arrivé.

« Les résultats vont arriver »

Espérez-vous jouer en Top 14 avec Biarritz ?

Bien sûr ! Je reste un compétiteur. J’ai toujours envie d’évoluer au plus haut niveau. Pour l’instant, nous en sommes loin, mais nous avons tout à disposition pour avoir du succès. On doit continuer à travailler dur, à croire en nous.

Comment expliquer ce début de saison si compliqué ?

Il y a pas mal de frustration. Lors de la préparation, pas mal de nouvelles recrues sont arrivées assez tardivement. Cela n’a pas facilité les choses. Cela va prendre encore un peu de temps pour trouver la bonne cohésion et les bonnes combinaisons, gommer certaines de nos faiblesses et affirmer encore davantage notre identité de jeu. On ne devient pas brillant en un claquement de doigts. Cela prend toujours un peu de temps. C’est un processus naturel et il faut l’accepter. Petit à petit, si vous faîtes les choses comme il faut, elles se mettent dans l’ordre.

Simon Mannix vient de prendre les commandes. Ce début de saison vous inquiète-til et vous fait-il regretter votre choix ?

Je ne regrette absolument pas. Le club n’est actuellement pas à sa place au classement. Mais parfois on perd un peu confiance et les résultats ne s’enchaînent pas dans le bon sens. Cela ne va pas durer éternellement. On va pousser et on peut miser sur un collectif de qualité. Les résultats vont arriver. Les fans se réjouiront de voir qu’on joue de mieux en mieux. Après Noël, on va devoir passer à la vitesse supérieure.

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1 COMMENTAIRE

  1. Comment peut on dire que le BO n’est pas à sa place au classement avec toutes ces défaites dont trois à domicile? Si c’est la faute du terrain, vivement Saint Sébastien, et si c’est à cause du recrutement tardif, c’est uniquement la faute à Aldigé et sa vente avortée. En fait, tous ces joueurs sont en vacance dans cette station balnéaire…

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