mardi 5 mars 2024

Malcolm Cazalon : « Il n’y a pas que la draft pour aller en NBA »

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Arnaud Bertrande
Arnaud Bertrande
Rédacteur en chef — Pole Sport Lafont presse

En Serbie depuis trois saisons, Malcolm Cazalon (21 ans) sait qu’il joue gros cette saison qui est sa dernière chance de s’inscrire à la draft. Une motivation plus qu’une pression pour celui qui a été appelé pour la première fois en équipe de France et qui réalise sa meilleure saison. Entretien réalisé pour France Basket et Le Quotidien du Sport.

Qu’est-ce que ça vous a fait d’être appelé en équipe de France pour la fenêtre de novembre même si c’était seulement comme partenaire d’entraînement ?

C’est un honneur. Tout basketteur rêve de porter le maillot de son équipe nationale.

Est-ce une bonne surprise de voir que Vincent Collet vous a à l’œil alors que vous jouez en Serbie ?

Bien sûr ! J’ai échangé beaucoup avec Ruddy (Nelhomme, un des adjoints de Vincent Collet, Ndlr) qui m’a dit que je pouvais être appelé. Quand il m’a annoncé que j’étais appelé, j’étais content.

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Comment jugez-vous votre évolution dans cette équipe de Mega MIS ?

J’évolue bien. Il y a eu un changement de coach. Le nouveau (Marko Barac, Ndlr) est plus adapté à mon jeu, ce qui me facilite la tâche.

Justement, quel est votre style de jeu ?

Je cours beaucoup, tout ce qui est jeu de transition, jeu sans ballon, tirs. Je suis athlétique, en défense, ça m’aide, j’ai de longs bras.

Comment avez-vous abordé cette saison importante, votre dernière chance pour être drafté ?

C’est une saison différente. Avant, avec mes agents, on se disait toujours qu’il restait encore un an. Là, on y est, mais je ne mets pas de pression. Je fais tout pour, je travaille. Si j’y arrive, tant mieux, sinon il n’y a pas que la draft pour aller en NBA, il y a plusieurs portes. C’est sûr que quand vous êtes en NBA, vous avez juste à penser à une chose : jouer au basket ! Ça fait rêver !

« Cet été, j’ai pu travailler, notamment sur mes points faibles, et ça paye »

Vous avez retiré deux fois votre nom de la draft. Est-ce difficile à vivre ?

Non. Il y a deux ans, je l’ai retiré car je pensais que j’allais revenir et faire une bonne saison. La saison d’après, je me suis blessé. Même quand je suis allé aux work-out, j’avais encore mal, c’était donc compliqué, mais je ne le vois pas comme un échec.

Quels souvenirs gardez-vous de ces workout ?

On a les feed-back des équipes qui nous disent sur quoi s’améliorer, sur quoi travailler. Ça nous met aussi dans le monde NBA, on voit comment ça se passe. J’ai pris beaucoup d’expérience.

Avec des stats en hausse, avez-vous le sentiment d’avoir franchi un palier cette saison ?

Les deux dernières saisons, je n’ai pas pu avoir de off saison, ça a été donc compliqué de travailler sur mon jeu. Là, j’ai pu le faire, j’ai pu travailler sur mes points faibles et ça paye.

Aujourd’hui, des joueurs vont en NBL pour aller en NBA. Estimez-vous toujours après trois ans en Serbie que vous avez pris la bonne décision ?

Ce n’est pas parce que beaucoup vont en NBL que c’est le meilleur choix. En tout cas, je ne regrette pas mon choix !

Etes-vous en contact avec des Français de votre génération (Hayes, Maledon…) qui sont en NBA ?

Oui, bien sûr, ce sont mes gars (sic), on parle souvent, surtout avec Killian.

Pensez-vous à la NBA tous les jours ?

Entre guillemets, c’est loin, car c’est maintenant qu’il faut que je prouve et que je joue bien. Il faut que je pense au présent et pas trop au futur. C’est le présent qui m’emmènera au futur.

Malcolm Calazon veut prouver en NBA

Si jamais vous n’étiez pas drafté, ne serait-ce pas une désillusion ?

On peut ne pas être drafté et aller quand même en NBA. Ça dépendra de ma saison.

Si vous n’aviez pas été blessé, pensez-vous que vous auriez été drafté en juin dernier ?

Oui, je pense, même si c’est facile de dire ça.

Etes-vous en contact avec Nikola Jovic, ex-Mega, qui a été drafté par Miami ?

Oui, on parle souvent. Nikola est content à Miami. Il n’a pas beaucoup de temps de jeu, mais c’est un rookie et à son poste il y a des joueurs confirmés. Il prend beaucoup d’expérience et dans les années à venir il va prendre son pied dans cette équipe.

Comment se passe votre vie en Serbie ?

Je suis à Belgrade, la capitale. Tout le monde parle anglais, c’est une ville à l’internationale. Le changement n’est pas énorme. Ce n’est pas comme si j’étais dans une ville à la culture que serbe. Je me suis bien adapté.

A quel niveau avez-vous le sentiment d’avoir franchi un palier trois ans après votre arrivée ?

Dans les détails, dans le jeu. J’ai vraiment appris les bons placements, être au bon endroit au bon moment. Les entraînements sont très différents. C’est 3h le matin, 2h ou 3h le soir. Mais c’est vraiment tactiquement que j’ai franchi un palier.

Gagner ou perdre, ce n’est pas important quand on est à Mega…

… Pas du tout ! Les gens pensent ça quand on est à Mega, mais nous on veut gagner.

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