jeudi 23 mai 2024

Nick Champion de Crespigny : « Castres sera champion ! »

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Jean-Marc Azzola
Jean-Marc Azzola
Journaliste

Enchanté par son début d’expérience au CO, Nick champion de Crespigny l’ambitieux 3ème ligne australien de 25 ans voit le club tarnais remporter le bouclier de Brennus. Entretien pour Le Quotidien du Sport et Rugby magazine.

Pouvez-vous nous parler de votre parcours ?

J’ai commencé à jouer avec les Sydney University Football Club en Australie. On a remporté le championnat trois fois de suite. J’ai ensuite passé un été avec les Melbourne Rebels. Après, je me suis entraîné avec les Waratahs. J’ai été en contact avec Pierre-Henry (Broncan). Il m’a dit qu’il y avait une opportunité de contrat professionnel à Castres. Je me suis alors décidé à venir ici.

Tom Staniforth a-t-il contribué à votre venue dans le Tarn ?

Nous sommes allés à l’école ensemble. On a joué tous les deux en Australie en National Rugby Championship. Nous avons passé du temps ensemble aussi avec les Waratahs. On est de proches amis. Il m’a dit de bonnes choses à propos du CO, que c’était un club chargé d’histoire et de succès avec une culture familiale importante.

Etes-vous satisfait par vos débuts en France ?

J’ai bien commencé la saison. J’espère continuer sur cette dynamique et apporter ma puissance physique pour encore mieux agresser en défense. J’ai cette mentalité de vouloir remporter tous les matches.

Vous aviez pourtant pris la préparation en cours de route.

J’ai beaucoup échangé avec Pierre-Henry avant de venir. J’ai étudié les stratégies en place. De sorte que je ne sois pas perdu quand j’ai intégré l’effectif. J’ai aussi parlé à Tom (Staniforth). Et je me suis bien préparé aussi en courant beaucoup, en faisant beaucoup de musculation. A Castres, les gens ont été très accueillants. PierreHenry m’a notamment beaucoup aidé. Tout cela a facilité ma transition.

« J’ai cette mentalité de vouloir remporter tous les matches »

Qu’est-ce qui vous frappe le plus dans le championnat français ?

La grande quantité de joueurs hyper talentueux. Il y a des internationaux dans toutes les équipes. Ce championnat est très physique. Si je compare à l’Australie, en France la mêlée est un secteur vraiment clé. Les gars sont très costauds. Les contacts sont hyper rudes. Il faut être davantage préparé physiquement en France.

Vous êtes polyvalent. Mais quel est votre poste de prédilection ?

Que je joue en n° 6, 7 ou 8, l’important est que je remplisse mon rôle. Peu importe où.

Quelle est l’équipe qui vous a le plus impressionné ?

Toulouse m’a énormément impressionné quand on les a joués (victoire du Stade Toulousain 410, Ndlr).

Que pensez-vous d’Antoine Dupont ?

Quand on a joué contre eux, il a été énorme. Il a confirmé son niveau contre les All Blacks. Il a prouvé qu’il était le meilleur 9 au monde.

Toulouse va-t-il être champion ?

Non car je vois Castres l’être ! J’y crois. Nous avons une très bonne équipe. On travaille dur pour rejoindre les phases finales en fin de saison. On s’améliore de semaine en semaine. Il y a beaucoup de potentiel dans notre équipe.

L’Australie ne vous manque-t-elle pas trop ?

Mon pays, ma famille, mes amis me manquent. Mais je savoure l’expérience que je suis en train de vivre en France. J’aime la culture française. La nourriture beaucoup aussi. Le déjeuner est un moment de grande sociabilité ici. J’apprécie cette passion française pour le sport. Je prends aussi des cours de français 3, 4 fois par semaine. Je m’améliore. Les gars dans l’équipe m’aident également beaucoup.

Quel est votre plan pour la suite ?

J’ai signé un an. J’aimerais rester plus longtemps en France. J’aime beaucoup le rugby pratiqué ici.

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