mardi 4 octobre 2022

Transferts TOP 14 : Morgan Parra veut ramener le Stade Français vers les sommets

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Treize saisons clermontoises, 71 sélections en équipe de France et deux Boucliers de Brennus n’ont pas rassasié l’emblématique demi de mêlée. A 33 ans, Morgan Parra entend se réinventer au sein d’un Stade Français, avec qui il s’est engagé pour deux ans, en quête de leaders.

Le 5 juin, face à Montpellier, en sortant à la 66ème minute sous les applaudissements chaleureux d’un stade Marcel Michelin à l’unisson, Morgan Parra en terminait avec ses années clermontoises. A 33 ans, avec plus de 300 matches chez les Jaunards, deux titres de champion, il laissait son club en Champions Cup et pouvait se tourner vers le dernier défi de son immense carrière, peut-être le plus difficile aussi, au Stade Français.

Car le club parisien a beau disposer du plus gros budget de Top 14, sa 11ème place illustre les grandes difficultés du club du président Hans-Peter Wild à assumer ses grandes ambitions.

Le Stade Français recrute de l’expérience

Elle explique aussi les raisons du recrutement de Parra, un buteur fiable (qui a mis fin en octobre à une série record de 48 tirs au but convertis d’affilée !), un grand gestionnaire de jeu dont l’expérience et la stabilité mentale doivent permettre au collectif francilien de gagner en régularité. « Certains joueurs sont payés très cher, mais ils ne se comportent pas en professionnel » regrettait Wild dans un entretien en début d’année. Et de compter confier à Parra « un rôle important. »

Au centre d’un large recrutement, mélange de jeunesse et d’expérience (Peyreblanques, Ahmed, Ivaldi, Hirigoyen, Habl-Kuefner, Ory, Tsutskiridze…), Parra a accepté le dé-fi, un an après l’avoir refusé s’estimant, à l’époque, pas encore prêt à faire le grand saut. Ses premiers mots en témoignaient ; il n’arrivait surtout pas en préretraite dans la capitale : « J’ai vécu de très belles années à Clermont, mais j’avais envie de vivre autre chose. Le Stade Français est une nouvelle aventure, un club qui a un historique et où je viens pour apporter un maximum et retrouver le top 6 la saison prochaine. »

Il ne fait aucun doute que son engagement sera au top et qu’il constituera un relais essentiel pour le staff, Gonzalo Quesada en tête qui, en accord avec Thomas Lombard, ont été les initiateurs de cette arrivée. Alors qu’il avait une offre de prolongation de deux ans à Clermont, assortie d’une reconversion dans le staff, alors que Toulon et Toulouse (qui voulait en faire la doublure de Dupont) l’ont aussi sollicité, le finaliste de la Coupe du Monde 2011 a préféré rejoindre un club qui attend beaucoup de lui, de sa hargne, de son leadership, de sa capacité à entraîner un collectif derrière lui.

Parra pas en pré-retraite !

A bien des égards, Parra sera une sorte d’entraîneur adjoint au coeur de l’action en charge de faire appliquer les consignes du coach, garant d’un engagement total et permanent, autant de valeurs qui font terriblement défaut au Stade Français depuis son titre de champion de France 2015.

Plus que James Hall et Arthur Coville, les deux demis de mêlée de cette saison, Parra a le profil pour fédérer et offrir un supplément d’âme à sa nouvelle équipe autant qu’un rab de carrière susceptible de l’amener encore plus haut. Lorsqu’il prit sa décision de quitter Clermont en fin d’année dernière, avant même de savoir où il allait rebondir, son état d’esprit ne laissait guère de doutes quant à sa motivation :

« Je n’irai pas en pré-retraite, tranquille. Je suis en fin de carrière, mais j’ai envie d’apporter et de me donner à 100%, en découvrant un style et une mentalité différents. J’ai beaucoup réfléchi et je me suis demandé si j’avais encore l’envie de la compétition et de gagner des matches. »

Homme de parole et de conviction, au moment où Maestri, Burban et Wasea quittent le club, Parra a le profil pour s’inscrire dans la lignée des Dupuy, Galthié, Fillol et Pichot, les derniers 9 à avoir marqué le Stade Français de leur empreinte de chef.

Le journal des transferts du Stade Français

Giovanni Habel-Kueffner (3ème ligne, Pau) – Le puissant 3ème ligne était en fin de contrat à Pau. En préférant le Stade Français au Stade Toulousain, il renforce un secteur bien fourni, mais où son statut de JIFF lui offre un certain avantage.

Giorgi Tsutskiridze (3ème ligne, Aurillac) – L’international géorgien de 25 ans débarque d’Aurillac, sans expérience du Top 14, mais avec l’ambition de s’inscrire dans la durée.

Mathieu Hirigoyen (3ème ligne, Biarritz) – Sollicité par de nombreux clubs, la pépite biarrote de 23 ans, champion du monde U20, a choisi le Stade Français où un contrat de quatre ans va lui permettre de franchir un cap.

Morgan Parra (demi de mêlée, Clermont) – Le Clermontois s’offre deux années de rab à une carrière déjà bien remplie avec l’objectif de fédérer l’équipe autour de son expérience.

Stéphane Ahmed (ailier, Montauban) – Révélation montalbanaise, il n’avait pas vocation à rester plus longtemps en Pro D2. Déjà suivi par les Bleus, il a le profil pour être aussi la révélation francilienne.

Julien Ory (3ème ligne, Toulon) – Il lui restait deux années de contrat à Toulon, mais l’appel du Stade était trop fort malgré une concurrence à son poste qui va l’obliger à augmenter son niveau.

Théo Dachary (centre, Toulon) – A 25 ans, le centre du RC Toulon, blessé à un genou cette saison où il n’a joué que 3 matches, quitte la Rade pour tenter de se relancer.

Baptiste Pesenti (2ème ligne, Racing 92) – L’ancien palois arrivé au Racing en début de saison reste dans la capitale. Le 2ème ligne international de 25 ans a signé aux dernières heures, libéré à un an de la fin de son contrat.

Tom Boissy

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