lundi 4 mars 2024

Le lycée Lakanal de Sceaux a 140 ans : « La première étape vers une carrière professionnelle »

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Arnaud Bertrande
Arnaud Bertrande
Rédacteur en chef — Pole Sport Lafont presse

Le lycée Lakanal à Sceaux dans les Hauts-de-Seine est une institution. Ils sont nombreux les internationaux français à y être passés. Manager de l’Académie Pôle Espoirs rugby, Fabien Jolfre nous guide dans le Saint des Saints qui compte cette saison 22 joueurs et 4 arbitres. Entretien pour Rugby magazine et Le Quotidien Du Sport.

C’est quoi le lycée Lakanal ?

C’est un APER, Academy pôle espoir rugby. Il y en a 25 en France. C’est la filière d’accès au niveau jeunes de la Fédération Française. C’est un pôle espoir qui regroupe les meilleurs joueurs de la région ou du moins d’une zone géographique qui est souvent liée à un club pro et ses joueurs bénéficient d’un aménagement scolaire et de semaines particulières pour pouvoir s’entraîner plus et pour pouvoir exploiter leur potentiel et essayer de performer afin d’arriver à une carrière professionnelle voire plus.

Pourquoi parle-t-on toujours de Lakanal et moins des 24 autres APER ?

Lakanal, le lycée fête ses 140 ans -, est le premier sport-études toute activité confondue qui a été mis en place en France en 1973. Pas mal de joueurs et de grands noms sont passés par Lakanal dont les deux derniers qui sont actuellement en lumière, Jonathan Danty et Cameron Woki.

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Les joueurs viennent surtout du Racing 92 et de Massy.

Les clubs pros recrutent de plus en plus tôt les meilleurs joueurs pour les mettre dans leur filière de formation. On n’a donc plus trop de joueurs qui à 16, 17 ou 18 ans n’ont pas été repérés. Ils sont déjà tous dans les grands clubs. Le Stade Français a sa propre académie et Massy et le Racing dépendent de l’académie de Lakanal.

« La première étape vers une carrière professionnelle »

Pour ces joueurs, c’est le début du professionnalisme.

C’est la première étape. Ensuite, il en reste beaucoup : arriver à signer un contrat centre de formation dans un grand club puis signer un contrat pro.

Lakanal insiste surtout sur le travail individuel alors que les joueurs travaillent le collectif dans leur club.

C’est justement cette complémentarité qui est recherchée. En pôle, on est beaucoup plus sur l’individualisation du travail, sur le travail au poste, sur déterminer les points forts, les axes d’amélioration du joueur et le faire travailler là-dessus que ce soit sur les composantes techniques, stratégiques, physiques, mentales. Le club lui, de par ses effectifs, par rapport au temps d’entraînement est beaucoup plus axé sur les aspects collectifs et compétition puisque toutes les compétitions se font en club. Les joueurs sont relâchés deux soirs par semaine pour aller en club et le week-end ils jouent avec leur club.

Outre l’aspect mental, travaillez-vous des choses nouvelles par rapport à l’évolution du rugby ?

On a des sensibilisations sur tout ce qui est dopage, commotion cérébrale. Il y a tout un travail éducatif général sur la manière d’être, de se comporter, de respecter les règles.

On parle beaucoup dans la nouvelle promotion de Valentin Hutteau comme du nouveau Antoine Dupont…

Je n’aime pas trop ces comparaisons-là. Valentin a sa propre personnalité, c’est un joueur avec ses propres qualités. Je ne suis pas sûr que ce soit une bonne chose que de le comparer à Antoine Dupont.

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