samedi 26 novembre 2022

Rétro PSG (2014-2018) : sous le signe de Zlatan

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Le PSG s’installe confortablement et tête de la Ligue 1. Le club de la capitale rafle tout sur son passage. La France connaît une ère sous domination parisienne. Non sans avoir quelques défauts avec cette fameuse remontada contre Barcelone.

2014 : Bis repetita pour le PSG

Le PSG conserve son titre de champion de France pour la première fois de son histoire. Il faut dire que les renforts ont été conséquents.

Edinson Cavani arrive dans la capitale avec ce statut de plus gros transfert de l’histoire de la L1 (64 millions d’euros en provenance de Naples). Marquinhos se trouve aussi dans son sillage en provenance de l’AS Rome. Laurent Blanc est à la tête de cette formation, pourtant sans avoir été le premier choix de la direction du club. Il n’empêche. Le PSG prend la tête dès la 10ème journée sans plus jamais la lâcher jusqu’au bout.

La défaite n’arrive qu’épisodiquement (trois dont une seule lors des 32 premières journées). Le trio composé de Matuidi-Verratti-Motta est particulièrement efficace. Le club monte en puissance au cours de l’exercice en enchaînant huit succès de rang entre la mi-février et le début du mois d’avril. A bien des égards cette saison-là au niveau statistique ressemble à la précédente. Avec la meilleure attaque (84 buts marqués) et la meilleure défense (23 buts pris), étant la meilleure équipe à domicile et à l’extérieur, Ibrahimovic reste encore une fois l’artificier le plus prolifique de son équipe (26 buts bien devant Gignac et Aboubakar avec 16 buts).

Le feu d’artifice Zlatan

Zlatan finit bien le travail en marquant même un but lors du dernier match à domicile avec une nette victoire contre Montpellier (4/0). Comme pour mieux rendre hommage à la star suédoise lors de sa sortie à la 62ème minute de cette 38ème journée, les supporters l’acclament. Au final le dauphin du PSG, Monaco est relégué à neuf points. Ombre au tableau une cruelle élimination en quarts-de-finale de Ligue des Champions contre Chelsea en quarts.

L’équipe parisienne manquera alors de motivation sur la fin d’exercice (4 points pris entre la 33ème et la 36ème journée). Sans que cela porte à conséquence sur l’issue finale du championnat eu égard à l’avance prise. Vient ensuite le moment de la fête. Un show dantesque est organisé. Il est la résultante de sept semaines de préparation et beaucoup d’argent d’investi (plusieurs centaines de milliers d’euros de budget) avec la mise en scène d’un superbe feu d’artifice sous forme de Tour Eiffel. Une belle manière de fêter un troisième trophée dans la saison après le Trophée des Champions ainsi que la Coupe de la Ligue.

2015 : un titre acquis dans la douleur

Si en 2013 et 2014, la messe est dite très vite par un PSG très dominateur, il n’en est rien en 2015. Les Parisiens sont vraiment obligés de s’employer jusqu’au bout pour remporter un nouveau titre.

A l’issue de la 20ème journée, le PSG n’est même pas sur le podium (4ème) ! La conséquence d’un revers cuisant à Bastia (2/4 pourtant après avoir pris les devants en menant par 2/0). A la 29ème journée, le PSG n’est toujours pas maître de son destin en championnat. Le club de la capitale est toujours devancé au classement par les Gones, après avoir arraché un nul à Gerland (1/1), qui a fait beaucoup jaser en février. Rappel des faits.

Sur le but parisien Zlatan Ibrahimovic égalise sur un penalty initialement arrêté par Anthony Lopes, puis donné à retirer au canonnier suédois. Une preuve évidente que cette équipe est sous pression. Les nerfs des joueurs sont à vifs. Comme en témoignent les propos hypers controversés de Zlatan d’Ibrahimovic contre les arbitres, faisant suite à une défaite à Bordeaux (2/3) qui fera mal à la tête:» En 15 ans je n’ai jamais vu un arbitre aussi nul dans ce pays de m…Ce pays ne mérite pas le PSG ». Mais lors des dernières échéances cruciales.

Zlatan craque à Bordeaux

Paris se reprend et garde assez de sang-froid pour enlever la décision. Le club finit sur neuf victoires d’affilée et repousse Lyon à huit points à la fin des hostilités. L’essentiel est donc acquis à savoir un titre domestique conservé et un premier quadruplé national avec le Trophée des champions ainsi que les deux Coupes. Le PSG aura pas mal souffert. Mais sa résilience aura été salvatrice. On retiendra aussi que pour la dernière rencontre au Parc des Princes contre Reims (3-2), Laurent Blanc lancera pour une dernière fois Zoumana Camara, le capitaine d’un soir, et ce à une semaine de la finale de la Coupe de France contre Auxerre, que QSI n’a pas encore remportée.

Même si la supériorité technique du club de la capitale n’a pas été constante, elle a été trop évidente. Si cette fois les feux d’artifices ne sont pas au rendez-vous, une remise de trophée avec des « Champions mon frère ! » marque les esprits. Une semaine plus tard le PSG s’impose aussi en Coupe de France. Alors des moments de souffrance, certes il y en a eu. Mais cette saison-là reste comme une des plus prolifiques de l’histoire du club en termes de trophées remportés.

2016 : une concurrence totalement étouffée

Laurent Blanc aligne un 4-3-3 qui mène un train d’enfer cette année-là. Les statistiques sont suffisamment évocatrices. L’opposition est absente des débats. Le PSG piétine ses adversaires.

Avec le plus grand nombre de points (96), un écart record avec son dauphin Lyon (31 points), 30 victoires, 2 revers dont un seul à l’extérieur, première saison du club avec plus de cent concrétisations (102), plus faible total de buts concédés (19!) c’est un vrai cavalier seul. Cette équipe à l’échelle domestique explose tout sur son passage. Le PSG aura été leader pendant 37 journées et sera sacré dès la mi-mars. En exhibition offensive lors d’une raclée infligée à Troyes (9/0), Zlatan sera une fois encore l’artificier de luxe intraitable (38 buts loin devant Lacazette avec 21 buts).

L’attaquant suédois sera aussi parfaitement servi par un passeur lui-même hors norme, Angel Di Maria (18 passes décisives dès sa première saison dans notre championnat). Paris signe un nouveau quadruplé national. Mais cette fois on sent bien que le club est entré dans une nouvelle dimension en raison de son écrasante domination dans tous les secteurs du jeu. Et si cette saison sportive reste stratosphérique, elle l’est tout autant lors des derniers moments de la saison même hors du champ de jeu. Le centre des attentions ? Zlatan Ibrahimovic bien entendu !

Le roi Zlatan en guest star

Ce champion hors catégorie n’a jamais hésité à dire qu’il était au-dessus de l’institution. Pour sa dernière au Parc des Princes contre Nantes, c’est prouvé ! La démesure va être poussée à son paroxysme. Comment ? A son entrée sur la pelouse, ses partenaires lui dressent une haie d’honneur. Ce n’est pas tout ! Dixième minute de jeu. Le temps s’arrête. La LFP a même donné son accord !

L’arbitre stoppe la rencontre pour une standing ovation au Parc des Princes. Alors s’il a battu cette saison-là le record de buts en Championnat d’un joueur du PSG, jusque -là établi par Carlos Bianchi (37), Zlatan fait absolument tout ce qu’il veut jusqu’au bout !

Au point de faire entrer ses deux fils en plein match sur la pelouse devant tous les regards ahuris. Au point aussi de décider de sortir de son proche chef pendant le temps additionnel sans être remplacé. Laurent Blanc ayant déjà fait ses trois changements. Suite à cela un énorme feu d’artifice sera de mise pour le quatrième titre de rang du PSG et de la superstar suédoise, lequel fera une dernière fois ses adieux au public parisien avant de filer vers Manchester United.

2018 le PSG reprend le pouvoir

La saison précédente le PSG subit la loi du Monaco de Jardim (à huit points), emmené par Mbappé, Falcao, Bernardo Silva et consorts. Comme quoi la « Remontada » à Barcelone en mars 2017 (en 8èmes 4/0, 1/6) aura laissé des stigmates très profondes. Cependant, le PSG remet cette saison là les pendules à l’heure en s’appuyant notamment sur une attaque particulièrement tranchante.

En l’espace d’une intersaison, QSI fait signer les deux plus grosses recrues de l’histoire à savoir Neymar et Mbappé. Unai Emery est alors aux commandes de cette armada de folie. Il a remplacé Laurent Blanc sur le banc. Là encore le PSG explose tous les compteurs en inscrivant 108 buts, son record sur une saison dont 70 à domicile. Dès l’entame du championnat, Paris ne laisse aucun répit aux autres équipes en enchaînant six victoires de rang, en ajoute neuf autres en plein hiver, avec comme superbe symbole une humiliante correction infligée à Monaco (7/1). Une sacrée revanche !

Cavani court dans tous les sens et finit meilleur buteur de la saison (28 buts devant Thauvin 22). Contre l’OM, l’Uruguayen refroidit même le Vélodrome à lui seul en catapultant un superbe coup franc à la 93ème minute (2/2), sans quoi Marseille aurait signé une victoire de prestige attendue par les Olympiens depuis novembre 2011.

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