mercredi 22 mai 2024

Tom Staniforth (Castres) : « Les statistiques ne m’intéressent pas »

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Arrivé à Castres en 2020, le 2ème ligne castrais, Tom Staniforth, a terminé meilleur plaqueur de top 14 la saison dernière. Rencontre avec l’un des chouchous du public qui a prolongé de trois ans jusqu’en 2026. Entretien pour Le Quotidien Du Sport et Rugby magazine. 

N’avez-vous pas des regrets que Castres soit passé à côté de sa finale contre Montpellier ? 

C’était ma première finale, qui plus est dans un championnat comme celui-ci. C’était une très bonne expérience pour moi. Il y avait 80 000 personnes, ce sont de très bons souvenirs. Mais le match a été très compliqué, on n’est pas rentrés dedans comme il le fallait. Montpellier a su mieux gérer la situation, c’est dommage.

Tom Staniforth change de vie pour le CO

En rejoignant Castres, vous attendiez-vous à avoir autant d’impact dans une équipe de ce calibre ?

Quand j’arrive à Castres, c’est un véritable changement de vie, de championnat, c’est beaucoup plus relevé. Après, je joue mon jeu, chaque journée, chaque semaine, je veux gagner. Le but est d’être dans le top 6. Si je suis utile pour l’équipe, c’est le principal. 

Comptez-vous récidiver cette saison en étant, de nouveau, meilleur plaqueur du championnat (276 plaquages la saison dernière) ? 

Je fais seulement mon travail, je suis et je reste focus sur ça, je ne me pose pas trop la question concernant les statistiques. Ce n’est pas quelque chose qui m’intéresse, tant que l’équipe va bien et gagne des matches, c’est le principal. 

On parle davantage des joueurs qui marquent des essais que des plaqueurs. Qu’est-ce que vous aimez dans ce rôle ingrat et y a-t-il un joueur que vous adorez plaquer ?

Comme je l’ai dit, je fais mon travail, ce n’est pas important que je sois sous la lumière des projecteurs, tant que l’équipe va bien, je vais bien. S’il y a un joueur que j’aime bien plaquer, je dirai Filipo Nakosi, parce qu’il est très difficile à plaquer. Il est petit par la taille, mais grand par le talent, il est très rapide et vif aussi. Ce n’est pas facile de le plaquer. 

« Même en cas de bouclier, je ne couperai pas mes cheveux ! » 

Pensez-vous qu’une sélection avec l’Australie notamment pour la Coupe du monde est encore envisageable pour vous ?

Je pense que ce n’est pas possible. L’Australie ne peut sélectionner que trois joueurs au même poste que moi. Je pense que je ne pourrai jamais jouer pour l’Australie, il y a trop de joueurs meilleurs que moi à mon poste, il faut être réaliste. 

Comptez-vous rester en France (il est sous contrat jusqu’en 2026, Ndlr) ou un retour en Australie est-il prévu ?

Je reste en France. Castres est une ville agréable. Même si je la trouve un peu petite, le cadre est super, je suis très bien dans l’équipe donc je ne vois pas pourquoi je partirai. 

On doit souvent vous poser la question, mais pourquoi cette coupe de cheveux ?

Qu’est-ce que tu en penses ? (rires) Moi, j’aime bien, j’ai testé et je compte encore la garder. C’est un peu atypique et on me pose souvent cette question, mais tant que moi j’aime, c’est ce qui compte. 

Est-ce cela qui fait que vous êtes l’un des chouchous du public ?

Non, je ne pense pas. Si les gens m’aiment bien, j’espère que c’est sur ce que je donne sur le terrain, pas sur mon apparence. Il est vrai que cette coupe de cheveux fait souvent rire, mais moi je veux qu’on m’aime et qu’on m’apprécie pour ce que je suis. 

Seriez-vous prêt à la couper en cas de sélection ou de Brennus ?

Pour rien au monde je ne couperai mes cheveux, quoi qu’il arrive. Je ne pense pas être sélectionné, donc cela retire déjà une option. Pour le Bouclier, j’espère le gagner, mais ça ne me fera pas couper mes cheveux. 

Propos recueillis par Théo Loffroy

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